Santé privée et Couillard : Comment peut-on être aussi crasse?

On est loin des premiers élus péquistes

Je pense souvent aux premiers députés et ministres péquistes. Des gens vraiment au service du monde ordinaire, du bien commun et de l’égalité des chances. Je pense, entre autres, à bien évidemment René Lévesque, mais aussi à Camille Laurin, le père de la loi 101, à Marc-André Bédard, à Jacques-Yvan Morin, à Gérald Godin, à Robert Jean et à Jacques Couture qui a quitté son siège de député et de ministre sans faire de bruit pour aller agir comme missionnaire en Afrique. Aujourd’hui, nos élus s’en vont plutôt dans des emplois lucratifs comme lobbyistes, consultants et administrateurs dans le privé qui les accueille avec empressement et loyauté en signe de remerciement pour les services rendus durant leur service politique. Il faut aussi parler en bien de Pierre Bourgeault, qui a été lié de près au PQ (entre autres comme conseiller de Jacques Parizeau).

Place dorénavant aux opportunistes

De nos jours, la mode pour nos ministres et premiers ministres est d’accepter de beaux et bons emplois dans le privé, comme l’ont fait, entre autres, Brian Mulroney, Lucien Bouchard, Jean Charest, Pierre-Marc Johnson et bien évidemment l’arriviste par excellence Philippe Couillard, pour qui l’intérêt particulier de certains et le bien privé de d’autres éraient beaucoup plus importants que l’intérêt public et le bien commun. On se souvient hélas trop bien de ses mesures d’austérité qui ont fini par saccager nos services publics, déjà ratatinés, appliquées avec fébrilité et fidélité par se lâches matamores (Anglade, Coiteux, Leitao, Barrette et cie) afin de livrer la marchandise aux commanditaires. Eux en retour, n’étant pas des ingrats, ont inondé le parti libéral du Québec de millions de dollars sous forme de pots-de-vin et de corruption érigée en système. Oui, le PLQ, a mis le Québec sur la «map» car, selon la revue Maclean, le Québec était de loin la province la plus corrompue au Canada.

Philippe Couillard, une personne prête à toute pour….

Avant 2003, Philippe Couillard était un ardent défenseur de notre système de santé publique et un fougueux adversaire du patronat, de Mario Dumont de l’Action démocratique du Québec (ADQ), de nombreux chroniqueurs et universitaires commandités qui prêchaient pour la santé privée. Je vous invite à lire l’opinion du neurochirurgien Philippe Couillard (qui, comme service aux pays pauvres, a été pratiqué en Arabie saoudite, un pays tellement démocratique) parue dans La Presse du 5 novembre 2002 dans laquelle il en profite pour ramasser l’ADQ du sublime arriviste Mario Dumont qui militait énergiquement pour la privatisation de plusieurs services publics et d’instruments collectifs (Hydro-Québec et la SAQ) et, bien évidemment, de la santé : «Rêve éveillé ou histoire d’horreur? L’ADQ (prônant la santé privée), ce n’est rien d’autre que le Crédit social des années 2000».

Santé privée : les premiers ministres libéraux et péquistes préparent le buffet

On savait le lobbyiste Jean Charest être un chaud partisan de tout ce qui est privé afin de se faire repêcher par les grosses compagnies après sa carrière politique et afin de financer son parti politique. Déjà en 1998, reprenant le discours des affairistes, le frisé de Sherbrooke s’exclamait : «Jean Charest est favorable à la privatisation des soins de santé» (La Presse, 18 avril 1998). Après Charest, il y a eu les premiers ministres péquistes très progressistes (du moins en apparence) qui vous ont martelé que la santé privée allait être bénéfique pour le monde ordinaire en ce qu’il fallait désengorger le système de santé publique : «Lucien Bouchard ouvre le débat (débat à huit clos s’entend. Vous pouviez débattre mais son idée était faite) sur la création d’un réseau de santé privée» et «Santé : Parizeau et Johnson sont favorables au privé» (Le Journal de Montréal, 6 août 2004 et Le Devoir, 10 décembre 2005). Félicitations à ces visionnaires modernes, car aujourd’hui c’est au Québec que l’on retrouve le plus de santé privée.

Pour la santé privée, malgré les mensonges répétés

La démocratie au Québec et au Canada n’est qu’une vue de l’esprit. Malgré tout, certains croient très fort aux assises démocratiques au pays et sont même prêts à envoyer nos jeunes soldats se battent et mourir à l’étranger au nom de leur démocratie et de la liberté. C’est ce les Américains ont fait en Irak et au Vietnam.

Que la santé privée allait améliorer et relaxer le système de santé était un grossier mensonge, qu’ils savaient déjà très bien, mais l’important était de desservir l’intérêt privé et d’honorer le bien lucratif privé pour qui la santé deviendrait une marchandise comme vendre des crottes de fromage. Regardez notre système public aujourd’hui : parmi les pires urgences en Occident, attente de deux ans avant d’avoir la possibilité d’obtenir un médecin de famille ou d’être opéré. Aie, c’était pourtant simple à comprendre : impossible de désengorger le système public avec le même nombre de médecins déjà en pénurie au Québec. Alors ce qui devait arriver arriva : le privé est venu chercher des médecins du public, ce qui a empiré les choses. En même temps, le syndicat des docteurs refusait d’admettre au Québec des médecins étrangers et de déléguer des tâches aux infirmières, aux superinfirmières et aux pharmaciens. Il faut protéger notre chasse gardée!

Ah oui, j’oubliais : Couillard est un transfuge et se retourne sur un 10 cennes

Ah oui, par intérêt personnel et pour favorise la classe privilégiée, Philippe Couillard décida, un jour comme ça, de revirer sa veste de bord et de faire activement la promotion du système de santé privée. Comment ne pas détester ce genre d’individu? Dites-moi le : «La santé est dans le privé. Philippe Couillard plaide pour une plus grande ouverture au secteur privé» (Le Devoir, 10 décembre 2008). Menteur émérite, il a aussi largué cette infamie : «Santé : le privé au service du public, selon Couillard» (Le Devoir, 9 août 2007).

Dégueulasse en plus de ça

En 2008, Couillard quitte la politique pour justement aller travailler dans les cliniques de santé privée Medisys détenues par un fonds d’investissement spéculatif privé, Persistence Cappital Partners» (La Presse, 18 août 2008). Couillard pouvait bien militer pour le privé en santé.

Une vraie racaille

Avant de quitter la politique en 2008, à titre de ministre libéral de la Santé, afin de se joindre à une firme de santé privée, alors Philippe Couillard a continué de magouiller : «Couillard avait élargi la voie au privé juste avant de démissionner» (La Presse, 20 août 2008). Selon moi, ça mériterait la prison. Et Philippe n’avait pas fini de nous surprendre dans sa petitesse : «Ministre, il cherchait un emploi. Contrairement à ce qu’il prétendait, Philippe Couillard avait un contrat en poche avec Persitance Capital Partners avant de démissionner» (Le Devoir, 18 mars 2009). Et dire que par après il est revenu en politique et que vous l’avez élu…

La santé privée, c’est bon pour qui?

Cet article est à lire, durant des moments de détentes : «Cliniques médicales privée : affaires en or pour investisseurs (et sans risque et peu imposable)» (La Presse, 5 juin 2013). La santé privée attire les profiteurs, même des transnationales étrangères comme Walmart. Walmart dans le domaine de la santé, c’est tellement merveilleux : «Walmart veut ouvrir plus de cliniques médicales (et de pharmacies) au Québec. La multinationale espère percer ce juteux marché dans la province» (Le Journal de Montréal, 20 février 2011). Quitte à faire mourir du monde, l’important est de stimuler les ventes : «La justice américaine accuse Walmart d’avoir alimenté la crise des opiacés» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Mais n’oubliez pas ceci : c’est deux ans dans le public contre deux jours dans le privé pour ceux qui en ont les moyens.

La présidente d’Hydro : administratrice de banque et ex de Gaz Métro

https://www.energir.com/

Gaz Métro un importateur de gaz de schiste

Vous le savez, notre nouvelle présidente d’Hydro-Québec provient de Gaz Métro (devenue Énergir en 2017, un nom plus poétique et plus écolo) dont elle était présidente. Gaz Métro, anciennement détenue par Hydro-Québec et par la Caisse de dépôt, est uniquement un importateur de gaz naturel souvent obtenu par voie très polluante de fracturation (gaz de schiste). Madame Sophie Brochu a été nommée par la CAQ, au mois d’avril 2020, présidente d’Hydro-Québec, à une rémunération globale d’environ un million de dollars par année, même si elle n’avait aucune expérience dans le domaine de l’électricité et qu’elle avait dirigé une entreprise moins importante que Hydro-Québec. Présider une entreprise importante de gaz naturel à but lucratif et très subventionnée n’est pas du tout la même chose que de gérer un instrument collectif et un bien public comme Hydro-Québec. Enfin, il me semble? Tout de même bizarre, Gaz Métro, une entreprise privée rentable, est subventionnée par nos gouvernements à coups de millions de dollars en fonds publics chaque année pour construire ses gazoducs mais jamais Hydro-Québec pour agrandir son réseau même si l’électricité est une ressource nettement plus écologique que le gaz naturel, qui ne l’est pas, malgré les prétentions des boss de Gaz Métro, de Philippe Couillard et de François Legault. Nos gouvernements siphonnent allègrement Hydro-Québec et subventionnent généreusement ses concurrents privés comme Gaz Métro. Il faudrait m’expliquer?: «Pour la première fois, Hydro-Québec sera dirigée par une femme» (Le Journal de Montréal, 1er avril 2020).

Administratrice à la Montreal Bank pour arrondir ses fins de mois

En même temps qu’elle travaille à plein temps chez Hydro-Québec à un salaire de misère d’environ un million de dollars l’an, madame Brochu est aussi administratrice à la Banque de Montréal (BMO). Selon ses dires, elle encaissera en 2021 221 000$ en plus de se voir gratifiée de nombreuses options d’achats d’actions de la banque qui lui permettra d’acheter à très bas prix des actions de l’institution financière, dont la moitié des gains ne sont pas imposables : «Une exemption payante pour la PDG d’Hydro» (Le Journal de Montréal, 8 avril 2021).

C’est bon à mettre sur un c.v.

Siéger au conseil d’administration d’une banque, comme le font beaucoup d’ex-politiciens, est une belle et riche expérience qu’elle a prétendue et qui l’aide dans son travail. Il faudrait me dire comment ça peut être bénéfique dans l’exécution de son travail de patronne chez Hydro-Québec? Il faut savoir que nos banques canadiennes sont loin d’être des modèles de responsabilité sociale, elles qui détournent beaucoup d’argent dans les paradis fiscaux notoires, où elles ont des filiales et qui nous chargent de gros intérêts sur leurs cartes de crédit (Chargex et Master Card), de gros frais bancaires et qui réalisent des profits records chaque année (même durant la pandémie) du fait qu’elles forment un oligopole au Canada. Je suppose que siéger au conseil d’administration d’une banque est faire preuve de service à la collectivité, encore plus que siéger bénévolement au c.a. d’une organisation communautaire de petite envergure. Ça fait moins «glamour».

