Aimer Cuba et les Cubains c’est aimer ce qu’ils aiment

Claude Saint-Laurent, psychiatre et psychanalyste

Réaction à un article :

Le Journal de Montréal

Les québécois sont de retour à Cuba ÉTIENNE PARÉ

Lundi, 26 juillet 2021 21:50

Quelques lecteurs ont pu être émus par ce récit du Journal de Montréal de dimanche (26-07-21) racontant la charité très personnalisée de touristes québécois à l’égard des Cubains. (Des Cubains?)

Eh bien, des Cubains qui le méritent : les auxiliaires, ces serviteurs, ces bonnes proprettes qui font l’entretien de la chambre d’hôtel, tous si empressés, si reconnaissants. Souriants et heureux de nous voir débarquer sur leurs plages pour chanter haut et fort le sable chaud, la belle mer bleue, le ciel sans nuage, la presque nudité, la brûlure du rhum et la farniente des vacances payées.

Mais, il manquait un commentaire à ce souvenir vivace de Cuba.

Un commentaire qui a trait à la vérité et à la justice. À l’effet que : Toute cette pauvreté, cet asservissement souriant et increvable, toute cette inertie douloureuse, cette indolence affectée, toutes ces misères sont l’œuvre des U.S.A.

S’il y manque tout ce qui fait la vie ordinaire, c’est que la vie ordinaire est interdite aux Cubains par les menaces, les bateaux, la surveillance du ciel, de la mer et de l’Ile par le grand Dragon américain, encore installé dans son antre de Guantanamo.

Environnement : l’hypocrisie et la démagogie de la CAQ

https://www.journalacces.ca/des-motoneiges-dans-le-parc-du-mont-tremblant/

Rejet du projet GNL Québec détenu par des Américains

Avant d’entrer dans le vif du sujet, réglons cette affaire-là tout de suite. L’abandon au mois de juillet 2021 de la folie destructrice économique, sociale et environnementale de l’usine projetée au Saguenay de liquéfaction du gaz naturel obtenu par fracturation et importé de l’Alberta par un futur gazoduc de 800 kilomètres construit au Québec et traversant lacs, forêts, milieux humides, rivières, etc., ne fait pas de la CAQ un héros écologiste. Legault et son ministre de l’Environnement Benoît Charrette n’avait absolument par le choix. C’est avant tout pour des considérations électoralistes que la CAQ a rejeté les projets d’usine et de gazoduc : il n’y avait aucune acceptabilité sociale à ça, même si le gouvernement caquiste et ses ministres s’y sont toujours montrés enthousiastes et favorables. La CAQ jouait sa ré-élection.

Aie, les trois partis d’opposition au Québec s’y sont nettement opposés, même les libéraux, en plus du BAPE et des spécialistes du ministère de l’Environnement. Plusieurs gros investisseurs ont débarqué, dont Berkshire Hattaway de Warren Buffet avec ses 4 milliards, de même que la banque française Société générale. En plus d’affecter négativement le tourisme, les gros méthaniers auraient mis en péril la survie des bélugas déjà menacés d’extinction.

Se gargariser de mots creux pour mieux endormir la population et certains journalistes

Déjà en 2019, François Legault utilisait des slogans et des clichés trompeurs qui, une fois décodés et décortiqués, montraient très bien que la protection de l’environnement pour la CAQ était, dans les faits, un élément négatif et défavorable à l’économie et aux entrepreneurs. Jamais à la CAQ on a pris l’environnement au sérieux avec comme preuve la nomination de Benoît Charrette comme ministre de l’Environnement, une personne à la fois ignare en la matière et inféodée aux intérêts supérieurs de la classe dominante. C’est en 2019 que François Legault a pondu ces perles qui disent tout sur le peu d’intérêt qu’il manifestera par la suite afin de réduire la pollution : «Legault veut une CAQ verte mais (et surtout) pragmatique» et aussi cette autre superbe : «Legault veut un Québec plus vert et (principalement) plus riche (dans le sens plus de richesse pour les riches)» (Le Journal de Montréal et Le Devoir, 25 mai 2019). Ça veut dire quoi au juste une CAQ verte et pragmatique?

Mes amis, dans la vie il faut bien se détendre un peu et rire des inepties larguées par certains, comme celles émanant de ces jeunes caquistes qui n’annoncent rien de bon pour l’avenir de nos enfants et de notre planète : «L’environnement fait partie de l’ADN de la CAQ, assure le président de l’aile jeunesse» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2019). Le jeune a un bel avenir devant lui à la CAQ ou comme journaliste.

