Comment mettre fin aux criminels paradis fiscaux sans se fatiguer

Après les Paradise e les Panama Papers vint les Pandora Papers

Au lieu de s’étioler malgré les belles et vertueuses promesses mensongères de nos élus et gens d’affaires, l’évasion fiscale criminelle dans les paradis fiscaux féodaux continuent de plus belle. Ainsi, des milliards de dollars en fraude fiscale échappent chaque année à nos États. Des milliards qui devraient servir à financer les services publics. Et comme nos gouvernements n’ont pas l’argent suffisant pour investir dans nos programmes sociaux, ils nous disent alors, les hypocrites, qu’il fallait les privatiser. Manque d’argent du gouvernement alors que les entreprises déclarent des profits records. Cherchez le problème!

Des bienfaiteurs et des créateurs de richesse qu’ils disent

Ces potentats qui esquivent leurs impôts grâce à l’évasion et l’évitement fiscaux concoctés par nos aimables banquiers, très présents en politique active, comptables et avocats. Ce sont souvent eux que nos médias mettent sur un pied d’estale en les qualifiant de visionnaires, de créateurs, de mécènes, de philanthropes qui achètent beaucoup de publicité, des articles médiatiques et aussi les médias eux-mêmes comme Bell, Québecor, Cogéco et Rogers. Et ayant du front tout le tour de leur grosse tête, ces mêmes bandits à cravate se paient des instituts, des universitaires, des fondations et des ONG bidon et nous disent même que les gouvernements doivent sabrer dans les services et les biens publics. Et ce n’est pas tout : en plus de détourner une partie de leurs revenus dans les paradis fiscaux à chaque année, ils réclament sans cesse des baisses d’impôts et de taxes. C’est alors que les paradis fiscaux du gratin deviennent l’enfer fiscal pour le monde ordinaire et la classe moyenne :

  • «Pandora Papers. Les secrets financiers de milliardaires, d’élus et de célébrités exposés au grand jour» (Radio-Canada, 4 octobre 2021);
  • «Panama Papers : 500 millions récupérés dans le monde, rien au Canada» (Radio-Canada, 9 janvier 2018);
  • «Paradis Papers : Apple, Nike, Lewis Hamilton s’ajoutent à la liste» (Le Journal de Montréal, 6 novembre 2017).

Un gros merci au Consortium international des journalistes d’investigation

Il faut féliciter chaleureusement le Consortium international des journalistes d’investigation (non, le service d’enquête du JDM n’en fait pas partie : trop complexe), incluant CBC/Radio-Canada et le Toronto Star, qui ont accompli encore une fois un travail de moines en épluchant, en analysant, en faisant les recoupements, etc. de milliers et de milliers de documents. Bravo!

Les criminels paradis fiscaux c’est comme les promesses creuses pour contrer la pollution

Ça fait plus de 50 ans que les politiciens corrompus et rompus aux puissants mentent effrontément quant aux mesures vigoureuses entreprises afin de contrer la pollution et les paradis fiscaux. Comme l’ont récemment dit avec justesse les ambassadeurs de la jeunesse à Milan menés par Greta Thunberg : «Environnement. Trente années de bla-bla dans la lutte pour le climat» (Le Devoir, 29 septembre 2021). Oui les politiciens et les affairistes vous jurent qu’ils ont vraiment à cœur le réchauffement climatique et ses effets dévastateurs et qu’il faut s’y attaquer énergiquement… mais pas tout de suite. Ils se fixent de beaux objectifs lointains qu’ils savent pertinemment que ce ne sont que de la poudre aux yeux et que, dans les faits, rien ou si peu ne changera afin de ne pas nuire à l’enrichissement du 1%. C’est comme cette nouvelle niaiseuse publiée dans Le Devoir du 5 octobre 2021 : «Une cible «zéro émission» d’ici 2050 pour les compagnies aériennes». D’ici 2050, c’est-à-dire jamais. Pourquoi nos médias rendent-ils compte de ces niaiseries patronales qui ont pour objectif d’aliéner le monde?

Facile de mettre fin à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux

Si l’on ferme et que l’on asphyxie les paradis fiscaux, il n’y aura plus d’évasion fiscale dans ces mêmes paradis fiscaux, n’est-ce pas? Saviez-vous qu’il serait si facile, avec un minimum de courage politique d’élus vraiment au service de la population, de mettre fin rapidement à l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux? Simplement en décrétant des embargos et des sanctions économiques contre ces paradis fiscaux qui, souvent, comptent moins de cent mille habitants, comme nos pays occidentaux l’ont toujours fait pour d’autres nébuleux motifs à l’Irak, à Cuba, à la Russie, au Venezuela, à l’Iran, etc. Ces politiciens vendus et assujettis ne le feront pas car ces paradis fiscaux sont liés de très près aux pays occidentaux en tant que colonies ou territoires qui utilisent les monnaies occidentales (souvent le dollar américain) et qui ont recours aux chambres de compensation de leurs banques centrales. En plus d’imposer des embargos et des sanctions économiques au titre de dumping fiscal et de crimes contre l’humanité (les paradis fiscaux tuent bien du monde chaque année), les pays occidentaux devraient interdire à ces paradis fiscaux d’utiliser leur monnaie (dollar, euro, libre sterling) et leurs chambres de compensation. Ils devraient aussi interdire à leurs entreprises et à leurs citoyens de faire affaire avec eux comme ils le font pour certains pays. Ce n’est pas compliqué à appliquer, n’est-ce pas? Alors dites-moi pourquoi on ne le fait pas? Ah oui, les pays occidentaux devraient geler les avoirs des banques, des professionnels et des politiciens issus de ces monstrueux paradis fiscaux que l’on banalise.

Quelques exemples d’importants paradis fiscaux

Ne venez pas me dire que les États-Unis, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et même le Canada ne peuvent pas en finir rapidement avec ces paradis fiscaux supposément souverains alors que, dans les faits, ils sont dirigés et menés par ces mêmes maîtres économiques occidentaux. Comme très gros paradis fiscaux dans le monde il y a, tenez-vous bien, les îles Vierges britanniques avec ses 31 000 habitants, les îles Turcs et Caïcos et ses 35 000 habitants, les îles Caïmans (62 000 personnes), les Bermudes (65 000 individus) et aussi les grandioses îles Niévès des Antilles et Nive Pacifique et leurs 1300 habitants chacun. Vous voyez bien que si l’on vivait vraiment dans des pays démocratiques dans lesquels la liberté des individus prime et le bien commun, il serait moins éreintant de mettre fin aux paradis fiscaux que de faire l’amour. Pire encore, ces paradis fiscaux servent d’arguments massues à l’élite économique pour ne pas les taxer au Canada en raison de leur grande «mobilité» dans leurs territoires et pays merdiques. Alors taxons ceux qui sont immobiles.

Attrape-nigaud fiscal de l’OCDE

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vient encore de renforcir l’évasion fiscale mondiale malgré ses prétentions. En effet, au début du mois de juillet 2021, 130 pays (mais non l’Irlande et des paradis fiscaux notoires) se sont entendus pour fixer un taux d’impôt de 15% minimal aux grandes entreprises basé sur leurs revenus mondiaux : «Un jour historique (mais qui ne changera pas grand-chose) pour l’OCDE» (Le Devoir, 2 juillet 2021). Premièrement, 15% d’impôt sur le revenu d’entreprises milliardaires très profitables est une blague. Il aurait fallu le double à 30%. Deuxièmement, qui va assurer que les entreprises vont effectivement payer le 15% d’impôt sur le revenu et où? Troisièmement, qui exercera le contrôle sur les revenus transférés dans des sociétés apparentées? Je doute vraiment que les 130 pays appliquent vraiment les nouvelles règles fiscales. Certains accorderont des déductions fiscales ou des subventions additionnelles à ces transnationales qui exercent un pouvoir immense dans tous les pays. Enfin, cette entente internationale concerne seulement 2500 multinationales qui ont un chiffre d’affaires annuel de plus de 1,1 milliard de dollars canadiens. Ça veut dire que ça exclut les riches individus filouteurs et les millions d’autres entreprises. Cet accord est une farce grotesque pour vous intoxiquer et qui a été enjolivée par vos médias d’information. En 2009, l’OCDE considérait qu’il n’y avait plus de paradis fiscaux : «Paradis fiscaux : la liste noire est vide. L’OCDE fait passer sur sa liste grise les trois derniers pays (ou territoires) qui y figuraient» (Le Devoir, 8 avril 2009). On pourrait intituler cette facétie : «La vie en rose de l’OCDE».

Les dommages «collatéraux» des paradis fiscaux

Mes amis, l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux est une fraude et un crime. Ceux qui s’y adonnent devraient être emprisonnés, de même que les politiciens qui légalisent ces crimes. Il est bien facile de dire que c’est légal quand le tout est légalisé et institutionnalisé par des politiciens sous tutelle et sous l’emprise de ces bandits de grand chemin : «8% de la richesse mondiale séjourne dans des paradis fiscaux» (Le Devoir, 25 novembre 2014). Ce n’est pas ce qu’on appelle de la petite bière. Au moins, 14 000 milliards de dollars sont logés dans les paradis fiscaux qui sont des clubs privés et privent les gouvernements dans le monde de 427 milliards$ par an de recettes fiscales et d’environ 25 milliards$ par an pour le Canada seulement (Le Journal de Montréal, 19 novembre 2020 et Le Devoir, 5 octobre 2021).

Et le mot de la fin pour rire jaune revient à l’ancien président des États-Unis, Barack Obama qui, en 2009, a eu le courage de dire cette vérité toute crue avec les lourdes conséquences que ce crime fiscal échafaudé par nos rapaces de pair avec leurs politiciens cause partout dans le monde : «Il y a un immeuble aux îles Caïmans qui abrite plus de 1200 entreprises. Soit c’est le plus grand immeuble au monde, soit il s’agit de la plus grande évasion fiscale au monde : «Obama engage la lutte contre l’évasion fiscale (sans rien changer)» (Le Devoir, 5 mai 2009). Et puis, est-ce que vous la trouvez drôle?

L’angélisme du Monseigneur conservateur Ébacher

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L’Église catholique compte trop de religieux conservateurs

Vous le savez, je suis un catholique pratiquant qui, entre autres, lit assidûment le Prions en Église chaque semaine et dans lequel on retrouve des textes éclairants rédigés par des prêtres et des laïques qui portent sur différents sujets. Monseigneur Roger Ébacher en écrit régulièrement. À chacun de ses papiers, le religieux fait preuve d’un conservatisme économique et social qui fait vraiment peur. Quoique je ne remette aucunement la profondeur de sa foi et de son honnêteté, Monseigneur Ébacher démontre une naïveté inquiétante. On croirait lire l’opinion d’un membre du Conseil du patronat, d’un universitaire et d’un expert financés par le privé ou d’un politicien très à droite qui tous nous larguent toutes sortes d’affaires afin de nous endormir et de nous soumettre. En tant que sens critique et éveilleur de conscience on repassera. Franchement décevant. On se demande même sur quelle planète il vit. À le lire, les nantis et les entreprises se dotent de plus en plus d’un sens aigu de leurs responsabilités sociale et environnementale et d’un code d’éthique profond. Bientôt, finie la recherche du profit maximum à tout prix, les inégalités économiques criantes, la misère, la pauvreté et l’exploitation. Les gens d’affaires ont supposément à cœur le juste partage de la richesse. La vie en rose et verte, quoi!