221 000$ et plus pour 9 jours de travail

Madame Brochu dit consacrer seulement 9 jours par an à sa tâche d’administratrice à la BMO. Ah oui, elle exécute ses tâches administratives le soir et les fins de semaine qu’elle nous a dit. 221 000$, au minimum, sans compter les options d’achats d’actions qui lui sont gratuitement octroyées pour 9 jours de travail l’an, c’est plus de 5 fois le salaire annuel d’un travailler ordinaire. Oui, Québec solidaire a raison : elle devrait démissionner de son poste d’administratrice à la BMO, elle qui fait déjà 1 million de dollars l’an chez Hydro-Québec. Dans la hiérarchie des valeurs sociales, les banques viennent au bas de la liste. Mais madame Brochu va poursuivre son travail «humanitaire» à la Banque parce que c’est pour elle un bon «sideline» payant et que ça lui permet d’entretenir ses contacts avec des gens importants du privé et de protéger ses arrières. En passant, la nomination au conseil d’administration de firmes privées est une affaire de copinage entre amis. Ce n’est pas du tout démocratique où l’on afficherait le poste qui serait ouvert à tous et dont le candidat retenu le serait en fonction de ses compétences. C’est un club privé où l’on nomme des personnes qui seront fidèles aux membres de la haute direction. Avez-vous déjà entendu de gros désaccords au sein des membres de tout conseil d’administration? Cela dit, tout de la véritable nature de club sélect.

Ça aide à restaurer la confiance du peuple envers les institutions privées

Oui, siéger au c.a. de la Montreal Bank permet de restaurer, comme elle l’a dit en 2017, la confiance à l’endroit des institutions : «Populisme. Sophie Brochu invite dirigeants et investisseurs (comme les banques) à modifier leur approche. La p.d.g. de Gaz Métro estime qu’il faut restaurer la confiance à l’endroit des institutions (privées)» (Le Devoir, 14 février 2017). Un cas pratico pratique de parler pour rien dire et pour enjoliver son image. Je suppose que c’est ainsi qu’elle en est venue à modifier son approche personnelle en siégeant comme administratrice à la BMO et que c’est de cette façon que l’on va restaurer la confiance du monde ordinaire à l’endroit des institutions privées et des dirigeants d’entreprises?

La CAQ ment afin de subventionner la pollution

Mettons les choses au clair tout de suite afin de contrecarrer les mensonges ou, à tout le moins, les demi-vérités véhiculées tant par les caquistes que les libéraux enrégimentés à certains pouvoirs économiques privés : «Changements climatiques. Le gaz naturel (encore plus le gaz de schiste obtenu par fracturation) ne serait pas une énergie de transition viable. Un scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) se prononce contre l’utilisation de cette ressource promue par le gouvernement Couillard (et par celui de Legault)» (Le Devoir, 6 septembre 2017). Même qu’en 2010, l’Agence internationale de l’énergie signalait que : «Le gaz naturel n’est pas une panacée. Il faut plutôt viser une décarbonisation de l’énergie» (Les Affaires, 24 septembre 2010).  

Cela n’a pas empêché Sophie Brochu, alors présidente de Gaz Métro (devenu Énergir en 2017), de nous présenter un vidéo cul-cul qui «présente des éoliennes, des volées d’oiseaux (qui vont nicher sur des usines de liquéfaction du gaz), des enfants (qui jouent sur des gazoducs), un ciel étoilé (au-dessous des immenses bateaux naviguant au milieu de joyeux béllugas) et des panneaux solaires (qui devrait remplacer justement le gaz de schiste)» (Le Devoir, 30 novembre 2017). Ah que j’aurais aimé voir ce vidéo mis en ligne sur Youtube afin de verser quelques larmes de joie.

La création de richesse en subventionnant le gaz importé

Où est la création de richesse collective (plus pour certains, s’entend), thème racoleur chéri de nos gouvernements, lorsqu’ils décident, sous l’impulsion des arguments pragmatiques de leurs aimables lobbyistes, à verser, à même l’argent du peuple, des millions de dollars en subventions publiques à Gaz Métro, qui est un importateur de gaz naturel. Ainsi, ils baissent artificiellement le prix du gaz vendu à leurs clients et enrichissent leurs actionnaires. Il ne faut pas oublier aussi que Gaz Métro est un concurrent direct de notre société à propriété collective, Hydro-Québec.

Par ici la bonne soupe du temps des libéraux : «Gaz Métro financé par le Fonds vert (tout à fait ridicule). Une aide de 20 millions octroyée par le PLQ lui permettra d’étendre son réseau de distribution par gazoducs (afin de mieux concurrencer Hydro qui a de gros surplus d’énergie)» (Le Devoir, 19 juillet 2017). Le Fonds vert, alimenté par les contribuables via les taxes additionnelles sur l’essence, servent donc à financer les gazoducs de Gaz Métro. La belle affaire! Et la CAQ, aussi pire que le PLQ : «Environnement. 10,6 millions$ pour l’équivalent du retrait de 75 véhicules des routes (ça revient à 141 333$ par char). La CAQ défend (niaiseusement) le financement (public) d’un tronçon de gazoduc d’Énergir affirmant (faussement) qu’il s’inscrit dans une perspective de (pseudo) transition énergétique» (Le Devoir, 3 mars 2021). Et ce n’est pas fini : «En plus, une autre subvention de 20 millions de dollars doit aider Gaz Métro à développer des projets d’approvisionnement dans les régions nordiques (construction de d’autres gazoducs» (Le Devoir, 26 mars 2021). Je vous le dis, on est gouverné par des représentants de commerce. Gaz Métro «verte», ce qui ne l’a pas empêché de condamner le protocole de Kyoto (La Presse, 20 novembre 2002), de remettre en question le rôle d’Hydro (Les Affaires, 20 octobre 2001) pour permettre à Gaz Métro de «s’ouvrir à une diversification dans l’hydroélectricité qu’avait dit Sophie Brochu en 2007» (Les Affaires, 10 février 2007). Ding, dong!

Après l’exode des «cerveaux» vint la pénurie de travailleurs

 Les combats du Journal de Montréal et du monde patronal

Il faut bien le dire en toute franchise mais avec respect, car il n’y a rien de pire que l’hypocrisie, la négation ou l’indifférence face aux mensonges véhiculés par les médias d’information et par la classe dominante. J’espère qu’au Journal de Montréal ils vont apprécier mes remarques et que Mario Dumont va enfin m’inviter à commenter à son… pardon, à ses émissions et ses tribunes à LCN, TVA, Qubradio, le Journal de Montréal et celui de Québec, etc. Ça ferait tellement plaisir à ma mère et ça signifierait pour moi la réussite de ma vie.

Dans mes vieux dossiers d’articles de journaux, j’ai ressorti tous les volumineux dossiers médiatiques rédigés par les journalistes «professionnels» du Journal de Montréal, relatant leurs héroïques combats, et qui relayaient parfaitement ceux du patronat, comme ceux menés depuis l’an 2000 sur l’obligation et l’urgence de s’attaquer à la dette publique du Québec, à l’exode massif de nos cerveaux, aux déficits «structurels» de l’État, et maintenant à la pénurie de main-d’œuvre. Tous des fléaux qui, s’ils ne sont pas réglés avec courage et solidarité, mèneront le Québec à la faillite. Dans tous les articles, et cela relève de l’insulte et du narcissisme maladif, on parlait de l’exode des «cerveaux». Si cela n’avait concerné que l’exode des gens ordinaires avec, il va de soi, un cerveau ordinaire, il n’y aurait eu aucun problème, même que cela aurait été profitable pour le Québec si on avait parlé de l’exode de certains syndicalistes, écologistes, religieux et même de quelques universitaires. Dans ce dernier cas, pourquoi vous pensez à moi?

Le Journal et l’exode des cerveaux

Oui, dans plusieurs dossiers, le Journal de Montréal se fait le porte-queue des commandes et des priorités du patronat. C’est un fait très bien documenté. Prenons en 2008, il y a eu pendant plusieurs jours des articles de plusieurs pages chacun consacrés à «l’exode des cerveaux». De la vraie rigolade. Et pour finir en beauté cette série de reportages téléguidés, au mois de mai 2008, il y a eu en conclusion, cet article faisant état des angoisses patronales : «L’exode des cerveaux inquiète les employeurs» (Le Journal de Montréal, 25 juin 2008). Aujourd’hui, ce qui traumatise le patronat et les larbins du Journal, c’est plutôt la dramatique pénurie de travailleurs qui pourrait être réglée de bonne fois en ouvrant librement et simplement nos frontières à des milliers de travailleurs immigrés, tout en privilégiant ceux qui ne sont pas chers. Et pour se montrer inclusif et vraiment respectueux de la liberté de choix de ceux que l’on accueillera, il ne faudrait surtout pas brimer leurs droits fondamentaux en exigeant d’eux qu’ils parlent français. L’anglais suffit : c’est plus commode, plus universel et, comme le dit le poète, c’est la langue du travail et des affaires. D’ailleurs, Denis Coderre a dit que Montréal était une ville francophone bilingue. C’est ça la mondialisation qui incite et invite tout le monde à parler l’anglais pour fins d’efficacité et de profitabilité. Bon, comme les cerveaux ont tous quitté le Québec, est-ce à dire qu’il ne reste que les tatas?

Pénurie de main-d’œuvre : Le Journal et le patronat repartent ensemble en croisade

Je vous le dis tout de suite : il faudra vite régler le fléau de la pénurie de travailleurs avant que toutes nos entreprises du Québec ferment. Et si on en fait venir en masse de l’étranger, il va falloir les payer pas beaucoup avec peu d’avantages sociaux. Sinon, et vous le savez fort bien, il faudrait les rémunérer à un salaire exorbitant de 15$ l’heure, avec en plus des bénéfices marginaux, ce qui va aussi mener nos entreprises à la faillite. Ça devient compliqué, non? Si on ne fait pas venir des travailleurs étrangers, même s’ils ne parlent et n’apprendront jamais le français, nos entreprises vont fermer que nous disent les boss et leurs faire-part du Journal. Par contre, si on en fait venir beaucoup, il faut se montrer raisonnable et ne pas trop les payer, sinon c’est la banqueroute assurée pour nos entreprises. À quoi sert de faire venir des milliers de travailleurs immigrés si c’est pour ruiner nos compagnies en le surpayant, disons à 15$ l’heure? Comme dit encore le poète, la modération a bien meilleur goût, surtout au niveau des demandes salariales des travailleurs ordinaires. Ce n’est pas du tout la même chose pour les médecins, les affairistes et autres cerveaux du genre. Eux il faut les payer beaucoup et baisser beaucoup leurs impôts sinon ils vont partir. Ben quoi, on a juste à taxer les gens ordinaires captifs car ils peuvent difficilement s’en aller ailleurs. Personne ou presque ne veut de cette composante de la population, surtout s’ils ont passé la cinquantaine. Comme ils disent, ce sont les cerveaux qui créent la richesse alors que la plèbe la draine. Comme l’a signé Statistique Canada : «La pénurie (postulée) touche davantage le «cheap labor»» (La Presse, 28 décembre 2017). Et le patronat, venant à la défense des gueux, a déclaré hypocritement : «Les PME dénoncent l’élitisme en immigration. Le Québec devrait ouvrir ses portes aux travailleurs non qualifiés (et surtout sous-payés), plaide le FCEI» (Le Devoir, 18 août 2016). Le patronat qui dénonce l’élitisme mais qui prône pour la santé et l’éducation privées.

Pénurie : le Journal frappe fort

Au Journal, dans plusieurs textes consacrés récemment à la pénurie de main d’œuvre, on n’y a pas avec le dos de la cuillère afin de frapper l’imaginaire. Une idée pour TVA, pourquoi ne pas faire une télésérie genre drame d’horreur sur le thème de la pénurie de la main-d’œuvre? Si jamais ils ont besoin d’un scénariste, je propose mes services, surtout que je prends ma retraite de professeur de comptabilité à l’UQAM après 48 ans de service, le 31 août 2021. C’est triste mais c’est comme ça. Comme le dit l’autre poète : toute bonne chose a une fin.