Résumons en résumé assumé

Faisons une brève synthèse des faits et gestes posés par les ministres caquistes et la CAQ depuis leur élection en 2018 et qui démonteront facilement et objectivement que, pour ce parti politique, la protection de l’environnement est nullement prise en considération dans l’énoncé et l’application de leurs politiques. En fait, à la CAQ, comme chez Donald Trump, Maxime Bernier, le parti libéral au Québec et les conservateurs à Ottawa, le réchauffement climatique est une vue de l’esprit et un «fake news».

Le 3e lien répond, selon la CAQ, à sa définition étriquée du développement durable

Le 3e lien répond strictement à des considérations électoralistes. Il n’a aucun bon sens tant au point de vue économique (au moins 10 milliards$) qu’écologique. On va construire entre Lévis et Québec un tunnel grandiose pour une poignée de voitures polluantes privilégiant de ce fait le transport individuel plutôt que collectif : «Pour seulement 12 000 déplacements quotidiens. Des milliards (plus de 10G$) pour un tunnel à Québec» (Le Journal de Montréal, 28 juin 2019).

Un 3e lien d’au moins 10G$ sans aucune étude. Bah, les études, sauf celles commandées et payées par le commanditaire à ses perroquets, qu’ossa donne? «3e lien et environnement : Benoît Charrette n’a pas besoin d’études pour le convaincre» (Radio-Canada, 7 octobre 2019). Les lobbyistes n’ont jamais de misère à convaincre Legault, Charrette et cie, eux qui sont déjà convaincus des mérites des projets proposés par le patronat et toujours subventionnés grassement par des fonds publics. Et un autre mot pour rire qui émane encore une fois de Benoît Charrette, le digne ministre caquiste de l’environnement : «Québec défend la rigueur de ses évaluations (et études) environnementales (même s’il y en a pas)» (Le Devoir, 27 avril 2019). Après son stage politique, en voilà un que je verrais se réorienter à titre d’humoriste.

Taxer les gros VUS et camionnettes polluantes : es-tu fou?

Après avoir dit oui à la construction d’un gros tunnel à plus de 10 milliards$ entre Lévis et Québec afin de faciliter le transport individuel, certains hurluberlus ont suggéré à la CAQ de taxer davantage l’achat de gros VUS et de «pick-up». Réponse de circonstance de Benoît Charrette : «La camionnette et le VUS (très énergivore et très polluant) ne sont pas un luxe. Une taxe au kilométrage (ou à l’achat) serait régressive pour les familles qui vivent en banlieue» (Le Devoir, 17 novembre 2020 : Le tabou des taxes «malus»). Allô profondeur intellectuelle de notre ministre caquiste de l’Environnement. Les banlieues sont à la CAQ ce que les comtés anglophones et allophones sont au PLQ.

L’agrandissement du port de Québec : le projet Laurentia

Même si l’agrandissement du port de Québec menacerait la survie du bar rayé en voie de disparition et augmenterait la pollution de l’air et par le bruit, «no problem» pour la CAQ : «La CAQ se porte à la défense du projet d’agrandissement du port de Québec» (Le Devoir, 12 avril 2019). Oh, oh, Justin Trudeau et Steven Guilbeault qui viennent faire les rabat-joies : «Le fédéral (PLC) dit officiellement non au projet Laurentia (port de Québec)» (Radio-Canada, 29 juin 2021). Tristesse chez la CAQ et chez la somptueuse ministre Geneviève Guilbeault qui a dit ceci, les larmes aux yeux : «Il est important de soutenir des profits économiques «porteurs» pour notre Capitale-Nationale». Décodé, ça veut dire lâchez-nous les baskets avec vos affaires insignifiantes de protection des grenouilles, des caribous, des poissons, des milieux humides, de l’air et de l’eau. L’important c’est la «businessx. Ces tatas font preuve que d’une rentabilité et une vision à court terme, car à moyen et long termes, la protection de l’environnement a de gros avantages économiques qui ne sont pas pris en compte dans leur analyse à courte vue. Sans parler des bénéfices humains quantifiables de vivre dans des lieux sains. Mais pour certains, la qualité de vie et le sens à donner à notre existence sur la terre se limitent qu’à des considérations monétaires et à des titres de prestige. L’avoir et le paraître plutôt que l’être.

Un autre projet de gazoduc en Nouvelle-Écosse et passant par le Québec

Comme GNL au Québec, il y a un autre gros projet de gazoduc polluant allant de l’Alberta jusqu’en Nouvelle-Écosse, en passant toutefois par des rivières, des marécages et des forêts au Québec pour lequel la CAQ a encore donné son accord enthousiaste. Mais malheureusement pour Legault : «Environnement. Le projet gazier Goldboro LNG en sursis» (Le Devoir, 6 juillet 2021). Encore une fois, Charrette, Guilbault et Legault ont eu de la grosse «pépeine».