Un sommaire de ses derniers textes publiés dans le Prions en Église : La responsabilité sociale des entreprises

C’est la teneur et l’argumentaire du dernier texte de Monseigneur Ébacher, paru le 10 octobre 2021, dans le Prions en Église qui m’a grandement fait tiquer et qu’il a intitulé ainsi : «La responsabilité sociale des entreprises». Selon le prélat, les gens d’affaires, les riches et les entreprises sont sur la bonne voie. Il faut être dans l’allégresse car il y a de plus en plus d’entrepreneurs qui modifient leurs comportements égoïstes, qui deviennent conscients de leur responsabilité sociale et qui militent pour le bien commun. Nos affairistes modernes sont aussi plus sensibles à la protection de l’environnement et au bien-être de leurs employés, de leurs clients et de la population en général. Franchement Monseigneur Ébacher, il faudrait peut-être se réveiller et voir ce qui se passe vraiment dans nos sociétés. En passant, Monseigneur Ébacher ne cite jamais le pape François dans ses écrits. Les deux religieux sont aux antipodes et ne font pas du tout la même lecture de la réalité et de ce qui se passe dans notre société.

Mondialisation et fraternité : wow!

Le 6 septembre 2021, Monseigneur Ébacher a publié un autre texte dans le même genre, toujours dans le Prions en Église, qu’il a cette fois intitulé : «Mondialisation et fraternité». C’est-y pas beau ça? Terminée l’exploitation des pays pauvres par les transnationales des pays riches. Terminée la misère des pauvres et des «sweat shops». Monseigneur Ébacher, votre pensée magique porte atteinte à l’égalité des chances.

L’humanité en voie d’unification et humaniser le capitaliste : Attaboy!

Le 7 mars, toujours en 2021, Monseigneur Ébacher nous a fait cadeau d’une autre épitre qu’il a intitulée : «L’humanité en voie d’unification». Ayoye, ce n’est pas du tout ce que je constate. Et une autre opinion publiée le 13 septembre 2020 et intitulée : «Humaniser le capitalisme». Vous commencez à comprendre pourquoi c’est devenu difficile pour moi de le lire, de le comprendre et de l’excuser, car comme prêtre il doit faire face à ses responsabilités. Je le répète : lire de telles choses puériles de la part d’un religieux me consterne. Un tel discours venant de gens d’affaires, des milliardaires, de banquiers, de dirigeants de multinationales, de politiciens de la grosse droite, et d’universitaires entretenus par le privé, je peux le comprendre. Ces derniers prêchent toujours pour leurs propres intérêts privés égoïstes, leurs privilèges, leur richesse, etc. Cette richesse c’est bien, qu’ils disent hypocritement, car supposément elle dégouline et suinte sur le monde ordinaire.

C’est pour le bien commun et pour le mieux-être de tous qu’ils suggèrent tout le temps des coupes musclées dans les programmes sociaux, des baisses d’impôts accordées aux riches et aux entreprises, pour la privatisation de nos instruments collectifs et pour l’obtention de grosses subventions gouvernementales afin de créer de la richesse collective. Jamais au grand jamais ils ne font dans la corruption, les menaces, le chantage et le paradis fiscaux. Toujours moins d’État et plus de privé, c’est mieux même si de plus en plus de transnationales sont plus grosses, plus puissantes et plus riches que les États, qu’elles ont mis sous leur tutelle.

Les événements survenus durant la semaine de son dernier texte ignorés par le religieux

Monseigneur Ébacher a omis de parler de ces événements «normaux» qui se sont produits durant la même semaine de la parution de son homélie fraternelle et consensuelle publiée le 10 octobre 2021 : «La responsabilité sociale des entreprises». Tout de même curieux. On dirait qu’il ne suit pas l’actualité de près ou qu’il préfère ignorer ce qui ne cadre pas dans ses théories et qui vient contredire ses prétentions. Pour l’aider dans son cheminement spirituel et pour l’éclairer sur des choses concrètes de la vraie vie, je vais résumer quelques faits qui vont peut-être remettre en question ses élans et son enthousiasme pour un monde capitaliste «moderne» et meilleur grâce à la venue du nouvel homme ou femme d’affaires, qui sera assurément vite canonisé après leur mort en raison du bien accompli sur terre. Mais peut-être pas canonisés par le pape François.

Première semaine d’octobre vint les Pandora Papers

«Responsabilité sociale des entreprises, «Mondialisation et fraternité», «l’Humanité en voie d’unification» et «Humaniser le capitalisme» comme l’a si prosaïquement dit Monseigneur Ébacher. Mais cela n’a pas empêché les grands seigneurs capitalistes, avec la complicité tacite des politiciens corrompus, d’appliquer avec courage leur droit individuel de ne pas payer d’impôt en détournant encore une fois des milliards de dollars dans leurs aimables paradis fiscaux. Après les Paradise Papers et les Panama Papers, les Pandora Papers ont été rendus publics par le Consortium international des journalistes d’investigation : «D’une ampleur phénoménale. Plus de 500 citoyens canadiens (et des milliers dans le monde) figurent dans les documents» (Le Devoir, 4 octobre 2021). Tout de même cocasse cette nouvelle «fiscale» qui est sortie la même semaine de la parution de l’éloge à la responsabilité sociale des entreprises du Monseigneur Ébacher, soit au début d’octobre 2021. Bah, les criminels paradis fiscaux mondiaux sont peut-être le signe d’une belle grande fraternité humaniste et unificatrice qui vise à mieux partager la richesse, à atténuer les inégalités économiques, à financer nos services publics et à éradier la misère et l’exploitation dans le monde. De toute façon, ces havres fiscaux représentent seulement aujourd’hui : «8% de la richesse mondiale et gardent au chaud 14 000 milliards de dollars selon l’OCDE» (Le Devoir, 25 novembre 2014). Et : «L’évasion fiscale de la part des entreprises et des riches particuliers coûte dans le monde 427 milliards$ par an» (Le Journal de Montréal, 19 novembre 2020). Et au Canada maintenant, les paradis fiscaux se classent au 2e rang, juste derrière les États-Unis comme lieu d’investissement (allô investissement! Il faut plutôt parler de fraude fiscale) des entreprises canadiennes (très portée sur l’éthique et leur responsabilité morale) (Le Journal de Montréal, 19 mai 2017). C’est pourquoi qu’en 2018 l’Église catholique s’est prononcée contre ce cancer : «La finance mondiale clouée au pilori par le Vatican. L’accumulation des richesses dans les paradis fiscaux est montrée du doigt» (Le Devoir, 18 mai 2018).

Mondialisation, responsabilité sociale, fraternité et Facebook

Encore durant la première semaine d’octobre 2021, qui a été témoin des dernières élucubrations du Monseigneur Ébacher, et bien est sorti au grand jour le scandale Facebook qui, sciemment, développe des algorithmes nocifs afin d’accrocher en permanence les adolescents, même s’ils savent que cette dépendance aux Instagram, What apps et autres drogues du genre provoqueront chez eux perte d’estime de soi, détestation de leur corps, dépression, etc., et qu’il publie en toute connaissance de cause des fausses nouvelles car elles attirent beaucoup de monde et sont donc très rentables : «Les élus américains promettent (pour la millième fois) de mieux réguler Facebook (comme ils l’ont dit sans vraiment changer quoique que ce soit pour Google, Amazon, Apple et Microsoft)» (Le Devoir, 6 octobre 2021). Preuve d’une plus grande humanité unificatrice et de responsabilité sociale des entreprises, Facebook a déclaré un petit profit net de seulement 10,4 milliards US au dernier trimestre se terminant le 30 juin 2021, Google 18,5 milliards US, Microsoft 16,5G$ et, enfin, faisant image de quêteux, Amazon un minuscule bénéfice net de 7,8G$. La société juste et équitable en action, quoi!

La pandémie enrichit les riches et appauvrit les pauvres

Monseigneur Ébacher, il faudrait revenir sur le plancher des vaches, faire preuve d’amende honorable et arrêter de berner le monde. À publier ce genre de psaumes économiques et sociaux complètement déconnectés de la vraie réalité, vous banalisez la pauvreté, la misère et l’exploitation. Vote monde enchanté n’est qu’une vue de l’esprit. À ajouter Monseigneur Ébacher que durant la même semaine que la publication de votre dernier sermon paru le 10 octobre 2021 dans le Prions en Église, sont apparues ces deux nouvelles qui contredisent vos béatitudes économiques : «La pandémie a été payante pour les Américains ultrariches. La fortune des 400 Américains les plus riches a augmenté de 40% ces 12 derniers mois» (Le Devoir, 7 octobre 2021). Monseigneur Ébacher, veuillez s’il-vous-plait rapprocher cette dernière bonne nouvelles à celle-ci : «Près d’un Canadien sur cinq a fait appel à l’aide alimentaire depuis mars 2020 (donc durant la pandémie)» (Radio-Canada, 7 octobre 2021).

Une dernière preuve de l’altruisme des transnationales qui dirigent le monde

Comme c’est toujours le cas à la veille d’un long congé ou des vacances, les pétrolières mondiales ont sauté sur l’occasion pour augmenter leurs prix à des sommets records depuis 2007 sans aucun motif véritable puisque l’offre excède toujours la demande et que le Canada est un gros producteur de pétrole. Ça aussi Monseigneur Ébacher, ça s’est passé au début du mois d’octobre 2021 : «Le prix de l’essence à des sommets» (Le Devoir, 8 octobre 2021).

Monseigneur Ébacher, entre amis et croyant, il faut se dire franchement les vraies choses. Donc en terminant, une dernière venant du pape François, qui est loin de penser comme vous : «Le pape demande qu’on mette fin au dogme néolibéral. L’individualisme radical (loin de la fraternité unificatrice que vous percevez) est le virus le plus difficile à vaincre» (Le Devoir, 5 octobre 2020). Afin de vous guider et de vous éclairer, puis-je vous conseiller de lire toutes les dernières publications (livres, homélies, etc.) du pape. Ça vous fera grand bien, croyez-moi.    

S’appauvrir par l’éolien privé des opportunistes

Vendre à environ 4 cents le kWh et acheter au privé à plus de 8 cents

Ah que les caquistes et les libéraux étaient heureux de nous annoncer en grande pompe, avec la complicité des journalistes et des profiteurs de l’éolien québécois privé, qu’Hydro-Québec avait conclu des gros contrats d’exportation d’électricité aux États du Massachussetts et de New-York, sans évidemment nous dire le prix de vente de notre énergie électrique. Dans le passé, et encore cette année, les tarifs encaissés par Hydro-Québec à l’exportation ont oscillé entre 4 et 4,5 cents le kWh alors qu’Hydro doit acheter son électricité de l’éolien québécois privé à plus de 8 cents et même à 12 cents le kWh. Oui, les prix de l’éolien privé ont baissé au Québec, puisque l’on se faisait voler tout rond, mais on ne dit pas non plus à combien. Peut-être à 8 cents le kWh? Nul ne le sait car le gouvernement québécois, Hydro-Québec et les fumistes de l’éolien nous cachent cette information et les journalistes ne le demandent pas. Dissimuler intentionnellement de tels renseignements, tel que le prix à l’exportation et le prix d’achat de l’éolien privé, c’est mentir en vue de tromper la population et lui faire accroire que c’est un bon «deal» qui va l’enrichir alors que dans les faits cela va l’appauvrir et n’enrichir que les faiseux de l’éolien privé au Québec. Et nos médias d’information sont partie prenante de cette arnaque en ne faisant par leur travail correctement et en ne faisant que reprendre les communiqués de presse et les affirmations délirantes de nos élus des boss d’Hydro-Québec.

Pas payant et pas créateur d’emplois

Mes amis, si au moins on vendait l’électricité à perte à l’exportation, mais que cela créait beaucoup d’emplois chez nous, et bien globalement cela serait peut-être rentable pour le Québec. Mais non, contrairement à la vente de biens manufacturiers, comme les automobiles et les appareils ménagers, l’exportation d’électricité ne crée pas d’emplois dans la province comme aussi les centres de données et les usines de cryptomanie à qui Hydro vend également notre électricité à rabais (incluant la fabrication de l’aluminerie primaire) sans que cela créé de l’emploi pour la peine. Et dans les coûts de l’éolien privé jamais on ne tient compte de la pollution visuelle et des énormes frais de raccordement défrayés par Hydro.