Oui, au Journal on ne niaise pas avec le «puck» pour vous faire voir la réalité alternative et parallèle du patronat en face : «Pénurie de main-d’œuvre : près de 150 000 postes vacants au Québec (selon le patronat)» (Le Journal de Montréal, 10 avril 2021). Et puis, que dites-vous de cet autre communiqué de presse, pardon de cet autre article «d’enquête» : «Pénurie de main-d’œuvre au Québec : une catastrophe annoncée, selon le patronat» (Le Journal de Montréal, 12 avril 2021). Si le patronat le dit, c’est que ça doit être vrai, non?

La catastrophe avec un grand C

Parlant de catastrophe, il faudrait que le patronat change de vocabulaire s’il veut nous effrayer car il avait dit la même chose en 2016 concernant le salaire minimum à 15$ l’heure : «Salaire minimum à 15$ : ce serait une catastrophe pour les PME, souligne la Fédération canadienne des entreprises indépendantes» (La Presse, 16 août 2016). Une dernière : «75% des PME en manque de travailleurs» (Le Journal de Montréal, 8 février 2020). Ça c’était au mois de février 2020. Aujourd’hui, ça doit être rendu à au moins 90%, pas seulement pour les PME mais pour toutes les entreprises, même les transnationales. Une drôle du Journal pour détendre l’atmosphère : «PME : des travailleurs étrangers «permanents» souhaités» (Le Journal de Montréal, 2 décembre 2014). Dire qu’en 2017, on était à 70% contre 75% en 2021 : «Sondage patronal (très objectif). 70% des entreprises ont de la difficulté à recruter de la main-d’œuvre» (Le Devoir, 11 février 2017).

Pénurie de main-d’œuvre : mythe ou mensonge

Les amis, dites-moi c’est quoi la logique pour nos gouvernements (CAQ et PLC) de verser des milliards en fonds publics à des entreprises souvent milliardaires afin de créer de l’emploi si nous sommes vraiment à court d’employés au Québec? Pourquoi donc alors subventionner les géants du commerce électronique comme CGI et IBM, les géants du multimédia, comme Ubisoft et Google, les géants de la finance internationale, de l’intelligence artificielle, etc.? On est supposément en pénurie d’employés. Subventionner des entreprises de la sorte vient exacerber la pénurie de travailleurs pour plusieurs entreprises et crée une distorsion dans le marché du travail. Petite question : il y a un domaine dans lequel il y a depuis longtemps pénurie au Québec et que nos élus, au lieu de la régler avec courage, l’amplifient? Les médecins!

Sur le thème de la pénurie de main-d’œuvre, il faut en laisser plus qu’en prendre. En 2014, le Directeur parlementaire du budget à Ottawa l’avait dit : «Le portrait n’est peut-être pas si sombre. Rien ne prouve qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dit Jean-Denis Fréchette» (Le Devoir, 26 mars 2014). Et même la banque TD a dit ceci : «Pénurie de main-d’œuvre. Un mythe (plus un mensonge selon moi) souligne un rapport de la TD» (La Presse, 22 octobre 2013). Mythe ou mensonge, on va continuer à vous le répéter.

L’exode des cerveaux était aussi un mensonge

À propos des mensonges du pseudo-exode des cerveaux, qui avait pour objectif de réduire substantiellement l’impôt des riches (car riche et cerveau vont évidemment de pair), Statistique Canada l’avait signalé : «L’exode des cerveaux est un mythe» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2000). En 1999, Statistique Canada l’avait aussi dit : «L’«exode» des cerveaux : l’affaire d’un petit nombre» (La Presse, 29 août 1999). Et même la Banque de Montréal l’a confirmé : «L’exode des cerveaux est un phénomène exagérée» (Les Affaires, 3 avril 1999). Mythe ou pas, certains médias doivent persister à…

Fiscalité des entreprises : bravo à Janet Yellen et à Joe Biden

https://www.businessinsider.com/janet-yellen-treasury-secretary-impact-on-economy-policy-biden-stimulus-2020-11

L’effet Janet Yellen sur la fiscalité aux États-Unis

J’ai toujours aimé Janet Yellen, cette grande économiste américaine qui a dirigé pendant plusieurs années la Banque centrale des États-Unis (Fed). Virée par Donald Trump, qui la trouvait trop «socialiste» à son goût, le nouveau présidente démocrate américain, Joe Biden, a eu la bonne idée de la nommer secrétaire au Trésor, l’équivalent de ministre des Finances ici au Canada. Janet Yellen apporte une bouffée d’air frais en matière de politiques fiscales équitables, à mille lieux des sornettes et des fables fiscales larguées ces dernières années et encore aujourd’hui par les commandités québécois que sont les Mario Dumont, Jean Charest, Carlos Leitao et Philippe Couillard; le patronat, les Chambres de commerce, les organismes de recherche financés par les entreprises (Institut économique de Montréal, Conference Board, Fraser Institute, C.D. Howe Institute); Monique Leroux, l’ex-patronne de Desjardins, les économistes universitaires enrôlés (Pierre Fortin et Luc Godbout), les journalistes et chroniqueurs de médias privés, alouette.

Les propos rafraichissants de Janet Yellen

Ça fait longtemps que je n’ai pas entendu des remarques aussi courageuses qui dépeignent de façon aussi clairvoyante la réalité fiscale en Amérique du Nord et dans le monde, tenues récemment par Joe Biden et par sa ministre des Finances, Janet Yellen. Cette dernière a dit ceci : «Joe Biden a été très clair sur ses propositions fiscales de remonter le taux fédéral d’impôt sur les compagnies à 28% contre 21% actuellement (au fédéral, il est de 15% au Canada depuis 2012, alors que le taux d’impôt était de 28% en 2000 et de 36% en 1980)». Madame Yellen a aussi dit que «nous assistons à une course mondiale pour tirer vers le bas la fiscalité des entreprises (encore plus au Canada) et nous espérons y mettre un terme. Je pense qu’un ensemble d’investissements dans les personnes et dans les infrastructures aidera à créer de bons emplois dans l’économie américaine et des changements dans la structure de la fiscalité contribuera à financer ces programmes a également déclaré Janet Yellen» (Le Journal de Montréal, 23 mars 2021). Ce n’est pas Justin Trudeau et François Legault qui auraient eu le courage de dire de telles vérités. Même si les GAFAM américaines ne paient pas d’impôts sur le revenu au Canada et peu ailleurs, Legault a eu l’innocence de clamer : «Legault prend garde (en les taxant) d’effaroucher Google et cie» (Le Devoir, 11 décembre 2019). Ça c’est le côté «pragmatique» de Legault. Il faut dire que les traités de libre-échange ont permis aux transnationales de mettre tous les pays et tous les travailleurs en compétition pour le plus bas dénominateur commun.

Et madame Yellen en rajoute

Janet Yellen a aussi indiqué travailler avec les pays du G20 afin d’instaurer un taux mondial minimal d’imposition des revenus des entreprises de 21%, comme le recommandaient depuis plusieurs années (afin de contrer l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et la course effrénée des pays pour le plus bas taux d’impôt, compétition fiscale entre pays qui profite aux transnationales comme les GAFAM), les dirigeants de la France, de l’Allemagne (mais pas du Québec et du Canada), du Fonds monétaire international (FMI), de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et de la Banque mondiale : «Fiscalité. L’idée d’un taux d’imposition minimum mondial avance (grâce à Janet Yellen et à Joe Biden des États-Unis)» (Le Devoir, 7 avril 2021). Encore félicitations à l’aile progressiste du parti démocrate aux États-Unis qui met la pression sur Biden.

La dernière prise de position du FMI

Dans sa dernière étude, le FMI, qui est loin d’être socialiste, a dit qu’il fallait, au sortir de la pandémie (comme le gouvernement démocrate va le fait aux États-Unis), lutter en priorité contre les énormes inégalités socio-économiques en investissant dans les programmes sociaux (santé, éducation, garderies, etc.) que les gouvernements devront financer en recourant davantage à l’impôt sur les successions, à l’impôt foncier et en augmentant les impôts sur le revenu des entreprises et pas du tout en rehaussant les taxes régressives à la consommation que sont la TVQ et la TPS. Aux États-Unis, il n’y a pas de TPS au fédéral et plusieurs États n’ont pas de TVQ ou en ont un très bas. Pourtant, Biden et Yellen n’ont jamais pensé à cette forme de taxation qui pénalise la classe moyenne et qui favorise les nantis, contrairement à ce que prétendent le patronat du Québec et leurs économistes universitaires Luc Godbout et Pierre Fortin : «La reprise aura besoin d’une «injection d’équité». Les gouvernements du monde devront notamment améliorer le filet social, selon le FMI» (Le Devoir, 2 avril 2021).

Et même un impôt sur la fortune

Ce que nos petits affairistes d’ici et leurs économistes universitaires affranchis locaux doivent fulminer eux qui, depuis toujours, préconisent toujours les mêmes pratiques fiscales inéquitables et dépassées comme baisser l’impôt sur le revenu des riches et des entreprises, tarifier les services publics et privilégier les juteuses hausses de la TVQ et de la TPS. Le gouvernement Biden envisage la mise en place d’un impôt sur la fortune, qui n’est pas sa solution privilégiée (qui est plutôt celle d’augmenter les impôts sur le revenu des nantis) pour faire participer les entreprises et les ménages les plus aisés au financement des dépenses engendrées par la pandémie, a indiqué la secrétaire au Trésor, Janet Yellen. Biden ne ferme pas la porte à un impôt sur la fortune» (Le Devoir, 15 mars 2021). Suggérer ça ici au Québec et vous passez pour un communiste radical fou furieux et jamais vous allez être invité à débattre de cette politique fiscale équitable, qui s’attaquerait de front aux odieuses inégalités économiques, à la télévision, à la radio ou dans nos journaux. Dites-vous qu’ailleurs, il y a des gouvernements moins inféodés aux puissants : «L’Argentine met en application son impôt sur des grandes fortunes» (Le Journal de Montréal, 29 janvier 2021).   

Ici, au Québec, les représentants fiscaux du patronat claironnent faussement que nous avons une fiscalité progressive. Cela est un mensonge de luxe. Si vous voulez être invité à TVA ou au Journal de Montréal, il faut plutôt suggérer, comme l’ont fait l’ex-ministre libéral du Québec, Martin Coiteux ou Maxime Bernier, le gars du peuple, de ramener à zéro l’impôt sur le revenu des entreprises, ce qui ferait de nous un vrai paradis fiscal pour les nantis et les compagnies, ce que nous sommes déjà partiellement. Biden et Yellen ne doivent pas avoir demandé l’avis éclairé de notre émérite économiste universitaire en la personne de Pierre Fortin, qui lui pense différemment mais qui pense comme nos affairistes d’ici : «Pour stimuler la croissance, c’est l’impôt des entreprises qu’il faut réduire» (Le Journal Les Affaires, 26 mars 2005). C’est tout de même drôle mais mon collègue Pierre Fortin de l’UQAM pense la même chose que le patronat, comme d’ailleurs Luc Godbout de l’Université de Sherbrooke, abonné du PLQ de Charest et de Couillard. «Le pays s’enrichira (qui au juste?) en réduisant les impôts des entreprises, selon leurs dirigeants. Manufacturier et Exportateurs du Canada prévoit la création (suite à la baisse des impôts corporatifs) de 100 000 emplois (très bien rémunérés) qui généreront de nouveaux revenus pour les gouvernements» (Le Devoir, 13 janvier 2011). Imaginez le nombre de jobs que l’on créerait en ramenant à zéro l’impôt sur le revenu des compagnies. Tout de même bizarre que Yellen et Biden pensent différemment de notre patronat, genre ligue de vieux poêle, et de nos réputés économistes universitaires très appréciés par nos médias privés qui appartiennent à des grosses compagnies ou à des milliardaires. Déjà la TVQ au Québec, taxe très régressive à 10%, est la plus élevée en Amérique du Nord. Mais ça n’empêche pas le futé Luc Godbout de vouloir encore l’augmenter, et même d’assujettir les aliments à la TVQ et aussi le très lucide universitaire des HEC, Robert Gagné, lié au patronat de vouloir, comme ça, l’augmenter à 16%. On appelle ces charlatans des experts et des scientifiques.