Et en vrac pour terminer en beauté et en rires «jaunes»

  • «Port de Contrecoeur : «Québec (CAQ) s’est opposé à la protection du chevalier cuivré (un touriste selon la mairesse de Contrecoeur» (Le Devoir, 27 mai 2021). Aie, pour la CAQ, les affaires passent avant la survie du chevalier cuivré, du bar rayé, des bélugas, etc.;
  • «Des coupes à blanc, dans un projet d’aire (supposément) protégée (par la CAQ) à Anticosti» (Le Journal de Montréal, 9 juin 2021). La CAQ qui protège des régions très éloignées inaccessible aux papetières;
  • «Milieux humides. Québec (CAQ) sera moins exigeant (et beaucoup moins) envers les promoteurs» (Le Devoir, 14 juin 2018). Bah, les marais et le marécage ne sont qu’un tas de bouette inutile;
  • «Mont-Tremblant. La CAQ ouvre le parc aux motoneiges» (Le Devoir, 24 novembre 2018). Comme l’a dit Jean Charest : «La motoneige serait compatible avec le développement durable» (Le Journal de Montréal, 18 décembre 2004);
  • Et pour terminer en beauté : «Uber : bon pour l’environnement plaide François Legault» (Le Journal de Montréal, 9 octobre 2019).  

Chine : Le JDM toujours aussi minable

https://lactualite.com/monde/la-nouvelle-revolution-chinoise/

Objectivité et professionnalisme du Journal : mon œil

Mes amis, voici une autre preuve que nos médias occidentaux, détenus par des grosses compagnies et des milliardaires mais très subventionnés par l’État, sont loin d’être des instruments d’éveil et de conscientisation mais bel et bien des organes d’aliénation et de propagande inféodés aux intérêts de la classe dominante dont ils font partie. Je ne suis pas du tout un inconditionnel tant de la Chine que des États-Unis, je suis quelqu’un qui veut obtenir la vérité et l’objectivité dans l’information publiée par nos médias tant dans le choix des nouvelles à traiter ici et dans le monde, des personnes et des «experts» interviewés, des références sélectionnées, etc. Les partis-pris n’ont pas leur place dans le merveilleux monde de la presse écrite et parlée. Mais hélas…

Il est bien évident que cela est impossible à obtenir tant chez des organes de presse détenus par des milliardaires et des transnationales et par ceux contrôlés ou financés par des États. Ne venez pas me dire que le JDM détenu, par Québecor et PKP, est plus objectif et honnête que celui d’un média détenu par le gouvernement russe ou français, comme l’est l’Agence France-Presse (AFP).

Faut-il tenir au loin les concurrents chinois, parce que…

Camarades, je vais vous signaler un autre exemple grave de désinformation et d’intoxication commis par les mercenaires-journalistes du JDM impliquant une fois de plus la Chine. C’est connu que les conglomérats et les pays occidentaux craignent la Chine et leurs entreprises comme la peste car elles pourraient casser leur hégémonie économique mondiale. Imaginez un instant des grosses compagnies chinoises comme China Mobile, China Tech et d’autres s’implanter au Québec dans le secteur des télécommunications et venir tailler en pièces le cartel existant canadien composé de Vidéotron, Telus, Bell et Rogers, ce qui ferait baisser les prix parmi les plus chers au monde. Comme Vidéotron est la vache à lait de Québecor, il faut que les autres filiales du groupe et le JDM en particulier fassent correctement leurs jobs de bras afin de cultiver chez leurs lecteurs et leurs auditeurs la haine de la Chine.

La COVID-19 et la sélection «naturelle»

Le gouvernement du Canada fait de même et ce sont les contribuables supposément libres qui paient pour enrichir les transnationales occidentales comme dans le cas des pharmaceutiques. Durant la pandémie liée à la COVID-19, notre gouvernement à Ottawa s’est fait un devoir «patriotique» d’acheter que des vaccins produits par les merveilleuses pharmaceutiques occidentales comme Moderna, Pfizer et Astra-Zeneca, même si le prix de leurs vaccins étaient au moins deux fois plus élevé que les vaccins russes (Spoutnik) et chinois (Sinopharm et Sinovac) qui sont de même qualité. Un autre bel exemple de nos prétendues démocraties dans lesquelles certains ont moins de liberté que d’autres et ne sont que des proies captives de l’agenda élaboré par les ploutocrates et les oligarques. Et voilà que Pfizer suggère, sans aucune base scientifique, une troisième dose de son vaccin, afin de sauver des vies ou de s’enrichir?