Mes sœurs et mes frères, le gouvernement caquiste, supposément de la gauche efficace, vient de nous dire que pour satisfaire à la demande future d’électricité en forte hausse due aux contrats d’exportation au Massachussetts et à New York et aux besoins ici même au Québec de la multiplication des centres de données, des usines de cryptomanie (beaucoup de pollution sonore), des producteurs de cannabis en serre, etc., il va falloir faire appel à de nouvelles éoliennes privées au Québec. Ma question est la suivante : pourquoi les États de New York et du Massachussetts, qui sont pourtant sur le bord de l’océan Atlantique, ne construisent-ils pas eux-mêmes un tas d’éoliennes chez eux ? Et pourquoi ne pas en construire de nouvelles aux États-Unis dans les États voisins du Maine, du Vermont, du New Hampshire, de la Caroline, etc.? Hein dites-moi doonc pourquoi? C’est comme pour la Cimenterie très polluante McInnis construite en Gaspésie et dont la production est surtout vouée au nord de États-Unis, pourquoi les Américains n’ont-ils pas construits cette cimenterie qui créé peu d’emploi (environ 200) chez eux dans leurs propres États du Nord-Est?

Tout d’un coup, et hop, on passe d’un surplus à une pénurie

Il n’y a pas deux ans, on affirmait qu’Hydro-Québec allait avoir des surplus d’électricité jusqu’à au moins en 2027 : «Des excédents d’électricité jusqu’en 2027». Puis badang, les gauchistes François Legault et la présidente d’Hydro, Sophie Brochu (qui provient de l’importateur de gaz Energir, anciennement Gaz Metropolitain, qui, oh surprise, vient de se lancer dans l’éolien, ce qu’on interdit (dites-moi pourquoi?) à Hydro-Québec, viennent de nous annoncer que pour enrichir nos «entrepreneurs», créateurs de pauvreté : «Virage vers l’éolien (privé) pour le Québec» et «Hydro-Québec relance la filière éolienne (privée). La société d’État doit agir rapidement car les surplus seront chose du passé dans moins de sept ans» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2021 et 20 novembre 2020). Dans le cas de ces deux articles, le journaliste du JDM, Charles Lecavalier, s’est comporté en simple porte-parole du gouvernement caquiste et d’Hydro-Québec. Une éponge médiatique, quoi!

Toujours la même stratégie pour vous aliéner

Dans l’article du JDM du 26 septembre 2021, qui s’assimile à un publireportage  et qui relève de la propagande, ledit journaliste Lecavalier signale que le besoins énergétiques de la province vont exploser d’ici 2050 (à cause des exportations, des centres de donnés, de la cryptomanie, etc.). Et qui dit ça? Et bien, comme le font tous les gouvernements, afin de verser dans la désinformation, le mensonge et la démagogie, la CAQ a fait appel à une firme privée appelée Dunsky pour nous faire peur et que l’on a pas le choix de construire et de faire appel à de l’éolien privé au Québec. Faire appel à une firme privée comme Dunsky ou à un universitaire affranchi, ça vient donner une fausse impression d’indépendance, de sérieux, d’objectivité et d’expertise. Tout cela est de la poudre aux yeux. Et les journalistes les appellent des spécialistes et des experts. Qui peut alors contredire des experts et des professeurs universitaires émérites bandés de diplômes?

Le journaliste interviewe un universitaire financé par le privé

Comme si ce n’était pas assez ridicule, le journaliste Charles Lecavalier du JDM, a demandé l’opinion de l’universitaire Pierre-Olivier Pineau des HEC-Montréal, qui est titulaire d’une Chaire justement financée par des firmes d’énergie privée, comme des pétrolières, des gazières et des éoliennes. Du vrai journaliste d’enquête!

Et le commis universitaire Pipneau de dire au journaliste «chevronné» que pour réduire  la demande «explosive» d’électricité au Québec et pour faire baisser les prix du résidentiel qui vont aussi «péter», alors il faut que les gens consomment moins d’électricité, en isolant mieux leur maison, en ouvrant les rideaux, en modérant leurs prises de bain, etc., comme l’ont dit aussi d’ex-ministres libéraux. Jamais Pineau n’a dit qu’il fallait mettre fin à l’exportation d’électricité déficitaire et à la vente à perte d’électricité aux centres de données et aux usines de cryptomanie qui viendraient réduite à néant le besoin de construire à perte de nouvelles éoliennes privées au Québec. Comme dit l’adage : on ne mord pas la main qui nous nourrit. Ah oui, l’universitaire émérite nous a annoncé une bonne nouvelle : le prix de l’éolien privé facturé à Hydro-Québec allait baisser dans le futur sans fournir aucun chiffre et ledit journaliste, pour ne pas rompre le lien de confiance ne lui a pas demandé de chiffrer. Oui, Pineau a dit que nous, les consommateurs résidentiels de notre propre électricité, allons devoir «modifier nos comportements» afin de consommer moins et afin de de laisser notre ressource naturelle servir à l’exportation aux States, aux centres de donnés, etc. Faire appel à l’éolien privé c’est privatiser, de manière hypocrite, Hydro-Québec à des opportunistes. Ah oui, c’est le même Pineau qui a dit : «La meilleure stratégie pour contrer l’industrie du pétrole c’est de changer nos habitudes de consommation» (La Presse, 29 décembre 2013).

Les opportunistes se lancent alors dans l’éolien privé

Naturellement, investir dabs l’éolien privé est sans risque et très profitable. Hydro achète au gros prix pendant environ 25 ans l’énergie. Alors cela attire la rapace, comme la pétrolière Enbridge, la banque Desjardins, les assureurs Manuvie et Indutrielle Alliance, Google, Amazon, Energir, un importateur de gaz dit naturel d’où provient Sophie Brochu, la boss d’Hydro et aussi Électricité de France (EDF), la société d’État française. Pendant ce temps, au Québec, la crasse politique interdit à Hydro de se lancer dans l’éolien. Dites-moi pourquoi?

Hydro, élus et médias : encore mentir pour enrichir les opportunistes

https://www.journaldequebec.com/2021/09/20/hydro-quebec-la-gouverneure-de-new-york-donne-le-feu-vert-a-un-contrat-de-plusieurs-milliards

Les exportations d’électricité dans l’État de New-York

Les médias d’information n’ont de cesse de se comporter en porte-voix des riches profiteurs, que ce soit la Presse Canadienne, Le Devoir, l’Agence France-Presse et le Journal de Montréal. Ce sont des agences de relations publiques qui vous aliènent. Ainsi, mes amis, le 20 septembre dernier, le JDM était tellement heureux de nous annoncer, en gros titres, que «Hydro alimentera la ville de New York». Et le 21 septembre 2021, Le Devoir, en voulant semer l’allégresse et rehausser notre fibre patriotique, nous informait dans un très long article que : «Électricité. Contrat majeur pour Hydro dans l’État de New York». Ah ce que l’on est fier. À partir de 2025, Hydro-Québec fournira 10,4 térawattheures (TWh) d’électricité sur 25 ans à l’État de New York. Êtes-vous contents, même si dans les faits véritables ce gros contrat va nous appauvrir comme province, et comme d’habitude, afin d’éponger les pertes? Ce sont les clients résidentiels du Québec, soit ceux qui en sont les actionnaires, qui paient. Comme ils le font déjà pour desservir l’électricité au rabais aux alumineries, aux forestières, aux centres de données (comme celui de Vidéotron), aux usines de cryptomanie, aux mines, aux centres de ski, aux serres qui font pousser du cannabis, etc.

Deux autres publireportages médiatiques

Dans les deux articles du JDM et du Devoir, qui s’apparentent à de l’infopublicité, notre premier ministre caquiste François Legault, de la gauche efficace pour l’élite économique, a été heureux de s’exclamer tout feu, tout flamme, que ce contrat rapportera au Québec plus 20 milliards de dollars sur 25 ans. 20G$ de revenus bruts totaux qui se soldera par des énormes pertes nettes si l’on rapproche ces coûts d’exportation d’électricité avec le coût d’achat de l’éolien privé qu’Hydro devra acquérir au gros prix, sans oublier d’inclure les coûts de construction du réseau d’acheminement et de distribution de l’électricité, des frais d’intérêt, des frais d’entretien, etc. C’est ainsi qu’Hydro-Québec envisage, afin de pouvoir exporter, faire appel à beaucoup d’énergie éolienne privée produite au Québec et souvent détenue par des intérêts étrangers : «Le projet éolien Apuiat (qui avait été annulé par la CAQ en raison des surplus d’électricité d’Hydro-Québec) pourrait être relancé grâce à New York (ce qui a été fait)» (Le Devoir, 24 avril 2019). En plus d’Apuiat, il en faudrait d’autres. Toutefois cocasse : il y a à peine deux ans, on disait qu’Hydro avait des gros surplus. Aujourd’hui, il y en a plus et c’est pourquoi on devra relancer les projets éoliens au Québec.

Omettre des renseignements importants c’est mentir

Dans les deux articles du JDM et du Devoir nous annonçant l’exportation d’électricité à New York, sur une période de 25 ans, rien n’est dit sur les prix d’exportation qu’Hydro-Québec encaissera. Cela est pourtant une information majeure que les dirigeants d’Hydro-Québec ont volontairement cachée et dissimulée et que nos vaillants journalistes n’ont pas cru bon de demander. Il est plus facile de reprendre textuellement le communiqué de presse et les dires de la direction d’Hydro. Il n’est pas bien pour nos journalistes de poser des questions qui vont irriter les patrons d’Hydro et les élus du gouvernement caquiste. Il faut protéger notre avancement de carrière en politique (plusieurs élus proviennent des médias) ou dans le privé au sein des services de relations publiques de grandes firmes. Mes amis, croyez-moi, si les tarifs d’exportation avaient été intéressants pour Hydro, soyez assurés que la société d’État se serait empressée de vous la communiquer. C’est comme pour les vaccins payés au très gros prix aux firmes européennes Pfizer, Moderna et Astra Zeneca, impliquant des milliards de dollars en fonds publics, jamais nos journalistes n’ont posé de question sur ces prix exorbitants par rapport aux vaccins équivalents chinois et russe qui coûtaient moitié moins cher. Bah, il faut preuve de patriotisme et de fidélité envers notre maître américain et ne pas encourager des pays socialistes mêmes si les vaccins russe et chinois ont été vendus à plusieurs pays en Europe, en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Des ventes aux States entre 4 et 5 cents le kWh

Dans le passé, Hydro-Québec a vendu son électricité à New York, au Massachusetts, au New Hampshire, etc. à des prix variant entre 4 et 4,5 cents le kWH, comme ce fut le cas encore récemment au cours des six premiers mois de l’année 2021 où les pric moyens ont atteint 4,2 cents le kWh : «Énergie. La sécheresse pourrait profiter (même si on vend à perte) aux exportateurs d’Hydro-Québec» (Le Devoir, 28 août 2021). Il est bien évident que si on rapproche malhonnêtement les tarifs à l’exportation de 4 cents le kWh aux coûts de production liés à la Manic et à la Baie-James qui tournent autour de 1 à 2 cents le kWh, le tout peut sembler artificiellement rentable. Ce qu’il faut faire, c’est de comparer les coûts à l’exportation d’électricité aux États-Unis avec les coûts de revient et les prix payés aux firmes privées qui produisent au Québec, de l’énergie éolienne, qu’Hydro-Québec est obligée d’acheter à des prix oscillant entre 8 et 12 cents le kWh afin de satisfaire ses nouveaux besoins d’électricité liés exclusivement aux exportations et à la hausse de demande d’électricité et des prix de faveur (environ 3 et 4 cents le kWh) accordés aux usines de cryptomanie, aux minières, etc. Il ne faut pas être diplômé en mathématique pour saisir que si l’on vend à 4 cents et que l’on achète de l’éolien privé à plus de 8 cents le kWh, on subit alors une perte. Et je vous demande qui doit payer afin de combler ces déficits ? Je vous donne un indice : «Appels d’offres d’énergie éolienne (privée). Les grands consommateurs (grandes compagnies) ne veulent pas payer» ( La Presse, 11 mai 2013). Alors qui va payer pour faire vivre des fumistes du privé qui se sont lancés dans la production d’énergie éolienne privée sans aucune compétence dans le domaine et sans encourir aucun risque puisque Hydro-Québec achète toute sa production au gros prix? Même qu’en basse saison, Hydro est obligée, par contrat, d’acheter l’énergie éolienne et de réduire sa propre production d’électricité : «L’éolien le plus cher en Amérique du Nord est au Québec» (Le Journal de Montréal, 17 mai 2018). Et c’est aussi ici que nous avons les politiciens les plus corrompus pour qui importe plus le service privé que le service public.