L’appel des faiseux québécois et canadiens

En 2017, lorsque Donald Trump a baissé aux States l’impôt fédéral des compagnies de 35% à 21% (encore nettement plus élevé que le taux d’impôt légal statutaire de 15% appliqué au fédéral ici au Canada, les petites girouettes d’ici se sont faits aller les babines et ont prédit presque la faillite du Canada si on ne réduisait pas rapidement l’impôt fédéral de nos compagnies. On brandit souvent, pour vous endormir au gaz, le taux légal ou statutaire d’impôt des individus et des compagnies que personne ne paie dans les faits. Par exemple, le taux légal d’impôt fédéral aux États-Unis est de 21% depuis 2017, mais le taux réel ou effectif d’impôt vraiment payé pour les entreprises est de seulement 7,5%. Ici, au Québec, plusieurs entreprises, même des transnationales très rentables, reçoivent plus en subventions directes et indirectes que ce qu’elles paient en impôt sur le revenu.

La millionnaire et ex-présidente de la Banque Desjardins, Monique Leroux et l’ex-premier ministre libéral du Québec, devenu lobbyiste, Jean Charest, qui en 2017, se sont affolés : «Baisse des impôts aux États-Unis : il nous faut être compétitifs, juge Monique Leroux» (Le Journal de Montréal, 20 mars 2017). C’est aussi elle qui, endossant les politiques des PLQ de Philippe Couillard, avait dit : «L’austérité : le passage obligé des Québécois» (Le Journal de Montréal, 6 octobre 2014). Quant au frisé de Sherbrooke, très inquiet, il a clamé : «Une réduction de l’impôt des entreprises américaines devrait préoccuper le Canada. Un enjeu plus menaçant que l’ALENA selon Jean Charest» (Le Devoir, 17 mars 2017). Madame Leroux et Jean Charest vont-ils pas maintenant suggérer au gouvernement fédéral canadien de hausser le taux d’impôt des compagnies suite à l’augmentation décrétée aux États-Unis par Biden et Yellen afin de l’harmoniser avec ce pays?

Comme l’Ontario, il faut dire oui aux médecins étrangers

Travailleurs étrangers acceptés sauf en médecine

Prétendues pénuries de travailleurs que les grandes et petites entreprises clament en chœur depuis plusieurs années, ce qui est évidemment faux. S’ils payaient un peu mieux leurs employés, il n’y en aurait pas de pénurie. Mais le patronat tient au «cheap labor», qui s’apparente à de l’esclavagisme moderne. Ils disent qu’en Chine ils exploitent supposément les Ouighours musulmans. Ici, que fait-on avec les travailleurs venus du Guatemala, du Salvador et du Honduras? Et que fait-on depuis toujours aux Autochtones? On devrait se garder une petite gêne avant de critiquer les autres.

Toujours est-il que l’on peut faire venir de l’étranger des professionnels œuvrant dans tous les domaines sauf en médecine because c’est le syndicat des docteurs qui mène avec l’absolution des gouvernements péquistes, libéraux et caquistes. Même si : «c’est au Québec qu’on attend le plus pour voir un médecin» (La Presse, 28 juin 2011), en raison de cette pénurie réelle et artificielle créée de toute pièce par nos toubibs surpayés, on ne peut faire appel aux toubibs étrangers. 

D’autres belles promesses de Legault

En campagne électorale, tous les partis politiques nous font, en toute connaissance de cause, de fabuleuses promesses qu’ils savent qu’ils ne tiendront jamais. Ainsi, en 2018, la CAQ de François Legault nous avait promis 50 000 nouvelles places en garderies publiques et, tenez-vous bien : «Un médecin ou une superinfirmière en moins de 36 heures» (Le Journal de Montréal, 2 septembre 2018). Promesses non tenues évidemment. Mais avec un front de bœuf, la CAQ et son nouveau super ministre de la santé, Christian Dubé, sont revenus à la charge en 2020 avec le même mensonge prémédité : «La CAQ veut garantir l’accès à un médecin en moins de 36 heures» (La Presse, 12 septembre 2020). L’important est de rire du monde!

Dubé négocie avec son héros d’enfance : Bouchard, le gars du patronat

 La CAQ avait aussi promis de couper les salaires astronomiques des médecins d’un gros milliard de dollars par année. Il n’en fut rien. Une autre promesse en l’air. Que voulez-vous, le super ministre caquiste Christian Dubé s’est vite écrasé devant le négociateur des docteurs, Lucien Bouchard, dont il a dit qu’il était son modèle de jeunesse. Ça fait que les émoluments des spécialistes ont été tenus intacts malgré les démonstrations niaiseuses de Dubé essayant de dire le contraire.

Le temps d’attente augmente avec la CAQ : 541 jours plutôt que 36 heures

Depuis l’élection de la CAQ en 2018, le temps d’attente pour avoir l’immense privilège de se dénicher un médecin de famille au Québec, loin de se rapprocher du 36 heures promis par les caquistes, a augmenté à «seulement» 541 jours pour les gens en santé et à un «minime» 419 jours si votre cas est jugé urgent et prioritaire» (Le Journal de Montréal, 11 septembre 2020). Et au début du mois de septembre 2020, il y avait au Québec 629 440 patients en attente d’un médecin de famille, soit une hausse de 100 000 en tout juste un an : «Médecin de famille. 100 000 Québécois de plus sur la liste d’attente» (Le Devoir, 11 septembre 2020).

Il faut quand même garder sa bonne humeur

Le parti libéral du Québec, de Charest, Barrette, Couillard, Bolduc, Anglade et cie n’a absolument rien à son épreuve. C’est le PLQ qui a coupé des milliards de dollars dans notre système de santé publique et qui est partie prenante du problème, qui se permet de critiquer ainsi la gestion caquiste chaotique de la CAQ : «Budget : la priorité du gouvernement (caquiste) doit être la santé, dit le PLQ» (Le Devoir, 19 février 2020). Elle est bien drôle, non? La priorité du PLQ de Charest et de Couillard était de varger dans tous nos services publics, qu’il appelait des mesures de «rigueur» afin d’atteindre, et d’être le seul au pays, le déficit zéro.

Et pendant ce temps en Ontario, la province d’à côté

En Ontario, c’est très différent. Incroyable mais vrai. Suite au séjour que le journaliste du Journal de Montréal, Pierre-Paul Pilon, a fait en Ontario au mois de juin 2018, ce dernier a pu vérifier empiriquement que dans notre province voisine, ce sont les médecins de famille qui courent après les patients en faisait de la publicité et en organisant, à leur frais, des barbecues : «Barbecues et publicité pour courtiser des patients : En Ontario, les médecins s’arrachent les patients» (Le Journal de Montréal, 16 juin 2018). On parle ici de médecins de famille opérant dans le public et non dans le privé.

Québec : pour le PLQ, la pénurie de médecins est une fable

Voyons donc, le PLQ a toujours nié, avec des arguments imbéciles, qu’il n’y avait pas de pénurie de médecins de familles au Québec. En effet, selon le tonitruant vulgaire ex-ministre de la santé Gaétan Barrette, il y avait beaucoup trop de docteurs au Québec et c’est pourquoi il voulait réduire leur nombre. Il était temps de se débarrasser du PLQ : «2000 médecins de trop au Québec, dit Barrette. Le ministre libéral veut réduire les admissions dans les facultés en 2018 ou 2019» (Le Journal de Montréal, 30 septembre 2016). Barrette, à la fois narcissique et carriériste.

L’agenda véritable du PLQ était d’assécher et d’anéantir le système de santé publique afin de pousser les patients et les malades vers les cliniques et les hôpitaux privés, dont le Québec est le champion au Canada : «Santé. Le Québec est le champion du privé (depuis longtemps et ça va en s’accroissant)» (La Presse, 22 mars 2007 et 23 avril 2010). Des cliniques privées détenues par des fonds d’investissements spéculatifs dont celles où a travaillé Couillard.

Un milliard de plus et toujours plus d’attente : et on endure ça

Une autre drôle, juste pour rire, qui origine cette fois de la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc. Elle a trouvé, qu’au cours des trois dernières années (2017-2019 inclusivement), le PLQ et la CAQ ont accordé des hausses de salaires d’un milliard de dollars aux médecins de famille afin de les motiver les inciter à daigner inscrire plus de patients sur leur liste, mais ce fut comme toujours, de l’argent public garroché outrageusement dans les poches des riches docteurs : «Un milliard aux médecins de famille… et toujours plus d’attente» (Le Journal de Montréal, 8 octobre 2020).

L’Ontario tient tête au puissant syndicat des médecins

Ils diront bien ce qu’ils voudront ces illusionnistes, mais la seule raison pour laquelle il n’y a pas de pénurie de médecins en Ontario, c’est que dans cette province le gouvernement a mis ses culottes et ne s’est pas laissé corrompre. Ainsi, depuis longtemps, ils ont, contrairement au Québec, reçu des milliers de docteurs provenant de l’étranger, surtout de l’Europe, et en ont fait graduer beaucoup plus. Seulement en 2006, 3000 permis de pratique ont été émis en Ontario, dont 1900 pour des médecins provenant de l’extérieur contre seulement 500 nouveaux médecins au Québec et qu’une poignée provenant de l’extérieur. Et c’est comme ça à chaque année. Ne cherchez pas plus loin la cause de la pénurie : «L’Ontario recrute six fois plus de nouveaux médecins que le Québec» (30 mars 2007).

L’hypocrisie de Couillard

Et l’hypocrite ministre libéral de la santé en 2007, le seule et unique Philippe Couillard, de nous larguer comme justification et excuse face à cet écart incroyable avec l’Ontario : ce n’est pas de ma faute mais bien celle du Syndicat des médecins. Espèce de menteur va. Et le Collège des médecins, pas mieux que Couillard, qui s’est dit sensible à la pénurie de médecins : «Couillard impuissant» (Le Journal de Montréal, 23 avril 2007). Couillard était plus puissant pour couper des milliards dans tous nos services publics.    

Et ça continue avec la CAQ

Pendant la grave crise du coronavirus, qui a mis en évidence les faiblesses flagrantes (et voulues par nos élus) de notre système de santé publique, où plusieurs opérations ont été reportées au calendes grecques, l’Ontario a encore fait appel à davantage de médecins étrangers mais pas le Québec de la CAQ qui, à cet effet, est aussi pire que le PLQ mais en plus hypocrite : «Coronarivus. Québec (CAQ) repousse l’offre de médecins étrangers (contrairement à l’Ontario)» (Le Devoir, 22 avril 2020). Pourquoi les élus du Québec refusent-ils obstinément de faire appel à des docteurs étrangers comme dans les autres provinces?

Du Barrette tout craché

En 2007, alors président du Syndicat des médecins spécialistes du Québec, le radiologiste opérant dans son cabinet privé incorporé, Gaétan Barrette, celui qui allait devenir ministre libéral de la santé, avait honteusement dit qu’il y avait un problème de «qualité» avec les médecins étrangers : «Médecins étrangers : les médecins spécialistes du Québec suggèrent la prudence» (La Presse, 5 mai 2007). Le président du Collège des médecins du Québec, Yves Lamontagne, avait tenu des propos indécents identiques à Barrette : «Des propos embarrassants. En France, les propos du docteur Lamontagne sont qualifiés (avec raison) d’arrogants et de racistes» (Journal de Montréal, 29 janvier 2008). Alors pourquoi l’Ontario fait-elle appel à tant de médecins étrangers?

Afrique et Russie : Haro sur les agences occidentales de propagande

https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-04-01/greve-de-la-faim/les-proches-de-navalny-craignent-pour-sa-vie.php

D’abord un fait historique

Malgré des richesses naturelles en abondance, les pays d’Afrique (comme entre autres le Congo, le Nigeria et le Soudan), d’Asie (comme le Pakistan et l’Inde) et d’Amérique latine (comme le Honduras, la Colombie et le Guatemala) sont condamnés à rester pauvres et leurs populations à vivre dans la misère tant qu’ils ne s’affranchissent pas des prédateurs capitalistes occidentaux, de leurs propres gouvernements intégralement corrompus, de leurs minorités nationales possédantes et des agences de propagande que sont leurs médias nationaux et les organes de presse internationales. Des gouvernements corrompus à l’os mais qui reçoivent l’appui, parfois militaire (comme au Mali) des pays occidentaux prétendument démocratiques; des pseudo-organisations dites humanitaires qu’ils financent et d’organismes internationaux comme l’ONU et le G-7. Une vraie farce que cette exploitation des populations locales érigée en système comme en Haïti. Une mondialisation dans laquelle les droits des corporations priment sur les droits humains, Ottawa (Stephen Harper) veut ratifier rapidement (sans aucun débat) l’accord avec la Colombie (pays pour qui les droits de l’homme sont un irritant et surperflus)» (La Presse, 27 mars 2009).

Gros événement au Congo passé sous silence par nos médias

À l’église, le jour de Pâques, mon ami Claude Saint-Laurent m’a donné un article du journal local rédigé en italien intitulé «Corrier Italiano» qui fait état de l’assassinat récent de l’ambassadeur italien au Congo, monsieur Luca Attanasio et du policier italien Vittorio Lacovacci, qui ont eu le malheur de critiquer et de remettre en question l’exploitation des ressources naturelles du pays, en particulier le cobalt et le coltan, par certains étrangers et de la corruption généralisée qui règne dans ce pays d’Afrique : «Congo, Valbato e coltan il nuovo oro delle milizie. I due metalli delle tecnologia che alimentano i conflitti» (4 mars 2021). L’ambassadeur italien au Congo et son agent de sécurité ont eu droit à des funérailles d’État en Italie à la superbe Basilique di Santa Maria degli Angeli à Rome.

Bon, ma question est la suivante : Comment se fait-il que cette nouvelle importante n’ait pas été rapportée par nos grands médias du Québec, alors qu’ils s’empressent de nous publier rapidement, amplement et souvent des faits divers qui ont lieu en Russie et en Chine? Comment se fait-il que mon ami Claude Saint-Laurent et moi avons appris cette nouvelle grâce à la couverture faite dans un petit journal italien de Montréal? Mon ami, psychiatre très progressiste de son métier, n’en revenait tout simplement pas, et moi aussi. Les deux nous étions beaucoup choqués. Cela est un autre élément de plus à porter à la charge de nos médias d’ici qui sont trop souvent des organes d’aliénation et des agences de propagande et qui sélectionnent attentivement, sous le regard paternel de leurs propriétaires privés, les événements et les pays à couvrir et les individus, les experts, les ONG et les fondations financés par des «philanthropes» occidentaux à citer et à interviewer.    

On parle ici de l’ambassadeur d’Italie et de son agent de sécurité qui ont été assassinés froidement au Congo. Il me semble que cela aurait dû fait l’objet d’un reportage dans nos médias locaux, comme Le Devoir, TVA et le Journal de Montréal, ainsi que par les agences internationales privées comme l’Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, Reuters, etc., qui sont, dans les faits, et cela est indéniable, de pures agences de propagande occidentale.

Qui a donné naissance à l’État islamiste et aux Talibans?

Des pays dont la population vit continuellement dans la pauvreté extrême et qui sont dirigés par des gouvernements corrompus par des capitalistes occidentaux, qui souvent sont des transnationales possédant leur propre armée privée afin de liquider les rabat-joies. Des pays immensément riches en ressources naturelles mais qui sont parmi les plus pauvres du monde. Comprenez-vous quelque chose à ça? Et ne l’oubliez pas, ce sont des pays pauvres qui sont supposément «démocratiques» et «libres», comme en Haïti, en Égypte, en Irak, en Afghanistan, etc. S’ils sont pauvres, ça doit être la faute des Russes, des Chinois et des Iraniens. Des pays où il n’y a pas de justice sociale et où les gens sont alors consentants à donner leurs appuis (et en faire partie) aux Talibans, aux guerriers de l’État islamiste et à d’autres groupes qui combattent le pouvoir corrompu en place afin d’obtenir justement une meilleure répartition de la richesse et par l’appropriation de leurs propres ressources naturelles détenues par des étrangers incluant des minières et des pétrolières canadiennes : «Sociétés minières. Barrick Gold (Canada) parmi les plus controversés» et «Minières canadiennes à l’étranger. Or, sang et feuille d’érable» (La Presse, 24 et 20 octobre 2012).

Ce n’est pas d’hier que plusieurs pays d’Afrique sont dépossédés. Par exemple, faut-il être vraiment surpris par la montée de l’État islamiste au Nigeria, un pays extrêmement riche en pétrole et en produits miniers dont les bénéfices ne ruissellent pas du tout vers le petit monde ordinaire? Dans mes vieux dossiers d’articles de journaux, j’ai retrouvé ce texte publié dans le journal les Affaires du 15 avril 2006 : «Le Congo spolié (par qui vous pensez?) de ses ressources naturelles. Avec les ressources dont il regorge, le Congo ne devrait pas être parmi les 20 pays les plus pauvres au monde».

La démocratie capitaliste au Soudan

Une drôle publiée dans La Presse du 30 janvier 2009 : «Un banquier new-yorkais mise (avec sa propre armée privée) sur l’éclatement du Soudan (afin de gagner le «Jack-pot» en exerçant un «hold-up»)». Le monsieur propriétaire du fonds spéculatif américain a tout simplement acquis 400 000 hectares de terres (riches en minerais) au Soudan, soit l’équivalent d’une superficie grande comme le 2/3 du Québec. Il n’y a rien là! Ah oui, le capitaliste américain Philippe Heilberg dit vouloir aider à instaurer une véritable démocratie dans le futur Sud-Soudan, qu’il détiendra et contrôlera. Le spéculateur américain est un prophète et un devin, puisque : «L’ONU salue l’indépendance (soit la dépendance aux exploiteurs étrangers et à leurs élus corrompus) prochaine du Sud-Soudan» (Journal Métro, 10 février 2011). Là aussi, les membres de l’État islamiste auxquels se sont joints joint beaucoup de gens de la population locale a fait des progrès depuis. Oui, la dictature des pays occidentaux et de leurs multinationales pratiquée en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique a provoqué beaucoup de pauvreté et a donné naissance à des groupes extrémistes aussi extrémistes que les pouvoirs corrompus en place. Les Américains et George W. Bush sont partie prenante de l’éclosion de l’État islamiste au Moyen-Orient suite à l’invasion militaire de l’Irak, à coups de grossiers mensonges, qui a tué des millions d’individus souvent des bébés et des enfants.

Nos médias préfèrent parler (avec vigueur) de Nalvany en Russie

Ah ben non, l’assassinat de deux dignitaires italiens au Congo dans des conditions scabreuses er cruelles, ce n’est pas important pour nos agences de propagande que sont Le Devoir, Le Journal de Montréal, l’Agence France-Presse et d’autres. Bah, les deux italiens n’avaient pas à perturber le «désordre» établi au Congo comme ailleurs dans le monde. Ils auraient dû se mêler de leurs affaires strictement «diplomatiques».

Par contre, le Journal de Montréal et Le Devoir ont consacré récemment de longs reportages sur les faits et gestes anodins du «révolutionnaire» Alexeï Navalny qui veut démocratiser la Russie, comme ces articles publiés dans ces deux médias commandités le 26 mars : «Russie, Navalny affirme être torturé en détention par privation de sommeil» et cet autre texte paru le 1er avril 2021 : «L’opposant russe Nalvany annonce une grève de la faim en prison». Et que dire de ce long texte publié le 16 mars 2021 : «Navalny dit être détenu dans un camp de concentration». Aie, les états d’âme de l’opposant Navalny, qui compte plusieurs compagnies et fondations privées (financées par qui? Ça nos mercenaires médiatiques ne nous le disent pas), méritent-ils vraiment d’aussi longs et fréquents articles dans nos médias caricaturaux? Le jupon dépasse. N’ont-ils pas d’autres choses à publier? Un autre article sur Navalny publié dans Le Devoir et le Journal de Montréal le 6 avril 2021 : «Malgré sa fièvre, Nalvany reste en grève de la faim».

Bravo à Amnesty International qui rejette la notion de prisonnier politique pour Navalny en raison de ses gestes et propos haineux posés et tenus dans les années 2000 en Russie contre les migrants d’Asie centrale ou contre les républiques musulmanes du Caucase russe. Le monsieur a aussi participé à plusieurs marches et rassemblements de groupes d’extrême droite ou monarchiste. Mais qu’à cela ne tienne, nos médias et nos chroniqueurs l’aiment beaucoup, comme ce bouffon de François Brousseau de Radio-Canada et du Devoir pour qui Nalvany «représente une autre Russie, jeune, moderne et urbaine. Une Russie pour qui l’opposition démocratique n’est pas une utopie» (Alexeï Nalvany, le gain de sable, deux chroniques publiées dans Le Devoir 18 et 25 janvier 2021).  

Coderre de retour : ah non, pas lui!

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-03-28/montreal/denis-coderre-sera-candidat-a-la-mairie.php

Il prétend avoir changé : vous croyez ça?

Un autre politicien qui essaie de nous endormir au gaz. J’ai changé qu’il a dit. Il n’est plus, selon lui, aussi grossier, impulsif et condescendant, ce dont je doute sérieusement : «Derrière l’image du «nouveau» Coderre» (Le Devoir, 24 mars 2021). Après sa cinglante défaite en 2018 aux mains de Valérie Plante, il a alors quitté son parti politique municipal avec une dette cumulée d’environ 400 000$. Ben voyons donc, comme la starlette Mélanie Joly, pas question pour lui d’être dans l’opposition et de ne pas avoir droit à tous les honneurs qui reviennent à celui qui est le maire et d’être le principal attrait des caméras et des micros. Coderre ne s’est pas déniché une job dans le domaine communautaire mais comme les autres élus, dans le privé, ce qui est plus payant. 

Les vieux clichés du «nouveau» Coderre

Denis Coderre a tellement changé qu’il nous ressort encore et encore la même vieille cassette niaiseuse de politiciens qui ont fait leur temps. Tellement original de l’entendre dire : «Les gens ont besoin d’espoir, ont besoin de fun» (Le Journal de Montréal, 29 mars 2021). Denis Coderre porteur d’espoir et source de plaisir, elle est bien bonne celle-là. Et ça n’est pas fini. Denis nous a largué une autre promesse tellement visionnaire et audacieuse que vous n’avez jamais entendue : «Denis Coderre veut créer de la richesse pour la redistribuer». Ah non, pas encore ces mots vides de sens qui s’assimilent à une insulte à l’intelligence. Denis devrait renouveler ses slogans éculés. Peut-être qu’il va nous dire que la richesse va ruisseler sur le monde ordinaire, selon les préceptes des lois naturelles du marché. Et puis, quant à verser des subventions gouvernementales pour la construction d’un éventuel stade au centre-ville, alors que l’on en a déjà un au parc olympique, il a dit n’importe quoi, comme c’est son habitude : «Pour l’instant, il faut s’assurer que Montréal retrouve ses lettres de noblesse, qu’on redevienne une métropole et qu’on aide les gens à se sortir de la pandémie». Que Montréal redevienne une métropole et retrouve ses lettres de noblesse, comme du temps où il était maire, je suppose? Ça veut dire quoi au juste retrouver ses lettres de noblesse et redevenir une métropole? Absolument rien, que du vent.