Et la désinformation et l’exploitation continuent

Comme si ce n’était pas assez, le 26 septembre 2021, le JDM titrait ainsi un autre article qui reprend le communiqué de presse d’Hydro-Québec, et qui verse dans la désinformation :  «Virage vers l’éolien (privé) pour le Québec. Les besoins énergétiques de la province vont exploser d’ici 2050 (afin de vendre à perte)». Qui a décidé que l’on doit se tourner vers les éoliennes privées? Pourquoi a-t-on interdit à Hydro de se lancer elle-même dans l’éolien alors qu’elle a une expertise dans le domaine de la production d’électricité? Il faudrait demander aux élus péquistes, libéraux et caquistes pourquoi ils ont agi de la sorte? Il y a une part liée à l’idéologie capitaliste et une part liée à leur bien-être personnel une fois terminé leur ministère politique. Hydro ne peut se diversifier dans l’éolien mais des banques, des assureurs, Google et Amazon le peuvent

Mes amis, je reviens sur le sujet dans mon prochain texte afin que vous puissiez constater que la farce continue, celle dont vous êtes le dindon. Le gouvernement caquiste qui commande une étude bidon à la firme Dunsky pour se faire dire ce qu’il veut entendre, et les journalistes qui, innocemment, demandent l’opinion éclairée du professeur Pineau des HEC dont la Chaire est financée par des firmes énergétiques privées. Et je vais vous montrer le cas de quelques opportunistes, parfois milliardaires, qui se sont lancés dans l’éolien privé.

Torturer pour s’amuser et pour sauver des vies

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1821996/guantanamo-prison-prisonniers-11-septembre-etats-unis-anniversaire

Un sujet moral difficile à traiter

Avant de dire si la torture est bien ou mal, il faut s’entendre sur la nature des tortures infligées, la motivation humanitaire derrière celles-ci et qui en est l’auteur. Êtes-vous d’accord avec ça? On peut avoir une opinion différente si la torture est infligée par des Américains, des Russes et/ou même des membres d’Al-Qaïda, n’est-ce pas? La légitimité de la torture à géométrie variable quoi! Définir ce qu’est la torture n’est pas chose facile. Un juge de la haute cour de Londres a affirmé en 2006 que : «La définition américaine de la torture diffère de celle des pays civilisés (c’est-à-dire des moumounes)» (le journal de Montréal, 17 février 2006). Ah, ah, je vous vois venir bande de petits (…). Déjà et avant même que j’ai entamé les balbutiements de mon texte, à portée philosophique, vous êtes déjà prêts à sauter aux conclusions et condamner encore une fois gratuitement nos allié fidèles, généreux et indéfectibles que sont les États-Unis d’Amérique.

Énoncé de trois postulants de base sur ce que sont les États Unis

Avant de vous prononcer sur le bien-fondé de la torture humaniste et peut-être même écologique dans certains cas, pratiqué par les Canadiens et les Américains, il faudrait que vous ayez en tête ces trois postulants, sinon vous allez errer :

  1. George W. Bush l’a dit en 2004: «Nous ne sommes pas une puissance impériale de libération (…)  Mais une puissance de libération» (Le journal de Montréal, 14 avril 2004). Bon les USA sont une puissance de libération oui, mais de libération qui fait le bien partout ou ils interviennent.
  2. Les guerres américaines servent les droits de l’homme, selon un rapport (…) de Washington (La Presse, 1er avril 2003). Donc découlant de cette vérité, la torture appliquée des à bon escient et dans des causes justes sert aussi les droits de l’hommes. D’accord avec ça? Si vous n’estes pas d’accord avec ce principe, arrêtez immédiatement la lecture de mon texte car il n’y aura aucun moyen de vous faire entendre raison. En gros, ça veut dire que vous êtes bouchés. Entre amis faut se dire la vérité même si parfois elle est choquante.
  3. L’ex-prétendant, le républicain Mitt Rommey, à la présidence des États-Unis, a tout bonnement énoncé en 2011 cette vérité irréfutable (à moins que vous soyez jaloux, de mauvaise foi ou communiste) : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent le monde» (La Presse, 8 octobre 2011). Et «God bless America» qu’ils disent. Donc tout ce qu’ils accomplissent est guidé et voulu par la très haute main invisible.

La torture humaniste et bénéfique

En matière de torture, il ne faut pas jouer tout le temps à la vierge offensée. Il faut analyser ça de façon pragmatique et cartésienne et faire abstraction de nos préjugés et de nos idées négatives préconçues. En 2004, l’ex-ministre de la justice américaine, John Ashcroft a, avec raison, refusé de rendre public un rapport du gouvernement américain afin de ne pas froisser les êtres sensibles qui affirmaient que : «Torturer n’est pas un mal (ça peut même faire du bien et vous ramener sur le droit chemin)» (Le Devoir, 9 juin 2004). Ça peut aussi avoir une valeur éducative et citoyenne.

Même le gouvernement conservateur canadien d’alors l’a dit

Je le sais fort bien : certains commencent à rechigner. Ben mes durs de comprenure, sachez que le gouvernement canadien Harper, habituellement très critique envers les States et aussi socialiste, a dit la même chose. Alors les preuves sont faites que l’on peut conclure que c’est vrai ce que nos maîtres américains bienveillants ont dit. En 2012, Vic Toews, alors ministre fédéral de la Sécurité publique, a dit, oh surprise, que : «Conservateurs. La torture serait acceptable» (Le Journal de Montréal, 8 février 2012). En 2014, le nouveau ministre conservateur de la Sécurité publique, Steve Blaney, afin d’éviter que certaines mauvaises langues partent en peur et montent sur leurs grands chevaux, a défini ce qui relevait de la «bonne» torture : «Ottawa (gouvernement de Stephen Harper) refuse la torture, mais pas son produit» (Le Devoir, 12 décembre 2014). Le Canada ne tolère pas la torture à moins qu’elle permette de sauver la vie (pas de n’importe qui) de Canadiens» (Le Devoir, 12 décembre 2014). Plein de sagesse les propos du révérend ministre conservateur, non? Et de toute façon, ne vous inquiétez pas, puisque les soldats américains ont eu droit à : «Des cours d’éthique» (La Presse, 2 juin 2006). Il serait bénéfique d’en donner aussi aux politiciens, aux banquiers et aux affairistes. Pourquoi limiter les cours d’éthique seulement aux soldats? C’est pas juste!

Est-ce vraiment de la torture?

Ah ces artistes rêveurs et flyés : «Des artistes dénoncent la torture musicale pratiquée par l’armée américaine à Guantanamo (Cuba) en Irak et en Afghanistan» (Métro, 11 décembre 2008). Wow les moteurs! Laissez sous-entendre qu’entendre de la musique rock et techno diffusée à plein volume jour et nuit relève de la torture est de mauvaise foi. Nos jeunes font la même chose ici. Aie, il y en a qui paient pour avoir droit à un concert rock ou techno gratos.

Dans la vie, il est bon d’apprendre à nager et de ne pas avoir peur de l’eau. C’est ce qu’a fait la CIA à plusieurs reprises, et après, le New York Times de gauche vient d’accuser gratuitement cet organisme américain de torture. Ce n’est pas vraiment patriotique d’agir de la sorte : «Soumis 183 fois à la simulation de noyage» (Le Devoir, 21 avril 2009). Cette méthode apaisante et relaxante consiste à déverser de l’eau sur les voies respiratoires d’un individu immobilisé la tête en bas sous une serviette imbibée. Ça fait «zen», non?

Les soldats américains et la firme privée américaine de mercenaires, Blackwater, ont-ils le droit, pour passer le temps et changer le mal de place de torturer pour rigoler et de tuer pour s’amuser sans que l’on crie au «meurtre» comme dans ces cas : «La soldate américaine England infligeait des traitements inhumains et indignes à des prisonniers irakiens sous prétexte de vouloir seulement rigoler» (Le Journal de Montréal, 4 août 2004). Ah, oh, on ne peut même plus avoir du «fun» sans que les moralistes moralisent comme dans ces deux cas impliquant des soldats américains en Afghanistan, pays dans lequel les States voulaient exporter leur démocratie occidentale : «Sergent Calvain Gibbs. Coupable d’avoir tué des civils afghans pour le plaisir» et «Tuer au hasard des civils afghans pour s’amuser» (La Presse, 11 novembre 2011 et Le Devoir, 20 septembre 2010). Aie, on ne peut même plus s’amuser sans se faire accuser par des rabats-joie de s’adonner à de la torture. Dans quel monde vivons-nous?

Les USA avouent et exigent qu’on leur foute la paix

Oui en 2005 : «Les États-Unis avouent des cas de torture devant l’ONU même si George W. Bush avait toujours prétendu, une main sur le cœur et l’autre sur la bible : «Nous ne torturons pas, réplique Bush» (La Presse, 9 novembre et 25 juin 2005). Et je vais vous dire une chose, comme les Américains pratiquent une torture qui sauve des vies et qu’ils l’appliquent seulement à des mauvaises personnes, alors ils ont le droit de ne pas faire partie de la Cour pénale internationale (CPI) et ne veulent pas être soumis au jugement d’autrui : «Les États-Unis bloquent l’adoption d’un protocole de l’ONU contre la torture (on comprend pourquoi)» et «Washington tente de bloquer les enquêtes de la CPI sur des militaires américains (qui n’ont rien fait de mal)» (Le Journal de Montréal, 25 juillet 2002 et Radio-Canada, 15 mars 2019).

Y’en aura pu de torture

Fini la torture américaine car en 2010, la CIA a demandé à ses soldats et à ses mercenaires de ne plus faire de prisonniers afin de faire taire les emmerdeurs : «Tuer plutôt que capturer» (Le Devoir, 16 février 2010).

George W. Bush, le saint homme à canoniser de son vivant

  • «Bush savait qu’il emprisonnait des innocents à Guantanamo à Cuba» (Le Devoir, 10 avril 2010). Comme le dit le poète, «mieux vaut prévenir que guérir»;
  • «Obama appelé à pardonner à Bush (ce qu’il a fait)» (La Presse, 11 décembre 2014).

Oui il fallait pardonner à Bush junior, car c’est un saint homme : «Bush pleure souvent sur l’épaule de Dieu» (La Presse, 6 septembre 2007). Réplique de Dieu : «Décolle. Va pleurer sur l’épaule de Donald».

Quand les pétrolières se paient des politiciens et des experts pour vous aliéner

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1115875/greenpeace-democracynow-petrole-suncor-exxon-doug-ford

Comment peut-on être libre si on est aliéné?