Le fiasco de la course de chars électriques dans les rues de Montréal

Même si les gens n’en voulaient pas des courses d’autos électriques (Formule E) et encore moins dans les rues de quartiers à l’est de Montréal, Coderre et ses amis y tenaient. Facile de jouer à l’entrepreneur avec des fonds publics. Résultat : ce flop monumental mis de l’avant sans aucun débat public aura coûté plus de 30 millions de dollars aux contribuables montréalais : «Fiasco de la Formule électrique. Tout pour favoriser Evenko» (Le Journal de Montréal, 29 mai 2018). Que pensez-vous du rapport cinglant de l’inspecteur général de la ville de Montréal qui, en 2018, a conclu en termes très clairs que : «Formule E. Rapport dévastateur du Bureau de l’inspecteur général (BIG) de Montréal. L’administration Coderre a agi au mépris de ses propres règles et en ignorant l’avis de ses services juridiques» (Le Devoir, 29 mai 2018). Denis a toujours raison, comme Donald Trump. Et dans le but de camoufler l’affaire et de continuer à mentir : «Coderre refuse de donner des chiffres sur la Formule E» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2017). Bravo à l’actuelle mairesse de Montréal d’avoir mis fin à cette folie : «Valérie Plante met fin à la Formule E à Montréal» (Le Devoir, 19 décembre 2017). 

Ah oui, Denis Coderre, se déguisant en écologiste endurci, vantait à tour de bras les vertus écologiques de la course de chars électriques dans les rues de Montréal, même si : «Le maire Coderre possède (pas un, mais…) deux VUS énergivores» (La Presse, 26 juillet 2017). 

Un petit peu de corruption avec ça?

En bon libéral qu’il est : «Un don avant qu’il devienne maire intéresse la police. Denis Coderre a encaissé un chèque (reçu d’un homme d’affaires, Jean Rizzuto) de 25 000$ quand il était député» (Le Journal de Montréal, 3 avril 2017). Pourtant, trois semaines avant que la nouvelle sorte dans les journaux, Denis Coderre, alors maire de Montréal à ce moment, niait catégoriquement avoir reçu un chèque (pas une enveloppe brune) en 2012. Comme excuse plate à ce blanc de mémoire, Coderre a dit que c’était à cause de la prostatite aigue dont il souffrait et qui a fait qu’il ne se rappelait pas tout ce qu’il avait dit (et fait?). Il nous prend pour des imbéciles en plus de ça. 

Le chèque reçu, c’était pour défendre la langue française

Dixit Denis Coderre : «Denis Coderre reconnaît maintenant avoir personnellement encaissé 25 000$ de la part de son ami Jean Rizzuto, mais il soutient que c’était pour une cause noble, celle de la défense de la langue française». L’opportunisme politique prime sur la défense du français à Montréal : «il faut respecter l’ensemble de ses citoyens et offrir des services en anglais, là où le nombre le justifie (c’est-à-dire partout), dit Denis Coderre» (Le Devoir, 31 juillet 2013). Pour Denis Coderre et son parti politique, Équipe Coderre, Montréal est : «Une ville francophone… bilingue» (La Presse, 31 juillet 2013). Pour Denis, il faut que les francophones soient respectueux envers les anglophones et les allophones et qu’ils leur parlent en anglais à Montréal et même partout au Québec. C’est comme ça!

Pour terminer avec la corruption : «Un autre collecteur de fonds du maire de Montréal Denis Coderre a reçu (oh, surprise) un contrat de la Ville» (Le Journal de Montréal, 28 janvier 2016). L’article dit bien… «un autre» collecteur de fonds. Avant Rick Leckner, il y a eu Richard Phaneuf, Michel Dorais, Robert Bouvier, etc. Bah, ces bonnes gens collectaient de l’argent pour une autre cause juste et noble, soit la sienne. 

Le monsieur veut savoir qui parle de lui en tout temps

La Ville de Montréal a dépensé plus de 400 000$ pour demander à des firmes externes de lire les journaux et d’écouter la radio et la télévision afin de savoir ce qu’on disait de Denis Coderre. Que voulez-vous, celui qui se présente comme un gars du peuple (comme tous les populistes d’ailleurs) a un gros égo qu’il veut entretenir à tout prix : «400 000$ en contrats de revue des médias pour la Ville de Montréal (et payés par elle)» (Le Journal de Montréal, 31 octobre 2017). 

250 000$ pour faire rédiger ses précieux discours

Denis adore se faire voir et a une très haute opinion de lui-même. Comme Mélanie Joly du parti libéral du Canada et Mathieu Bock-Côté du Journal de Montréal, Denis Coderre parle beaucoup, souvent pour ne rien dire, et ce sont les contribuables qui doivent payer la note, soit plus de 250 000$ payés par la Ville de Montréal entre 2010 et 2013, pour faire rédiger en français et en anglais (afin de respecter cette minorité si importante en termes de votes) ses discours : «Les paroles du maire Coderre coûtent cher (mais c’est plus que du bonbon) aux Montréalais. Il a dépensé neuf fois plus pour ses discours que ses prédécesseurs» (Le Journal de Montréal, 13 avril 2017). Ça vous tentes-tu vraiment de souffrir sa présence partout pendant quatre autres années et d’endurer le déballage quotidien de son verbiage?

Denis ne regarde pas la dépense, car ce n’est pas lui qui paie

Afin de célébrer honorablement le 375e anniversaire de la Ville de Montréal, Denis a organisé un gros party afin, encore une fois, afin de se montrer avec ses amis : «Party de 266 000$ (réservé à Denis, sa famille et ses copains) à vos frais» (Le Journal de Montréal, 26 avril 2018). Oui, oui, Denis a organisé une grosse fête «privée» dans un chic hôtel du Vieux Montréal réunissant 700 invités triés sur le volet (non je n’ai pas été invité) qui comprenait 744 bouteilles d’alcool (pour 700 invités!!!) au coût dérisoire de 14 000$; une chanson quétaine écrite et composée par Gregory Charles spécialement pour l’occasion au coût modeste de 10 048$ (toujours payée par des fonds publics) et un dessert du pâtissier Patrice Demers au coût ridicule de 4 700$. N’oubliez pas que ce sont les contribuables montréalais qui ont payé pour ce party privé organisé par Denis Coderre. Inacceptable et injustifiée comme dépense si ce n’est que pour permettre à Denis Coderre de faire toujours plus parler de lui. C’est une maladie chez lui. 

Gros égo vous dites!

Certains ont un égo démesuré et maladif, comme l’ex-ministre libéral Monique Jérôle-Forget qui avait apostrophé une vendeuse à la chic boutique Holt Renfrew d’Outremont, en lui disant : «Vous savez madame, moi je suis ministre». Ce qui fait que le gérant de la boutique était allé en personne s’excuser chez la madame importante pour avoir été «contrariée» par une simple vendeuse ordinaire. 

Denis, lui, a reçu en 2012 un constat d’infraction de 444$ d’une simple policière de Montréal, et il lui a lancé cette insulte : «Je serai ton futur boss, aurait dit Denis Coderre à une policière» (Le Devoir, 16 mai 2017). Et pas content que ce fait «divers» datant de 2012 soit rendu public en 2017 : «Frustré (encore une fois), le maire Coderre s’est défoulé (encore une fois) en appelant le chef de police Marc Parent» (Le Devoir, 6 juin 2017). Vous voulez vraiment ça de nouveau comme maire, je vous le demande?  

Le patronat : pour moins de français mais de grande qualité


 

Améliorer la qualité du français sans le protéger

Ah que j’ai pleuré à la lecture de l’opinion attendrissante du président du Conseil du Conseil du patronat du Québec, Carl Blackburn, un ancien haut gradé du parti libéral du Québec (en fait, le PLQ de Couillard et de Charest ne font qu’un). Comme il en sera avec Anglade si jamais vous êtes assez cinglés pour réélire le PLQ) publié dans le très sérieux Devoir du 15 février 2021 : «Préserver la qualité du français (tout en suggérant de généreuses coupes en éducation), une responsabilité urgente et collective». Que c’est beau ça!

Mais il ne faut pas voter plus de lois pour défendre le français

Encore une fois, le patronat se drape de bons sentiments sociaux mais cela n’est que mirage. Dans les faits, le patronat n’est intéressé que par le profit. D’un côté, il feint défendre la «qualité» du français au Québec mais ne veut surtout pas renforcer la loi 101 devant l’affaiblissement du français parlé dans la province au bénéfice de l’anglais. Pour la business, un Québec bilingue avec plus d’anglais au travail et à l’école est nettement ce qu’il y a de mieux.

Améliorer la qualité du français tout en coupant en éducation

Oui à l’amélioration de la «qualité» du français mais tout en charcutant les investissements en éducation publique et en subventionnant davantage l’école privée : «Budget québécois. Des programmes sociaux trop généreux (éducation et santé) selon le patronat» (Le Devoir, 17 février 2014). Oui, il y a toujours moyen de faire plus avec moins dans le public et d’en faire plus avec plus de fonds publics dans le privé, selon la légende universelle du patronat. L’hypocrisie est la marque de commerce du patronat qui tient à améliorer la qualité du français, même en net recul, et moins de financement public pour l’éducation, comme le démontre éloquemment cet autre article : «Dépenses publiques. Le Conseil du patronat du Québec espère (ses vœux seront alors exaucés par le PLQ) que Québec ne deviendra pas un bar ouvert (sauf pour les subventions aux entreprises)» (Le Devoir, 22 décembre 2008). Ah oui, le patronat s’épanche sur la «qualité» du français mais davantage sur l’urgence d’enseigner plus d’anglais à l’école.

Améliorer la qualité du français tout en accueillant moins d’immigrants français. Ça sent la rosserie!

Pour le patronat, qui n’est jamais à court d’idées pour se ridiculiser, il faut améliorer la qualité du français, c’est même impératif, tout en enseignant moins au primaire et au secondaire afin de faire plus de place à l’anglais, en n’exigeant point que les immigrés au Québec aient un minimum de connaissance en français et en s’opposant à des mesures coercitives qui obligeraient ces nouveaux venus à s’inscrire à des cours de français. Pour les nouveaux arrivants, la liberté de choix de la langue d’usage est de mise. L’important pour les boss est que les immigrants sachent parler l’anglais au travail et que les Québécois francophones fassent preuve d’ouverture en parlant en anglais à ces nouveaux immigrés qui sont venus nous apporter leur culture et leur expertise. Pour le patronat, il ne faut pas s’en faire avec ça : les immigrés vont apprendre le français sur le tas en communiquant en anglais avec leurs collègues de travail à l’usine. Voilà pourquoi l’ex-présidente des Chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand (ex-dirigeante également de l’UQAM), a publié cette opinion pleine de gros bons sens dans le Journal de Montréal du 19 décembre 2014 : «Nos exigences linguistiques (connaissance du français s’entend) bloquent-elles l’entrée d’immigrants francophiles?». La réponse est quoi selon vous?

Conseil du patronat, Chambres de commerce et Association des Manufacturiers

Il y a aussi l’Association des Manufacturiers du Québec qui milite énergiquement pour plus d’immigrés tout en n’exigeant pas comme critère principal d’admission la connaissance du français : «Les manufacturiers veulent plus d’immigrants (même s’ils n’ont aucune connaissance du français)» (Le Journal de Montréal, 10 décembre 2019). Le dirigeant de l’Association des manufacturiers du Québec, Éric Tétrault (et, oh, surprise, un autre ancien du PLQ), l’a dit clairement et sans ambiguïté : «Les usines (et aussi dans les bureaux) veulent embaucher des immigrants qui ne connaissent pas le français (et qui ne l’apprendront jamais)» (Le Devoir, 3 février 2016). Et après ça, ils viennent nous faire pleurer sur la nécessité d’améliorer la «qualité» du français au Québec alors que, dans les faits, le patronat prône plutôt pour une plus grande connaissance de l’anglais avec plus d’heures d’enseignement tant au primaire qu’au secondaire. Pourquoi pas à la maternelle? Je vous le dis, ils vont nous produire une étude sur les coûts exorbitants de parler français au Québec et les économies que l’on ferait de passer exclusivement à l’anglais.

Mario Dumont, l’ADQ et le patronat : la trinité d’affaires

Comme le PLQ de Charest et de Couillard, Mario Dumont, la coqueluche des boss et de Québecor, alors chef de l’Action démocratique du Québec, avait signifié sa fidélité au patronat en affirmant haut et fort : «L’ADQ abandonnerait le critère de la langue. La priorité irait aux immigrants capables de trouver un emploi dès leur arrivée» (Le Devoir, 13 mars 2008). Et comme bien souvent au travail, l’important est de maîtriser l’anglais et de parler à son boss en anglais. Voilà pourquoi certains aiment Mario.

Le patronat hypocrite en matière d’environnement aussi

J’ai de nouveau pleuré à la lecture de cet autre opinion «verte» et «écologique» rédigée par le patron du Conseil du patronat du Québec (CPQ) et publiée dans Le Devoir du 21 juin 2019 : «Le Canada doit devenir un exemple mondial en économie verte en s’inspirant du Québec (qui est pourtant, malgré les dires et les prétentions, un cancre dans le domaine environnemental)». Encore du n’importe quoi afin de mieux rire du monde.

Bon, d’accord pour l’économie dite «verte» et le développement dit «durable» mais sur une base volontaire seulement et sans mesures législatives qui viendraient brimer la loi naturelle et la liberté du marché : «Changements climatiques. Le patronat mise sur les lois (quelles lois?) du marché (pas sur les lois promulguées par les gouvernements). Le «test climat» gouvernemental prévu dans les projets de loi 102 du Québec est jugé superflu par le patronat» (Le Devoir, 25 novembre 2016). Le patronat, de grands défenseurs du bien commun, de l’environnement et de l’égalité des chances, vraiment?

Couper plein d’arbres c’est du développement durable

Oui, pour le développement durable (un terme trompeur et fourre-tout) mais pas trop que nous dit encore le patronat, et comme le fait actuellement la CAQ qui n’est pas mieux que le PLQ en matière de protection de l’environnement, le bien le plus précieux pour les générations actuelle et future : «Trop de développement durable nuit au développement économique (qui doit tolérer le droit inaliénable de polluer). Les forestières réclament un plus grand accès à la ressource ligneuse, c’est-à-dire à la forêt» (Le Devoir, 19 novembre 2013). Plus d’accès à la forêt en autorisant les coupes à blanc, en construisant des grosses routes forestières entièrement financées par l’État et des fonds publics et tant pis pour la faune, la flore, la biodiversité, les activités récréatives, etc. Le CPQ l’avait bien dit au gouvernement en 2005 : «Le patronat ne veut pas d’une loi sur le développement durable» (Le Devoir, 16 mars 2005). Donc, selon le petit catéchisme néolibéral radical du patronat, il faut miser sur l’économie verte mais sans loi gouvernementale pour protéger l’environnement et pour favoriser le développement durable. Pour verdir l’économie, il faut se fier uniquement aux divines lois dites naturelles du marché, car la création de richesse pour une minorité doit primer sur les mesures socialistes folichonnes des écologistes inconscients et insouciants : «Les coûts de l’environnement ne doivent pas nuire à la compétitivité des entreprises» et «Plus d’économie et moins d’environnement demandent les pétrolières» (La Presse, 13 mai 2011 et Le Devoir, 13 octobre 1999). Si les pétrolières le disent, c’est que…

Une dernière touchante du patron du CPQ

Et oui, comme vous le devinez, j’ai encore pleuré à chaudes larmes en lisant l’opinion du chef du Conseil du patronat publiée dans Le Devoir du 13 septembre 2013 : «S’accuser mutuellement ou travailler ensemble?». Toute personne ayant un cœur ne peut faire autrement que de pleurer beaucoup en lisant cet évangile patronal selon Yves-Thomas Dorval. Travailler ensemble selon le CPQ et enrichir les Québécois tout en n’augmentant pas le salaire minimum car : «Un salaire minimum à 15$ nuirait plus qu’il n’aiderait, dit le CPQ (peut-être serait-il préférable de le baisser?)» (Le Journal de Montréal, 11 novembre 2016). Travailler main dans la main avec le patronat tout en fermant certains villages : «Le président du CPQ (Yves-Thomas Dorval) veut vider les villages pauvres et recommande à Québec de relocaliser (les déménager quoi!) les habitants».

La pandémie engendrera-t-elle un capitalisme humaniste?

Chaque événement mondial donne naissance à des voyants

En 2007 est survenue la crise financière mondiale causée par la cupidité infinie des banques et de leurs banquiers. Puis, en 2011, naquit le mouvement international «Occupy Wall Street» suivi de manifestations, attirant des millions de personnes, pour la survie planétaire. À chaque fois, des supposés experts, voyant l’occasion de se faire voir et de s’enrichir, prédisaient un monde fraternel nouveau dans lequel régneraient l’égalité des chances, le ratatinement des inégalités économiques par un juste partage de la richesse et la fin des paradis fiscaux, de la corruption et de la collusion. On était censé assister à la naissance d’un monde enchanté et à quelque chose de fabuleux comme le paradis sur terre. Comme vous allez le constater dans mes deux prochains textes, que ces nouvelles prophéties émanant d’intellectuels visionnaires ont plu à nos médias privés, à leurs propriétaires, souvent milliardaires, et à leurs journalistes qui se sont alors emballés et empressés de pondre de très longs textes élogieux sur ces nouvelles théories «scientifiques» afin de mieux nous scléroser et nous anesthésier. Il faut dire que certains journalistes étaient dans leur enthousiaste envolée médiatique de bonne foi mais eux-mêmes terriblement impressionnés par ces nouveaux prédicateurs. Quoiqu’il en soit, les dindons de ces farces grotesques sont toujours les millions de lecteurs et d’auditeurs.

La pandémie et la «théorie» du donut

Pas plus tard que le 11 janvier 2021, la journaliste et éditorialiste, Manon Corneillier du Devoir nous a pondu un gros texte de plus d’une page intitulé, en page frontispice s.v.p. : «La recette économique équilibrée du beigne». La journaliste était contente de s’épancher sur cette nouvelle peudo-théorie émanant de la professeure anglaise Kate Raworth, de l’Environmental Change Institute de l’Université Oxford, qui a accouché en 2017 d’un livre très sérieux intitulé : «La théorie du donut. L’économie de demain en sept principes». Naturellement, rien de ce que la visionnaire Raworth prédit ne se matérialisera. Mais pas grave, ça fait exotique, intellectuel et novateur et nos journalistes adorent ça.

Pandémie ou pas, c’est «business as usual

Comme pour l’après crise financière de 2007, le mouvement mondial «Occupy Wall Street», les manifestations monstres pour la survie de la terre et maintenant de la pandémie, absolument rien ne changera pour le mieux pour le 99% de la population formée de gens ordinaires. Ce sera le contraire, comme on l’a vu après ces phénomènes mondiaux. Là encore, des prestidigitateurs et des marchands d’illusions (oui, c’est une business très payante qui attire son lot de charlatans) nous avaient prédit plein de bonnes choses que nos médias se sont empressés de nous rapporter : Hélas, tout a continué «as usual» et les élus commandités ont continué malgré tout à réduire les impôts des nantis et des entreprises; à déréglementer le marché du travail et l’environnement; à signer en catimini des traités de libre-échange et à se faire financer toujours plus par les compagnies et les richards. Résultat : les inégalités de richesse ont continué de s’agrandir; les riches sont devenus plus riches; l’évasion fiscale et l’évitement fiscal dans les paradis fiscaux ont cru; les cas de corruption et de collusion se sont multipliés; le pouvoir des syndicats de travailleurs ordinaires (contrairement aux syndicats des toubibs) a diminué et la pollution a tellement progressé qu’elle est devenue criminelle. Ah oui, à ceux qui veulent en savoir plus sur la fumeuse théorie du beigne, qui intègre le développement durable, le respect de l’humain, le partage de la richesse et autres belles affaires angéliques, vous n’avez qu’à lire l’article de la journaliste Manon Corneillier paru dans Le Devoir du 11 janvier 2021. Moi, ça ne me tente pas de cogiter sur ces dits produits intellectuels dérivés.

La pandémie donne des idées à certains «penseurs»

Contrairement à l’après-crise financière de 2007-2008, où nos élus ont demandé aux innocentes victimes de cette crise mondiale de payer pour les dommages sociaux engendrés et pour subventionner les banques responsables de cette fraude institutionnalisée, cette fois, après la pandémie, on n’augmentera supposément pas l’impôt de la classe moyenne. Nos gouvernements vont plutôt augmenter l’impôt des riches et des compagnies, et éliminer l’évasion et l’évitement fiscaux. Et surprise, contrairement à «l’ancien temps», le patronat et les nantis nouvellement empreints de solidarité seront heureux d’ainsi contribuer à un monde plus humain et à une planète plus verte. En tout cas, c’est ce que prédit la légende pondue par des experts en voyance et des spécialistes de la bonne aventure admirés et traités royalement par nos journalistes qui se font leurs haut-parleurs.  

Quelques exemples de raccourcis intellectuels

Des exemples de ces gens très sérieux qui nous prédisaient un avenir bleu poudre et rose bonbon? Que vois-je comme texte instructif paru dans Le Devoir du 10 avril 2020 et signé par un professeur universitaire agrégé de l’Université Laval, monsieur Ivan Tchotourian : «Coronavirus. Moraliser les dividendes et la rémunération (des dirigeants)». Voilà la solution enchanteresse. Pas besoin de réglementer, il suffit juste de «moraliser», dans une forme d’incantation magique, les profits, les dividendes et les salaires des patrons. Il fallait juste y penser. Vraiment fantasmagorique comme idée absolument révolutionnaire.  

Le temps nouveau est enfin arrivé

Que les entreprises et les dirigeants de grosses entreprises se le disent : c’est fini les folies et les excès que nous ont dit, dans Le Devoir du 3 août 2020, deux dirigeants de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP) dans leur opinion éclairante intitulée : «Le vent tourne (ah oui?) pour les actionnaires. Les questions environnementales et sociales sont devenues des enjeux incontournables dans la gestion des sociétés cotées en Bourse (vous m’en direz tant)». Mais quel avenir radieux attend nos enfants et nos petits-enfants. Les vieux comme moi pourront mourir en paix et en toute quiétude : un monde fraternel et solidaire avec, en prime, une planète verdoyante s’en vient. Nous pourrons alors dire que la pandémie fut, en dernier ressort, une bonne chose : un don du ciel, quoi!

D’autres à nous faire pleurer de joie

La pandémie aura aussi amené le gratin économique, en plus «d’exiger» des hausses d’impôt, des baisses de salaires et de dividendes, à être davantage débonnaires et mécènes pour les pokés et les démunis. À donner davantage sans demander en retour des grosses exemptions fiscales. Moi en tout cas je peine à retenir mes larmes. Que voulez-vous, je suis une personne très sensible. Oui, les riches vont déballer leur richesse sur la plèbe que nous disent trois très sérieux universitaires et dirigeants de l’organisme humanitaire Phil-ab dans leur clairvoyante opinion publiée encore une fois dans Le Devoir (qui est entiché de ces patentes à mythes) du 3 avril 2020 : «Face au virus, l’apport de la philanthropie». Même les pauvres et les itinérants vont donner pour la bonne cause. Admettez qu’il fera bon vivre dans la société de demain.