Dans notre démocratie postulée, certains ont vraiment les moyens de parler, de se faire entendre et surtout d’influencer et même de dicter les décisions prises par les politiciens. Les géants de l’industrie pétrolière sont un bon exemple de ces tout-puissants qui mènent véritablement le monde comme le font aussi les gros des secteurs d’armes, pharmaceutiques, bancaires, internet et communications (comme les GAFAM), miniers, du tabac, manufacturiers, forestiers et autres. Ces mastodontes milliardaires présents partout dans le monde détiennent des médias d’information (journaux, radios et télés); se paient des politiciens, des universitaires et autres experts; achètent des publireportages et de l’info publicité présentés comme des articles et des reportages objectifs et financent des bonnes causes humanitaires (comme Bell, Tim Horton’s et Mc Donald’s) afin de donner un semblant de vernis bienfaiteur dont le but premier est de faire encore plus d’argent en vous aliénant. Ainsi, ils font de vous un vigoureux et fidèle défenseur de leur cause. Dans toutes leurs entreprises et démarches, le mensonge est de mise afin de leurrer le citoyen.

L’industrie pétrolière et l’Alberta créent un mouvement social pro-pétrole : rien de nouveau

Ah ben chose, le journaliste Charles Lecavalier, dans son texte publié le 17 septembre 2021 dans le Journal de Montréal, nous apprend que l’Alberta veut lancer au Québec un organisme non gouvernemental social (ONG) pro-pétrole afin de «changer» la conservation et de contrer la perception négative du secteur canadien de l’énergie qui produit le pétrole sale et polluant des sables bitumineux et le gaz supposément naturel obtenu par voie de fracturation : «L’Alberta projette de financer un mouvement pro-pétrole au Québec». Très bon article rédigé par monsieur Lecavalier mais il n’y a rien de nouveau dans les tactiques d’endoctrinement et de désinformation utilisées par les pétrolières et autres. Tromper les gens afin de maintenir leur puissance et amplifier les inégalités économiques est la marque de commerce du privé, comme dans : «Environnement. Leçon d’opacité pour grandes entreprises. Le Conseil patronal de l’environnement montre à ses membres comment éviter de révéler des données délicates» (Le Devoir, 27 février 2015). En passant, les dons corporatifs effectués à ces ONG de façade sont déductibles d’impôts. Donc, c’est vous qui payez en partie pour vous faire servir de la propagande patronale et pour vous faire arnaquer.

En fouillant, encore une fois, dans mes vieux papiers

Les scélérats corporatifs pétroliers ont toujours menti au monde afin de lui faire accroire que l’essence et le gaz sont des ressources renouvelables non polluantes relevant du développement durable et qui n’ont de ce fait rien à voir avec le réchauffement climatique dont le seul responsable est le soleil et que les grosses pétrolières se font en tout temps une concurrence vive même si elles augmentent toujours leurs prix en même temps. Et que si les prix augmentent, c’est la faute aux producteurs, aux raffineries et aux détaillants, même s’ils en sont les propriétaires ou que c’est en raison d’une possible pénurie de pétrole, qui n’est jamais venue (nous sommes un pays exportateur de pétrole et de gaz) occasionnée par des guerres, des ouragans, des tremblements de terre, des grèves, etc.

En 2008, Shell a été reconnue coupable d’avoir prétendu que sa merde, issue des sables bitumineux relevait de la notion de développement durable : «Publicité mensongère sur l’écologie» (Le Journal de Montréal, 14 août 2008). Même si la transnationale Royal Dutch Shell a été déclarée coupable d’avoir menti et a été condamnée à payer une amende insignifiante, le mal a été fait : plusieurs ont lu, vu et entendu leurs inexactitudes et ont ainsi été désinformés et embobinés, prêts à défendre la noble cause des valeureuses pétrolières écologiques.

Quand on a les moyens financiers de pouvoir mentir à volonté

Comme dans les autres cas d’organismes (ONG) financés par le patronat et voués hypocritement à défendre la démocratie et la liberté, les causes humanitaires, charitables et écologiques, le racisme, l’intolérance religieuse, etc., leurs ONG bidon ont toujours des noms vertueux et fraternels afin de mieux tromper le monde, comme ces exemples pour l’industrie pétrolière : Global Climate Coalition, Ethical Oil, Friends of Science, Chaire universitaire HEC en énergie, etc.

Ah ben, aux États-Unis :  «Un lobby patronal (Coalition Climate Coalition) a sciemment menti sur le réchauffement climatique» (La Presse, 26 avril 2009). Et, en 2015, l’organisme Friends of Science financé par les pétrolières, prétendait dans ses publicités que le principal facteur responsable des changements climatiques était le soleil et non les compagnies d’essence et de gaz : «Un groupe climato-sceptique blâmé pour publicité trompeuse» (La Presse, 23 mai 2015). Eh, oh, ce n’est pas un simple blâme qui va l’inviter à arrêter de mentir. La prison devrait être de mise pour ces dirigeants d’entreprises malhonnêtes.  

Et toujours au Canada, l’industrie pétrolière, ses alliés gouvernementaux et ses pseudo-organismes de bienfaisance, n’aiment pas les groupes écologistes compétents qui, basés sur la science et les faits, les contredisent avec des arguments objectifs et fondés. Il faut alors les faire taire : «Le groupe Ethical Oil (des sables bitumineux. C’est sale mais supposément éthique) dans la mire de Greenpace». Aussi : «Ethical Oil s’attaque au Sierra Club» et enfin «Québec (le PLQ à la solde des pétrolières et des forestières) déclare la guerre à Greenpeace (pas aux paradis fiscaux et aux pollueurs. Mais à Greenpeace. Quel courage!)» (Le Devoir, 26 mai 2016).

La plus grosse pétrolière au monde : ExxonMobil-Esso

Comme aux États-Unis, l’américaine ExxonMobil, société-mère de la canadienne l’Impériale Esso, était sous enquête en 2015 pour avoir mentir quant aux risques liés aux changements climatiques, alors rien de mieux pour épater la galerie et pour farcir la cervelle des gens que d’embaucher, à gros prix, une universitaire : «ExxonMobil nomme une scientifique (qui s’est prostituée pour le fric et les mondanités) de renom à son conseil d’administration» et aussi «Climat. New-York enqupete sur ExxonMobil» (Le Devoir, 27 janvier 2017 et 6 novembre 2015). Ah, zut alors, afin de propager la bonne nouvelle au peuple avec l’appui indéfectible des médias privés, l’industrie pétrolière et ExxonMobil se sont aussi payés les services d’un autre expert universitaire du nom de Willie Soon qui s’est fait déculotter en disant des faussetés : «Bas les masques. Un célèbre climatosceptique à la solde des géants du pétrole» (Le Devoir, 9 mars 2015). Et le géant Exxon qui, par le biais de l’American Institute, a envoyé des lettres d’invitation à des universitaires et experts afin de dénigrer l’ONU : «Réchauffement climatique. Une contestation payante» (Radio-Canada, 2 février 2007). Et comme elle a financé intensément le Musée public des Sciences et ben : «Sables bitumineux. Imperial Oil a imposé ses vues sur une exposition muséale d’Ottawa» (Le Devoir, 24 janvier 2012). De toute façon, comme Donald Trump et Maxime Bernier : «Le président d’Exxon ne croit pas au réchauffement de la planète» (Le Journal de Montréal, 29 juin 2005).

Et l’industrie se paie aussi des apôtres universitaires

Le privé de les pétrolières s’achètent plusieurs universitaires et s’assurent ainsi de leur fidélité en finançant généreusement leurs Chaires comme celle des HEC-Montréal du professeur Pierre-Olivier Pineau : «HEC. Énergie : une chaire de recherche en énergie financée par le secteur privé» (Le Devoir, 17 décembre 2013). Même si le professeur expert Pineau est biaisé, puisque financé par les pétrolières, pour nos médias d’information qui l’aiment beaucoup, il passe pour un expert indépendant et neutre, même s’il dit n’importe quoi comme dans son opinion publiée dans Le Devoir du 10 décembre 2015 dans laquelle il incitait Québec à forer : «Pourquoi se priver? (Et pourquoi priver les pétrolières). On peut très bien exploiter ses hydrocarbures tout en respectant ses objectifs en matière de réduction des GES». La pensée magique hypocrite, c’est ça. Et aussi l’industrie engage des experts et des universitaires afin de faire peur au monde (Le Journal de Montréal, 18 novembre 2914)et pour «Distraire les écologistes» (Le Passe, 18 novembre 2014).

Et afin d’évangéliser les athées, pourquoi ne pas payer d’ex-politiciens

Comment attirer un ex-premier ministre au sein de sa gang afin qu’il se fasse «preacher» au service de l’industrie? En le payant généreusement comme ce fut le cas pour Jean Charest et Lucien Bouchard, tous deux devenus lobbyistes pour une poignée de dollars : «Charest a voulu organiser une rencontre entre la pétrolière TransCanada et Ottawa (gouvernement fédéral)» et aussi «Lucien Bouchard nommé à la tête de l’Association pétrolière et gazière du Québec» (Le Devoir, 4 mars 2016 et Métro, 31 janvier 2011).

Et pour défendre vaillamment la cause des pétrolières, Lucien Bouchard a menacé de poursuivre la province de Québec si on disait non au gaz de schiste : «Bouchard adopte un ton menaçant». Un mécréant que les médias adorent. Et le petit caniche à Charest qui, dans son opinion publiée dans La Presse du 2 février 2015, s’exclame : «La solution aux changements climatiques consiste à réduire la consommation, non à punir ceux qui répondent à la demande». Et son pendant, l’universitaire Pierre-Olivier Pineau des HEC, de dire, dans son opinion publiée encore dans La Presse du 18 octobre 2013 : «La meilleure stratégie pour contrer l’industrie du pétrole, c’est de changer nos habitudes de consommation». Deux vendus. Et voilà pourquoi on n’est pas vraiment libres.

Couverture médiatique du 11 septembre et de l’invasion de l’Irak

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/l-heure-de-pointe-toronto/segments/entrevue/198390/anniversaire-11-septembre-commemorations-beatrice-luvwefwa

11 septembre et les médias

Ça fait malheureusement déjà 20 ans qu’est survenu l’attentat à New York, revendiquée par Al-Qaida, où deux avions se sont écrasés dans les tours jumelles et qui ont fait près de 3000 morts. Triste événement. À chaque année, nos médias d’ici, en signe de compassion et de solidarité, nous rappellent ce drame grâce à une généreuse couverture où le sujet est traité sous tous ses angles.

En cette année 2021, donc vingt ans plus tard, nos médias écrits et parlés ont consacré chaque jour pendant plus d’une semaine d’amples reportages nous rappelant en détail les décès, les maladies, les terribles effets, les traumatismes, les héros, les drames, etc. découlant de ce geste horrible afin que les Québécois et les Canadiens n’oublient pas ce tragique événement vécu par nos frères et sœurs américains : «Le 11 septembre, 20 ans plus tard, un dossier à lire en pages B1 à B5» (Le Devoir, 11 septembre 2021).

Mais moins de couverture pour le 1,5 million de morts irakiens

En 2003, les Américains, en mentant effrontément, ont envahi militairement l’Irak afin de se débarrasser du récalcitrant Saddam Hussein qui était supposément en train de se doter de l’arme nucléaire, entretenait des liens étroits avec Al-Qaeda, torturait et tuait des gens, etc. On parle ici d’une invasion américaine et anglaise et non d’une guerre à proprement parlé : «Les 935 mensonges de l’administration Bush sur l’Irak» (La Presse, 24 janvier 2008). Le majordome anglais des Américains, Tony Blair, alors premier ministre de Grande-Bretagne, a aussi beaucoup menti afin de justifier le 1,5 millions de décès qui allait découler de ce crime humanitaire : «Blair dévoile son dossier (tronqué) sur l’Irak» (La Presse, 25 septembre 2002).

Pour les Occidentaux et les Américains, renforcer leur hégémonie dans la région du Golfe et s’approprier les ressources naturelles de l’Irak primaient bien évidemment sur la défense des droits humains et l’instauration d’une démocratie véritable : «Bush a envahi l’Irak pour le pétrole, croit Jean Chrétien» et aussi «Irak. Un proche de Bush sera chargé des privatisations» (La Presse, 26 novembre 2007 et Le Devoir, 9 août 2003).

Nos médias partiaux ne reviennent jamais sur ça

C’est drôle, chaque année, tous nos médias canadiens et québécois reviennent amplement sur ce triste événement survenu aux États-Unis le 11 septembre 2001, qui a fait approximativement 3000 morts, mais jamais ils ne reviennent sur le 1,5 million de morts survenu en Irak lors de l’invasion criminelle de ce pays, principalement par les États-Unis. Dans ce cas, il faut parler de crimes et de meurtres et, de ce fait, les principaux responsables de ce carnage odieux, Bush, Rumsfeld, Rice, Cheney, Blair, et cie devraient être au minimum traduits en justice : «Amnistie internationale demande au Canada d’arrêter (ils l’ont bien fait lors de l’arrestation de la dirigeante chinoise de Huawei, à la demande expresse des Américains) George W. Bush (et d’autres aussi). Les lois canadiennes (subjectives) et le droit international (élastique) obligent Ottawa à ouvrir une enquête pour crimes de guerre et de torture» (Le Devoir, 13 octobre 2011). Et dire que récemment Joe Biden a traité Poutine de «tueur» (Le Devoir, 18 mars 2021). Gilles Vigneault a dit cette touchante phrase célèbre : «Tous les humains sont de ma race». Alors pourquoi nos médias n’ont pas la décence de remémorer chaque année ces malheureux humains, dont des milliers d’enfants, assassinés par les Américains et autres sous de faux prétextes formulés afin de dissimuler les vraies raisons et d’obtenir la faveur et l’assentiment de leurs populations? Pourquoi ce «deux poids, deux mesures» de la part de nos médias privés supposément indépendants et objectifs? Dire que nos médias relayaient généreusement les mensonges de Bush et cie.

Comment ne pas au moins s’indigner?

Je le répète : l’embargo, même sur les médicaments, et l’invasion militaire principalement des Américains ont fait au moins 1,5 millions de morts, et on n’en parle jamais dans nos beaux médias privés libres et démocratiques. Lors d’une entrevue au réseau américain CBS, la secrétaire d’État américaine d’alors avait tout bonnement dit ceci en 2001 : «Le demi-million de bébés irakiens morts des suites de l’embargo américain (médicaments) était un prix raisonnable à payer pour la paix (et l’hégémonie américaine et israélienne) dans le Golfe» (La Presse, 27 septembre 2000. Excellent article du non moins excellent journaliste Jooneed Khan). C’est écœurant de tenir de tels propos qui banalisent le meurtre prémédité et gratuit de 500 000 bébés irakiens. Bah, ce sont juste des poupons arabes irakiens. Ce n’est pas pareil pour les 3000 américains décédés lors du 11 septembre 2001 à New-York. Suite à cet aveu en public, la dame aurait dû être emprisonnée sur le champ.

Le seul embargo a tué 1 million d’irakien

Ah que les États-Unis étaient contents de la démission en 1998 de Dennis Holiday du poste de coordonnateur du Programme humanitaire de l’ONU en Irak, qui était à leurs yeux un peu trop critique à leur égard. Monsieur Holiday fut alors remplacé par Hans von Sponeck, un homme plus calme et pondéré. Mais devant l’horreur, bien souvent tenu sous silence par nos médias chéris, il a démissionné à son tour en février 2000. Cet homme posé a dit : «Il ne fait pas de doute que les sanctions économiques imposées à l’Irak (par les USA et autres affiliés) sont un crime contre l’humanité. Plus d’un million d’Irakiens sont morts de suites de l’embargo dont la moitié sont des enfants» (Journal Alternatives, novembre 2001). Curieux, monsieur von Sponeck était venu le 13 octobre 2001 prononcer une conférence à Montréal et aucun de nos médias professionnels n’y a assisté. Et il n’y a pas eu, de ce fait, aucune couverture médiatique dans nos principaux organes d’information. Je les qualifierais de lobbyistes au service du gratin.

Les Américains torturent allègrement

En 2007, en Irak, quatre agents de la firme privée américaine de mercenaires Blackwater a tué sans raison 17 civils irakiens à Bagdad. Au moins, ils ont été reconnus coupables de ces crimes et emprisonnés aux États-Unis. Mais hélas, le fou Donald Trump les a graciés et ils sont maintenant libres comme l’air : «Les grâces accordées par Trump provoquent l’indignation» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Provoque l’indignation mais pas plus. C’est ça l’État de droit, libre, indépendant et démocratique aux States et dans nos pays occidentaux, même si les juges sont nommés par des politiciens qui eux-mêmes agissent sous la férule des puissants.

Vous le savez, on ne fait pas d’omelette dans casser des œufs, sans qu’il y ait des à-côtés malheureux mais inévitables comme quand les Américains partent à la chasse des terroristes : «Irak. Les É-U se désolent, mais ne s’excusent pas. Des frappes américaines visant le groupe EI ont fait de nombreuses victimes parmi les civils» (Le Devoir, 27 mars 2017). Depuis quand les Américains devraient-ils s’excuser de tuer ou de torturer des innocents? Une autre cocasserie : «Irak. Des enfants torturés et injustement condamnés (d’avoir sympathisé avec des terroristes» (Le Devoir, 7 mars 2019).

Réaction lucide du «marché» des capitaux

Les crimes commis chaque jour en Irak par les envahisseurs américains en 2001 étaient parfois couverts par des «brèves» dans nos médias. Mais par contre, plus important que les crimes humanitaires commis pour la seule mainmise des Occidentaux sur la région du Golfe, était de connaître la réaction et l’état d’âme du marché des Occidentaux pour qui seul le fric compte. Oui le «marché» des capitaux était enthousiaste à la perspective que des transnationales occidentales et américaines  s’approprient les ressources naturelles et les biens collectifs de l’Irak mais il souhaitait limiter les coûts en le faisant rapidement. Il est bien que nos médias nous aient tenus couramment informés du point de vue du marché créateur de richesse. Bien effrayant de formuler tout haut ces énormités dégradantes et faisant abstraction de toutes considérations humaines :

  • «Les marchés applaudissent à la fin des tergiversations sur l’Irak» (Le Devoir, 18 mars 2003). Enfin, l’envahissement militaire de l’Irak. Arrêtons de niaiser;
  • Une courte guerre en Irak avantageuse pour l’économie mondiale selon le patronat» (Le Journal de Montréal, 27 janvier 2003). Tuer, oui, mais rapidement pour le bien du marché.

Et le mot de la fin revient à Obama qui nous a servir cette infamie en 2011 : «L’Irak, une réussite extraordinaire» (Le Devoir, 15 décembre 2011). Une réussite extraordinaire pour les States et leurs transnationales s’entend.

Le CN et les colonisés canadiens et québécois

Le bien public CN privatisé et cédé à des étrangers

C’est en 1995 que le gouvernement fédéral a privatisé sans aucun débat public et sans aucune étude sérieuse la société à propriété collective du Canadien National pour des grenailles, soit 2 milliards de dollars. Sur les 2 milliards$ encaissés, 77 millions$ ont été versés aux banques et aux courtiers en valeurs mobilières pour agir comme preneurs fermes de l’émission d’actions dont la demande excédait le nombre d’actions offert, soit 76 millions. Un beau cadeau de 77 millions$ offert gratos aux banques et aux courtiers, sur le bras de la collectivité, pour une opération sans aucun risque. Mes amis, lors de ce délestage à gogo de cet instrument collectif, il y a aussi les avocats, les comptables et les firmes de relations publiques qui ont également perçus des millions de dollars. Vous comprenez maintenant pourquoi partout dans le monde les banques, les bureaux d’avocats et de comptables sont toujours friands de privatisations et de PPP? C’est effrayant d’avoir aussi privatisé dans les années 90’s des fleurons publics comme Air Canada, Pétro-Canada, Canadair, Téléglobe, Télésat, Les Arsenaux canadiens, etc. Quand l’idéologie capitaliste prime sur le bien commun…

Plus arriérés que nous, Québécois et Canadiens, tu meurs!

Afin de faciliter notre dépossession collective, non seulement le gouvernement d’Ottawa a cédé le CN pour des pinottes, mais imaginez il a fait ceci : «Vente du CN : Ottawa ouvre la voie aux étrangers en ne limitant pas le nombre d’actions acquis par des intérêts étrangers» (La Presse, 5 mai 1995). Fantastique! Ça fait qu’en 1996, un an après sa privatisation : «Près de 70% des actions du Canadien National se retrouvent en mains américaines» (Les Affaires, 20 avril 1996). Dans d’autres pays, cela aurait provoqué un soulèvement massif de la population, mais pas ici au Québec et au Canada. Et comme le Canadien National est dorénavant détenu majoritairement par des investisseurs américains, de plus en plus de dirigeants ont été transférés aux USA et l’assemblée annuelle des actionnaires a lieu tous les deux ans dans ce pays depuis longtemps : «L’assemblée du CN aux États-Unis (Memphis, Tennessee)» (Le Journal de Montréal, 13 janvier 2006). Au minimum, le gouvernement canadien aurait dû faire comme dans d’autres pays et conserver en actions une minorité de blocage et d’intervention ou une action dite «golden share» qui, sans intervenir dans les activités quotidiennes, aurait permis à l’État d’avoir le dernier mot sur les décisions stratégiques qui affectent l’ensemble de la population comme les mises à pied, l’utilisation des rails pour le transport de passagers, les dessertes en région, les fusions, etc.

Le Canadien National n’a de Canadien que le nom, comme d’ailleurs le Canadien Pacifique

Même si le Canadien National est contrôlé par des Américains, pour minimiser le niveau du contrôle étranger massif de notre économie, les gouvernements et les organismes de recherche du patronat continuent de considérer cette entreprise comme étant «canadian». Afin d’enfoncer encore plus notre aliénation économique, et comme l’entreprise est détenue par des étrangers, il est alors normal que les patrons aient, en 2003, fait disparaître le mot «canadien» dans la raison sociale. Dorénavant, la compagnie s’appellera CN et non Canadien National comme il en a été de même pour le Canadien Pacifique, connu maintenant sous le nom de CP : «Collenette mis hors de lui par le CN. La compagnie de chemin de fer veut bannir le mot «Canadien»» (La Presse, 20 septembre 2003). Le ministre fédéral des Transports s’était alors exclamé, afin d’épater la galerie : «Le CN est de moins en moins canadien. Il est dirigé pour les Américains et n’aiment pas avoir avec eux des Canadiens». Ce que c’est hypocrite, ils n’avaient qu’à pas privatiser ce joyau public ou à tout le moins établir un pourcentage de contrôle maximal détenu par des étrangers. Ces élus qui jouent au gros ne se rendent pas compte de leur comportement absolument ridicule. Dire que la population aliénée observe béatement et innocemment cette dépossession tranquille qui nous appauvrit. Dorénavant, tant au CN qu’au CP, l’argent sort régulièrement par centaines de millions de dollars chaque année du pays. Cela constitue une dette permanente pire que la dette publique du pays. Le patronat et ses économistes universitaires de service font tout un plat de la dette publique des gouvernements afin de suggérer de couper, tarifier et privatiser nos services publics et ils applaudissent le contrôle étranger de notre économie qui constitue une dette collective permanente car l’argent sort du pays par le biais des dividendes versés et des rachats d’actions. Ce qui est arrivé avec le CN aurait produit les mêmes résultats si on avait écouté ces fumistes et privatisé Hydro-Québec. Comme le CN, Hydro-Québec privatisé serait aujourd’hui détenu massivement par des étrangers et ne voudrait plus desservir les régions avec un prix uniforme partout au Québec à moins que l’État le subventionne grassement. C’est ce qui est arrivé avec Air Canada, une autre ex-société d’État qui refuse d’aller dans les coins «reculés» à moins que… Est-ce que Hydro-Québec aurait subventionné les serres, les alumineries, les centres de données, etc.?