Et pour finir en beauté

Il y a, toujours paru dans le très sérieux Devoir du 28 avril 2019, le philosophe André Baril qui nous suggère ceci dans son opinion : «Humaniser la mondialisation grâce au dialogue». Je viens d’apprendre qu’on peut «humaniser» la mondialisation par le dialogue entre gens de bonne volonté. Et puis, le professeur Yves-Marie Abraham des HEC Montréal qui nous dit dans son texte du 22 mai 2020 (publié où vous pensez?) que la crise du coronavirus nous a dévoilé ce qui mérite d’être sauvegardé ou non (en partageant plus et en démocratisant la société, ce qui enchantera le patronat) : «Comment relancer l’économie autrement?».

Enfin, il y a Donald Riendeau, directeur général du très renommé «Institut de la confiance» (c’est son vrai nom) qui, dans son évangile du 20 septembre 2020, publié dans Le Devoir, nous pose la question existentielle suivante : «Coronavirus. Vivre-ensemble. Vers une société de confiance, de méfiance ou de défiance?». Vous, vous choisissez quel type de société? Comme disait le poète prolétarien, c’est ça parler pour rien dire et se complaire dans des élucubrations folichonnes. J’en ai d’autres encore plus drôle, que je vous dévoilerai très bientôt.  

Santé privée : jamais il y a eu de débat public, on nous l’a imposée

Un autre exemple de la dictature patronale occidentale

Premièrement, et vous le savez probablement déjà : les transnationales occidentales sont plus grosses, plus riches et plus puissantes que les États. Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’ex-ministre libéral Pierre Paradis : «Les géants des pesticides (Mosanto) sont plus puissants que l’État dit Pierre Paradis» (Le Devoir, 23 octobre 2015). Et que dire de la puissance de Bayer qui a acheté Mosanto? Les géants des pesticides sont plus puissants que l’État et encore plus les GAFAM, les banques, les pétrolières, les pharmaceutiques, etc., qui font la pluie pour certains et le beau temps pour d’autres : «Les GAFAM ont trop de pouvoir» (Le Journal de Montréal, 29 juillet 2020).

Deuxièmement, le patronat et les nantis, afin de faire entendre «raison» aux élus, engagent régulièrement des milliers de lobbyistes, souvent d’ex-politiciens; les financent et les corrompent afin de souder entre eux un lien fraternel; créent des gros organismes de recherche et des ONG bidons (C.D. Howe Institute, Conference Board, Fraser Institute, Fédération des contribuables canadiens, etc.); s’achètent beaucoup de publicité et même des articles et des reportages et détiennent la plupart des médias d’information (Bell, Québecor, Cogeco, Rogers, Murdoch, Bezos, Bloomberg, etc.). Pour faire contrepoids, le monde ordinaire peut participer à des lignes ouvertes, se plaindre sur interner, manifester mais sans rien casser, et même faire du bruit avec leurs chaudrons et leurs casseroles. Voilà à quoi rime dans les faits la vraie liberté du peuple dans nos illusoires démocraties. Voilà leur notion d’un juste rapport de force entre la majorité ordinaire et l’infime minorité extraordinaire. En passant, quand nos médias parlent d’une ONG dite «indépendante», ça veut dire qu’elle est financée par des milliardaires et est située dans une grosse ville occidentale.

Santé privée, baisses d’impôt, privatisation, etc.

C’est toujours le même «pattern» : lorsque le patronat veut quelque chose, il va l’avoir grâce au travail acharné de conditionnement et de propagande idéologiques de leurs lobbyistes, de leurs organismes de recherche, de leurs universitaires commandités, de leurs élus qu’ils financent et embauchent, de leurs médias qu’ils détiennent avec leurs journalistes, chroniqueurs, et éditorialistes. Les puissants ont aussi les moyens pour s’acheter une tonne de messages publicitaires qu’ils disent «pédagogiques» et qui propagent les faits et la vraie vérité. Vous voilà alors remplis comme des valises. Et si vous faites quand même valoir votre désaccord, vous allez passer pour un ignorant et un fou. Vaut mieux alors pour certains de rentrer tranquillement et paisiblement dans le rang.

On l’a vu avec les baisses d’impôts décrétées ces quarante dernières années, qui ont profité surtout aux richards et aux corporations, et que la population, avec raison, ne voulait pas. Le monde ordinaire, pas fou, a toujours préféré les investissements dans nos programmes sociaux déficients aux baisses d’impôts. Démocratie capitaliste oblige, nos élus ont fait le contraire de ce que la population voulait. C’est alors que les universitaires, les experts, les journalistes, les éditorialistes, les lobbyistes et les politiciens sont arrivés en renfort patronal, afin de faire comprendre le gros bon sens au peuple, l’éduquer sur la nécessité de couper dans les services publics afin d’éviter la faillite du pays, de baisser les impôts des cerveaux et des gras durs, afin d’empêcher leur exode, et des compagnies afin de les rendre supposément plus compétitives. Les mensonges sont alors toujours de mise afin de convaincre.

La brigade et la milice médiatiques attaquent

Et dire que l’objectivité et la rigueur sont censés être de mise dans nos médias détenus par de riches individus ou par de grosses compagnies. Voyons donc, il ne peut y avoir d’indépendance et de liberté pour les journalistes et les éditorialistes à l’emploi de médias «privés». Ceux qui prétendent le contraire mentent comme c’est leur habitude.

Dans le cas de la santé privée par exemple, comme le patronat et les nantis en voulaient, alors les journalistes, les chroniqueurs et les éditorialistes de leurs médias ont alors été «invités» et «sollicités» pour en faire l’apologie. Vraiment pathétique d’aller ainsi à l’encontre du véritable rôle social des médias et des journalistes. Il faut vraiment être de mauvaise foi pour venir nous dire en plein face et sans rire que la santé privée va aider le système de santé publique qui, déjà, manquait de médecins, d’urgences, de blocs opératoires, etc. Et les cliniques en santé privée allaient les prendre où leurs médecins, en pleine période de pénurie? Aux States, la santé est privée et représente toutefois le système de santé le plus coûteux et le plus bureaucratique du monde. Pouvez-vous m’expliquer?

Prenons le cas des chroniqueurs du Journal de Montréal

C’est vraiment effrayant et décourageant de voir comment la vaste majorité des journalistes, des chroniqueurs et des éditorialistes se sont faits les pantins et les guignols de l’agenda patronal en vantant, avec des arguments creux et vides, les avantages et même la nécessité du privé en santé, comme ils l’ont fait pour «l’obligation» de baisser les impôts, de réduire la dette publique, d’atteindre le déficit zéro, de privatiser, etc. Et bien évidemment, ces représentants de commerce, pardon de la presse, vont toujours inviter à commenter des experts et des universitaires qui pensent comme eux et comme leurs propriétaires.

Si vous avez du temps à perdre et que vous voulez rire, lisez des textes «profonds» et «songés» rédigés par les chroniqueurs vedettes du Journal de Montréal. Il y a le 21 avril 2014 où Isabelle Maréchal a dit que dans la santé publique, il y a plein de bureaucrates qui se pognent le beigne et qu’il faut donc faire place à plus de privé : «Deux têtes tournées vers le patient». Et il y a eu David Descôteaux qui, dans son épitre du 5 mars 2013, posait la question existentielle suivante : «Qui a peur du privé en santé?». Certainement pas les dodus financièrement. Il y a eu aussi Jean-Philippe Décarie qui, dans sa chronique du 30 mai 2000, ne nous laissait aucun choix et nous plaçait devant l’évidence même : «Inévitables privatisations». Ce que j’ai donc de la difficulté à me retenir. Il y a également l’ex-ministre péquiste et ex-chroniqueur au journal Les Affaires, Joseph Facal, maintenant au Journal, qui nous a pondu ces deux vérités sur ce que nous sommes vraiment, les 21 août et 24 janvier 2004. Demandons pardon car nous ne sommes que des pauvres quidams guidés par les tabous, la religion, l’idéologie, etc. : «Quand la religion remplace la pensée. Nous n’avons plus les moyens de maintenir notre système de santé sans le privé» et «Santé : ces tabous qui nous aveuglent». Il faut vraiment avoir la tête enflée pour nous faire ainsi la leçon et la morale. Et tant qu’au «king pin» de l’empire médiatique de Québecor, Mario Dumont, ex-chef de l’ADQ, un parti politique de la droite radicale, il avait, grâce à son pif et à sa vision, prétendu que : «Les gens sont prêts à payer pour être soignés» (La Presse, 15 novembre 2008). Mario avait, en 2002, poussé plus loin la folie en voulant permettre aux riches de payer et ainsi de passer avant les autres, même dans le cadre de notre système de santé public : «Santé : payer pour éviter les listes d’attente. L’ADQ (de Mario Dumont) offre aux nantis de n’acquitter que les frais administratifs» (Le Devoir, 2 octobre 2002). Des propositions dégradantes et criminelles et ce sont des gens comme lui qui sévissent dans nos médias d’information et qui en sont les vedettes.

Les élus : plus de privé et moins de public en santé

Avis à ceux et celles qui pensent que je divague. Trouvez-moi des chroniqueurs et des élus qui, depuis le début des années 2000, ont milité pour plus de santé publique et moins de santé privée… déductible d’impôts, donc financée à 50% par des fonds publics.

  • «Jean Charest est favorable à la privatisation des soins de santé» (La Presse, 18 avril 1998);
  • «Couillard livre un plaidoyer pour le privé en santé (et pour des coupures dans le public)» (La Presse, 10 décembre 2008);
  • «Couillard avait (en bon hypocrite et bon lobbyiste qu’il a toujours été) élargi la voie au privé juste avant de démissionner» (La Presse, 20 août 2008);
  • «Couillard : Ministre libéral, il se cherchait un emploi (dans le privé bien évidemment)» (Le Devoir, 18 mars 2009);
  • «Lucien Bouchard ouvre le débat sur la création d’un réseau de santé privé» (Le Journal de Montréal, 6 août 2004);
  • «Santé : Parizeau et Johnson (Pierre-Marc) sont favorables au privé» (Le Devoir, 10 décembre 2005);
  • «Rochon (ex-ministtre péquiste de la santé) lorgne la privatisation de services de santé» (La Presse, 7 janvier 1998).

Incroyable mais vrai. Pendant que nos élus vargent dans notre système de santé public, ils militaient tous pour la santé privée comme le voulaient le patronat et les nantis.

Et les chroniqueurs et éditorialistes de La Presse itou

Il était normal qu’à La Presse, qui était détenue par la transnationale Power, très présente dans la santé privée, de militer ardemment pour plus de privé et moins de public en santé :

  • Alain Dubuc : «Sauver des vies (grâce au privé) ou sauver le système (public)» (La Presse, 20 août 2004);
  • Ariane Krol : «Expérimentons le privé (en santé)» (La Presse, 11 août 2007);
  • André Pratte : «L’impasse demeure» (La Presse, 23 février 2008);
  • Gabrielle Duchaine : «Cliniques médicales privées : affaires en or pour investisseurs» (La Presse, 5 juin 2013).

Le Québec, champion au pays du privé en santé et en éducation

Alors, ils sont où nos prophètes qui, au début des années 2000, prétendaient que le privé allait aider le public?

  • «Santé Québec. Parmi les pires urgences en Occident» (Le Journal de Montréal, 3 juin 2016);
  • «C’est au Québec qu’on attend le plus pour voir un médecin» (La Presse, 28 juin 2011);
  • «864 jours d’attente pour un médecin de famille» (La Journal de Montréal, 11 septembre 2020).