Bill Gates de Microsoft, principal actionnaire du CN

L’Américain Bill Gates de Microsoft est le principal actionnaire du Canadien National, oh, pardon, du CN, avec environ 13% des actions en circulation qu’il détient : «Bill Gates hausse sa mise dans le CN» (Le Journal de Montréal, 17 août 2019). Tout simplement merveilleux. Et comme le pont de Québec tombe en ruine malgré sa grande valeur historique et sa beauté, il faudrait le repeinturer de façon urgente : «559M$ pour repeinturer le pont de Québec» (Le Journal de Montréal, 13 mars 2019). Puisque le CN ne veut pas payer et veut refiler la facture aux contribuables, les dirigeants de la compagnie envoient paître les gouvernements fédéral et provincial et signe éclatant de notre petitesse : «Pont de Québec : les maires (de Québec et de Lévis) interpellent Bill Gates» (Le Devoir, 14 novembre 2014). Ce qu’on est misérable d’implorer ainsi un étranger à intervenir dans une activité du CN et le supplier de daigner faire pression sur les dirigeants. Eh, oh, le Canadien National était il y a pas longtemps un bien collectif détenu par les Canadiens. On en est rendu à se mettre à genoux, population et élus, devant un gros actionnaire américain afin qu’il puisse donner son autorisation à repeinturer le pont de Québec qui appartient au CN mais qui devrait être de propriété publique.

Le CN ne va pas en région : ce n’est pas payant

Du temps que le Canadien National et Air Canada nous appartenaient, ces deux entreprises allaient en régions à des prix abordables, même déficitaires, qu’elles finançaient grâce aux routes en milieux urbains très rentables. Vous connaissez l’adage : «privatiser les profits, socialiser les coûts». Il s’applique très bien au CN et à Air Canada qui ne veulent plus aller en région à moins d’être généreusement subventionnées par des fonds publics.

Et comme ces élus vendus ont inclus dans la privatisation pathétique du CN toutes les voies ferrées, ça fait que le transport de marchandises prime en tout temps sur le transport de passagers de Via Rail qui doit utiliser les rails du CN : «L’accès aux voies ferrées sème encore la discorde» (Les Affaires, 27 janvier 2001). Admettez qu’on fait vraiment dur.

Encore plus d’humiliation

Récemment, les dirigeants et propriétaires d’un fonds spéculatif de Grande-Bretagne, TCI Fund Management, qui est le deuxième actionnaire en importance avec 5,2% des actions du CN, ont décidé comme ça qu’il était temps de changer les administrateurs et les dirigeants de la compagnie par des étrangers plus compétents : «TCI Fund Management de Grande-Bretagne veut élire de nouveaux administrateurs au CN et virer le PDG» (Radio-Canada, 7 septembre 2021). J’ai vraiment honte. Comme dans le bon vieux temps, les Anglais mènent et nous disent quoi faire pour leur propre mieux-être et nous on en redemande.

Interdit de parler français

Une dernière drôle avant de vous quitter : «Le CN souhaite baliser le droit de travailler en français» (Le Devoir, 9 juin 2021). Et pourquoi une autre dernière comique? Pour avoir déversé 30 000 litres d’huile à l’Isle-Verte, le gouvernement caquiste «écolo» impose une amende de 4 200$ au CN (Le Journal de Montréal, 28 janvier 2021).

Le retour du pitbull Lavoie à TVA-LCN

https://www.lesoleil.com/arts/richard-therrien/luc-lavoie-de-retour-ala-jouteapres-trois-ans-96a633b5339ee9f9f309aae77f2a61c8

Pour réussir dans la vie, il faut être à droite

Vous voulez faire carrière en politique, dans le privé et dans les médias? Alors il faut absolument être à droite. À TVA et au JDM, les chroniqueurs vedettes sont tous branchés à droite, que ce soit Mario Dumont, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et le «prolifique» Richard Martineau. À Radio-Canada, on les prend aussi à droite mais drabes et plates, comme Anne-Marie Dussault et Stephan Bureau. Bien évidemment, au PLQ et à la CAQ, les principaux ministres vedettes proviennent tous du privé. Et le principe de l’ascenseur prévalant, après leur service politique, ils retournent tous au privé et jamais dans les groupes communautaires, écologiques et syndicaux. Tout de même drôle et cocasse comme démocratie. Si vous êtes à droite, c’est-à-dire pour le patronat, moins d’État et plus de privé, pour les baisses d’impôts, pour les écoles, les hôpitaux et les garderies privés, pour le libre-échange, etc., vous allez plaire aux puissants et aux propriétaires des médias d’information (Bell, Québecor, Rogers, Cogéco, etc.) et, de ce fait, on va facilement vous pardonnez vos écarts de conduite. Vous allez pouvoir dénigrer les syndicats, les écologistes, les groupes communautaires, les communistes, les pays socialiste, et ça va être bien vu. Le contraire ne s’applique pas.

Luc Lavoie revient à TVA avec tous les honneurs

Luc Lavoie a toujours milité au parti conservateur du Canada et a été dirigeant d’une firme de relations publiques, soit National. Vous voyez le genre de résultat que ça donne? Le 5 septembre 2021, le Journal de Montréal annonçait en grande pompe le retour de Luc Lavoie à LCN et à TVA. Dans l’article, on dit de lui «qu’il est reconnu pour son franc-parler et que c’est une grosse prise pour LCN». Bien évidemment, Luc juge que «le chef conservateur Erin O’Toole est meilleur que les gens pensent», comme Mathieu Bock-Côté d’ailleurs.

Mes amis, les gens qui tiennent un discours à droite, qui militent pour le privé et le dégraissage perpétuel de l’État au nom du modernisme et de la lutte à l’immobilisme, même s’ils disent des ignominies et des infamies, ils représentent pour les journalistes des personnes qui ont leur «franc-parler», qui disent les vraies affaires, qui clament tout haut ce que les gens pensent tout bas et qui sont pragmatiques. En 2017, Luc Lavoie, un fédéraliste endurci, a dit qu’il aimerait faire «la chasse aux séparatistes» (Le Devoir, 5 octobre 2017). Bah, ce n’est pas bien grave, il faut lui pardonner cet écart verbal. S’il avait plutôt dit qu’il aimerait se livrer à la chasse aux fédéralistes, il aurait été viré à tout jamais.

Tirer sur les autochtones

Et pour les manifestants autochtones qui ont osé bloquer en 2020 les voies ferrées, il a tout bonnement dit à la radio de Cogéco, la station 98,5, qu’il faudrait mettre une balle entre les yeux des manifestants autochtones : «Luc Lavoie suggère un coup de pistolet entre les deux yeux des Autochtones» (Le Devoir, 21 février 2020). Tenir de tels propos ignobles est criminel et démontre le niveau de racisme et de dégoût qu’il a pour les Autochtones. Mais pour TVA, le JDM et LCN, il ne faut pas en faire tout un plat de ces propos «enflammés» : «Il a dit au co-animateur Bernard Drainville qu’un coup de .45 entre les deux yeux, tu réveilles, mon homme, ou tu t’endors pour longtemps». J’espère que vous respirez par le nez : Luc Lavoir a seulement tenu des propos odieux sur les séparatistes francophones du Québec et sur les Autochtones. Ça n’aurait pas été pareil s’il avait tenu de telles inepties sur les fédéralistes anglophones ou sur les Juifs. Je vous l’ai dit et je vous le répète : quand vous êtes à droite, et encore plus si vous êtes l’ami de Pierre-Karl Péladeau et de Brian Mulroney, qui est administrateur depuis longtemps chez Québecor, on trouvera toujours des excuses à la teneur de vos énormités et on vous engagera à titre d’animateur vedette chez TVA, LCN et au JDM. Sérieusement, comment TVA et LCN peuvent-elles honnêtement et sérieusement embaucher une personne immonde comme lui, surtout que TVA et LCN sont des médias d’information où la rigueur, la décence, l’objectivité et l’impartialité doivent être de rigueur? On peut dire qu’à TVA et LCN, la démence prime sur la décence.

Le président du Collège des médecins, les moppeux et les docteurs des colonies : ah que c’est drôle

En 2003 et en 2008, je me rappelle que le président du Collègue des médecins d’alors, monsieur Yves Lamontagne, avait tenu lui aussi des propos dégradants et disgracieux que les journalistes ont minimisé et qui ont été ramenés à un simple langage «coloré». Le PQ, le PLQ et le patronat ont «relativisé» le discours du docteur Lamontagne et l’ont replacé dans son «juste contexte».

En 2003, monsieur Lamontagne prônait la privatisation des hôpitaux publics aux médecins avec comme net avantage que les fainéants et les faignants de cols bleus travailleraient plus et mieux. Il a dit : «Si les hôpitaux appartenaient aux médecins, je vous dis que le gars d’entretien «mopperait» plus vite» («Le Dr. Lamontagne n’a pas voulu offenser les moppeux», Le Journal de Montréal, 14 janvier 2003). Bien sûr que non, il voulait plutôt les complimenter en disant qu’ils mopperaient plus vite pour gagner moins. C’est un être clairvoyant.

Les médecins diplômés des départements outre-mer français

Face à la pénurie permanente de docteurs au Québec, contrairement à l’Ontario, le syndicat des médecins refuse carrément de faire venir des toubibs de l’étranger et le gouvernement du Québec, mis sous tutelle par ce puissant syndicat, acquiesce au «sage» conseil du président d’alors du Collègue des médecins du Québec et se refuse à faire appel à des docteurs de l’extérieur du pays. Comme explication à sa prise de position, le docteur Yves Lamontagne s’est alors ainsi exclamé en 2008 : «plusieurs médecins en France viennent des anciennes colonies», et aussi : «On peut plus leur en montrer (aux docteurs français) qu’ils peuvent nous en apprendre» («Yves Lamontagne. Des propos embarrassants. En France, ils sont qualifiés (avec raison) d’arrogants et de racistes» (Le Journal de Montréal, 29 janvier 2008). Ne vous inquiétez surtout pas : le docteur Lamontagne a continué à diriger le syndicat des médecins, à siéger sur des commissions du gouvernement du Québec et à être invité à la radio, la télévision et dans les journaux et revues. Non, Yves Lamontagne n’a pas tenu des propos insultants, mais plutôt colorés. En plus, c’est quelqu’un de bien, issu de la haute société et il est à droite. Il faut alors aimer son sens de l’humour particulier.

Il crache sur le Québec, passe à GO, et devient chroniqueur du Journal de Montréal

En 2004, le professeur adjoint de l’Université de Regina, Sylvain Charleboix, rédige une cinglante opinion publiée dans La Presse du 19 juillet 2004 intitulée : «Pourquoi nous (lui et sa petite famille) quittons le Québec». Il déguerpit, car selon le bonze, «le Québec nage dans la médiocrité; est en faillite idéologique; est devenu une bouffonnerie politique; vit sous la terreur abusive des syndicats et autres terribles choses du genre». Pas grave, le monsieur est beaucoup à droite, et c’est en plein le genre de chroniqueur que le JDM recherche. Il est alors embauché à titre d’expert (un autre), lui qui, en 2009, dans La Presse, avait publié, le 19 novembre, une savante et visionnaire opinion intitulée : «Misons sur les entreprises privées plutôt que sur les gouvernements pour éradiquer la famine». Ayoye! Complètement capoté de tenir un tel plaidoyer mais le JDM l’aime. Avoir su, j’aurais dû canter à droite.

Paroles vivifiantes et éclairantes d’un banquier lucide

Oui les gens d’affaires sont de courageux visionnaires qui nous disent «honnêtement» leur vérité en pleine face. En 1995, le président de la Banque Nationale, André Bérard, avait tenu les propos suivants devant le chic Canadian Club d’Ottawa : «Il faut privatiser de nombreux services publics. Il faut abolir la gratuité (en tarifiant) qui encourage l’abus. Il faut permettre à ceux qui en ont les moyens de s’offrir ce qu’il y a de mieux (santé, écoles, garderies, autoroutes, etc.). Les services publics universels… c’est une idée communiste. Il faut fermer des régions entières qui n’offrent que des emplois saisonniers. Les plus faibles et les plus pauvres (même si on coupe l’assurance-emploi, l’aide sociale, les pensions de vieillesse, etc.) vont se débrouiller. Placez-les dans un contexte où ils ont à se débattre et vous allez être surpris des progrès qu’ils vont faire» (Radio-Canada, 18 avril 1995 : Paroles d’un banquier). Vraiment dégueulasse, mais comme c’était un homme important, il était apprécié et aimé des journalistes et des politiciens. Imaginez : un patron de grande entreprise, riche et d’extrême-droite, c’est assez pour se faire aimer et admirer par certains. Par contre, je suis d’accord avec cet être détestable lorsqu’il a dit ceci : «Bérard invite les gens d’affaires à acheter des articles dans les journaux» (Le Soleil, 13 novembre 1997). Pourtant, nos journaux détenus par de gros intérêts privés, comme Québecor, ne sont-ils pas censés être objectifs, neutres, impartiaux et surtout indépendants?

L’expert du JDM a dit qu’il ne faut pas taxer les banques

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1022414/pratiques-bancaires-examinees-agence-federale

Le secteur bancaire canadien est un oligopole de fait, pour ne pas dire un cartel

Comme je le mentionnais dans mon dernier article intitulé «La dictature de la rapace bancaire», que je vous invite cordialement à lire, je répétais les propos de la renommée revue internationale The Economist qui indiquait ceci : «Les cinq grandes banques canadiennes forment un oligopole confortable. Elles se sont partagé (fraternellement entre elles) un marché intérieur (Le Canada) lucratif et elles ont mis fin aux guerres de prix (pas de chicane dans la cabane). Il en résulte que les Canadiens (les chanceux) paient plus cher qu’ailleurs leurs services financiers (frais bancaires, taux d’intérêt hypothécaire et sur les cartes de crédit, etc.)» (Les Affaires, 22 mai 2010). Comme les pétrolières, elles augmentent toutes leurs frais et taux en même temps.

Abonnées aux juteux bénéfices en tout temps

En raison de cet oligopole «humanitaire», les cinq plus grandes banques canadiennes engrangent des profits milliardaires chaque année. Même en 2009, durant la sévère crise financière et aussi durant les années de pandémie causée par la COVID-19. Pendant la crise financière de 2007-2009 et la pandémie actuelle, nos banques canadiennes ont réalisé des profits records en plumant les consommateurs. Grâce à des politiciens bienveillants, dont plusieurs proviennent du secteur bancaire, elles ont même eu droit à des milliards de dollars en subventions publiques. N’est-ce pas formidable?

Dernier trimestre terminé le 31 juillet 2021 : de dodus profits

Au cours du dernier trimestre, nos cinq grandes banques canadiennes ont, pandémie ou pas, déclaré, comme à l’accoutumée, des profits records de 14,4 milliards de dollars, dont 4,3G$ pour la Royal Bank et 3,6G$ pour la Toronto Dominion Bank. Les bénéfices de la mafia du dernier trimestre clos le 31 juillet 2021 ont bondi de 60% par rapport à l’année précédente. Il ne faut pas être un génie pour engranger de gros profits lorsque l’on opère dans un secteur oligopolistique comme le sont nos banques canadiennes, les pétrolières, les pharmaceutiques, les faiseux de l’internet (Bell, Telus, Rogers et Vidéotron), l’alimentation au détail (Métro, IGA et Provigo-Loblaw), le CN-CP, Visa-Mastercard, etc. Le CN, cette ancienne société d’État, dont le principal actionnaire est l’américain Bill Gates, qui détient des millions d’actions, soit environ 14% du contrôle : «Bill Gates hausse sa mise dans le CN» (Le Journal de Montréal, 17 août 2019).

Imaginez le drame d’une hausse de l’impôt fédéral

Aux États-Unis, Joe Biden va augmenter le taux d’impôt fédéral sur le revenu des compagnies de 21% à 28%. Au Canada, il était également de 28% à Ottawa en 2000, mais suite aux pressions du patronat et de leurs mercenaires universitaires et médiatiques, le gouvernement fédéral l’a réduit graduellement au fil des ans et s’élève depuis 2012 à seulement 15% contre 21% du temps de Trump, aux States, qui passera bientôt à 28%. D’ailleurs, tous les organismes internationaux, tels le FMI, l’OCDE et la Banque mondiale, suggèrent fortement aux États de hausser l’impôt des compagnies et des riches : «La reprise aura besoin d’une injection d’équité. Les gouvernements du monde devront notamment améliorer leur filet social, selon le FMI… en haussant l’impôt sur le revenu des compagnies et des riches, les impôts fonciers municipaux, les impôts successoraux, etc.» (Le Devoir, 2 avril 2021). Ce n’est pas ce que pensent nos misérables experts affranchis d’ici.

Quelle mouche a piqué Justin?

Alors, face aux astronomiques bénéfices de nos banques canadiennes, voulant simplement appliquer les recommandations du FMI et de la Banque mondiale, et faire comme Joe Biden aux États-Unis afin d’éponger les énormes déficits occasionnés par le coronavirus, imaginez-vous donc que Justin Trudeau a osé exprimer le souhait d’augmenter le taux d’impôt sur le revenu fédéral de 15% à seulement 18% (il faudrait, selon moi, le hausser davantage) alors qu’il sera de 28% aux États-Unis. Rien de plus normal que vous allez me dire de taxer un peu plus les banques, elles qui se vantent tout le temps de leur responsabilité sociale, comme dans ce publireportage présenté comme un article objectif dans Le Devoir du 9 avril 2021 : «Le patron de la Banque Royale (RBC) plaide pour un Canada plus vert et plus inclusif (mais qui ne doit pas irriter le paisible milieu bancaire avec des impôts encombrants)». Oh que c’était beau d’avoir entendu la Toronto-Dominion Bank clamer en toute bienveillance : «Le Canada doit agir contre la montée des inégalités (sans taxer davantage les riches et les compagnies), dit la TD. La fiscalité canadienne gagnerait à être plus progressive (en imposant les autres, surtout la classe moyenne et en tarifiant généreusement les services publics, tout en évitant de taxer les banques)» (Le Devoir, 25 novembre 2014).

Trudeau commet un sacrilège fiscal et les banques sont furieuses

D’avoir suggéré une telle calamité, c’est à se demander si le Parti libéral du Canada est tombé sur la tête? «Trudeau promet de taxer davantage les institutions financières» (Le Devoir, 26 août 2021). Les banques et leurs commis médiatiques et universitaires n’ont pas tardé à réagir à cette dernière cette attaque fiscale. Oui à une fiscalité plus progressive qu’a dit la Toronto Dominion Bank, mais pas touche à l’impôt des banques et à leurs paradis fiscaux. Pour reprendre la parole du poète : «l’impôt c’est pour le monde ordinaire». Alors, le lendemain de l’incivilité fiscale de Justin Trudeau, les boss de la Banques CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce) ont réagi agressivement afin de défendre leurs privilèges et leurs vaches sacrées : «La CIBC défend (oh surprise) les banques en réplique à Trudeau. Le premier ministre canadien a proposé d’augmenter le taux d’imposition de l’industrie» (Le Devoir, 27 août 2021).

Le chroniqueur émérite du JDM à la défense des banques

Le 31 juillet 2021, le chroniqueur Michel Girard du Journal de Montréal a pondu et signé cet émouvant éditorial : «Trudeau s’attaque (en voulant hausser le taux d’impôt fédéral des banques de 15% à 18% contre 28% aux States) aux petits actionnaires». Ça prend un ignare ou un vendu pour venir nous dire en pleine face et sans rire qu’il serait injuste d’augmenter l’impôt des banques canadiennes, même si elles engrangent des profits records, car comme plusieurs retraités sont indirectement actionnaires des banques par le biais de leur caisse de retraite, cela constitue, selon le majordome médiatique (il faut dire que les banques sont des gros annonceur dans tous les organes de l’empire Québecor), une attaque sauvage contre les pauvres petits actionnaires. C’est comme ça que nos médias représentent des sources d’aliénation et d’asservissement.

La logique tordue du chroniqueur du JDM

Il est vrai, comme le dit Michel Girard, que les caisses de retraite sont d’importants actionnaires des banques canadiennes. Mais ramené au nombre d’actions détenu par chaque retraité dans leur caisse de retraite, cela revient, gros max, à quelques dizaines d’actions que chacun possède indirectement. Comme à l’UQAM, qui compte plusieurs milliers d’employés retraités, il est probable que notre caisse de retraite détient plusieurs milliers d’actions des banques, mais divisé et ramené par employé ça ne fait pas beaucoup contrairement aux vrais gros actionnaires individuels, par le biais de leurs sociétés de gestion, fiducies, compagnies à numéro, etc. qui détiennent chacun des milliers et des millions d’actions dans plusieurs banques canadiennes. À entendre les inepties de Michel Girard, on croirait que les banques «socialistes» sont détenues par les petits actionnaires pas très riches. Ça s’apparente à du communisme.

En 2004, prenant des données de Statistique Canada, le Centre canadien de politiques alternatives (The CCPA Monitor, novembre 2004) affirmait que le 20% des gens les plus riches au Canada détenait 94% des actions de compagnies, le 20% suivant en détenait 5% et le 60% restant un gros 1%. Il faut croire que Michel Girard n’a jamais entendu parler du 1% et des odieuses inégalités économiques.

Quel faux prétexte ridicule avancé par Michel Girard pour ne pas taxer les banques car cela pénaliserait supposément les petits actionnaires. En passant, la majorité des travailleurs canadiens ne sont pas syndiqués ou ont de très petites pensions de retraite. Si on suit la logique tordue et intéressées du chroniqueur, il ne faut pas augmenter non plus l’impôt de d’autres compagnies comme le CN, le CP, Bell, Exxon, Pfizer, Métro et d’autres, car les caisses de retraite ont également plusieurs actions dans ces compagnies. En fait, il ne faut pas taxer les compagnies et surtout, les grosses comme Québecor, qui prêchaient pour sa paroisse, paie des impôts pas très élevés.

Et Le Devoir qui agit aussi comme laquais de la classe dominante

La même journée de la creuse chronique de Michel Girard dans le Journal de Montréal, soit le 31 août 2021, paraissait dans Le Devoir le vibrant plaidoyer du directeur de la Fédération canadienne des contribuables, un organisme patronal (malgré son nom vertueux) qui, à l’aide de sophismes, de demi-vérités et de raccourcis intellectuels nous a sorti pour la millionième fois les mêmes arguments éculés à l’effet qu’il ne faut pas taxer les plus riches car ils sont déjà supposément surtaxés (ce n’est pas ce que disent le FMI et Biden), sont très mobiles et ont de très bons fiscalistes imaginatifs à leur emploi. Et Le Devoir qui publie ça!: «Ne comptez pas sur le 1%». Bon, la question qui assomme avant de finir : s’il ne faut pas taxer les grosses compagnies, les grosses banques et les milliardaires, il reste qui à taxer?