Camps de travail et de concentration, droits de la personne, esclavagisme, persécution et bien d’autres choses laides

En Chine, les camps de travail et de concentration, l’esclavagisme et les persécutions sont toujours présents selon nos médias biaisés et encore plus pour les Ouïghours. Au Pakistan, en Inde et au Bangladesh, ce ne sont pas, pour nos imbéciles de journalistes, des camps de travail mais bel et bien des parcs industriels et je dirais même des camps de vacances qui paient très bien leurs employés, offrent d’excellentes conditions de travail, surtout aux femmes et qui n’embauchent jamais des enfants. Ce sont des pays amis et alliés. Voilà pourquoi Québecor et d’autres compagnies canadiennes y ont transféré des contrats et des emplois dans ces pays paradisiaques. Mes amis, le titre d’un article de journal en dit assez souvent beaucoup, comme celui-ci publié dans le journal Les Affaires le 14 juin 2008 : «La Chine devient trop coûteuse. Une entreprise canadienne sur cinq prévoit déplacer ses activités dans un autre pays asiatique (comme le Bangladesh, le Vietman et Myanmar)». La Chine est devenue trop chère pour nos entreprises capitalistes car elle a augmenté les salaires et amélioré les conditions de travail dans leurs supposés camps de concentration, ce que n’ont pas fait le Bangladesh et le Pakistan dans leurs parcs industriels verdoyants, qui embauchent des enfants pour 30 cents l’heure. Voilà pourquoi ces pays «démocratiques» se font aimer de nos gens d’affaires.

Pitoyable (un de plus) article anti-chinois du JDM

Franchement, le pseudo-journaliste Martin Jolicoeur devrait avoir honte d’avoir rédigé et publié le 6 juillet 2021 dans le Journal de Montréal un article indigne d’un média d’information intitulé : «Les panneaux solaires d’Hydro fabriqués en Chine dans des camps de travail forcé des Ouïghours».

C’est toujours le même procédé misérable utilisé par nos mystificateurs de tout poil. Dans son texte, ledit journaliste ne s’enfarge pas dans des affaires trop compliquées pour vous convaincre combien la Chine pratique la persécution et même le génocide envers ses travailleurs, principalement Ouïghours, que l’on peut assimiler à des prisonniers et à de la torture. Alors, le journaliste «d’enquête» débute ainsi son texte en puissance afin de justifier ses élucubrations : «Depuis le début de l’année, deux rapports d’enquête, l’un américain et l’autre britannique…». Comme par hasard, ce sont les États-Unis et la Grande-Bretagne qui mènent énergiquement le combat idéologique contre la Chine et la Russie qui menacent leur désordre mondial actuel. Martin Jolicoeur ne mentionne aucunement de qui ou de quel organisme origines ces dits «rapports d’enquête» et par qui ils ont été commandé et payé. Tout de même bizarre comme comportement de la part d’un journaliste professionnel. Ben non, les gouvernements américains et anglais ne sont pas du tout derrière ces deux rapports d’enquête.

Minorités opprimées et exploitées

Aie, monsieur le journaliste d’enquête du JDM, ça ne vous tenterait pas d’aller voir au Bangladesh ce qui s’est passé récemment dans l’incendie d’une usine qui a tué plus de 50 personnes et dont les portes étaient verrouillées et qui employait des enfants travaillant de longues heures dans des conditions épouvantables. Des enfants qui ne font pas à l’école, bien évidemment. Pour le journaliste Martin Jolicoeur, l’important est «d’enquêter sur la Chine et seulement sur la Chine. Au Bangladesh, dont plus de 1130 travailleurs sont morts et 2000 blessés en 2013 lors de l’effondrement de l’usine textile Rana Plaza, les conditions de travail se sont depuis détériorées et les familles de ces esclaves morts et blessés n’ont rien reçu en dédommagent : «Bangladesh. Cinq ans après la tragédie du Rana Plaza, le cri pour la justice des survivants» (Le Devoir, 24 avril 2018). La spécialité du JDM n’est pas le Bangladesh mais la Chine. Au JDM, il y a, à cet effet, quelques experts férus comme Loïc Tassé et Richard Martineau.

Un consultant américain et une université anglaise bidon comme pièces à conviction

Toujours dans le texte de Martin Jolicoeur du JDM, le journaliste débute ainsi un autre paragraphe : «Selon un rapport d’Horizon Advisory, un consultant de Washington cité par le New York Times…». Ah ben là, Martin frappe encore fort, mais toujours de façon aussi primaire et niaiseuse, afin de nous convaincre. Aie, il cite le rapport d’un consultant américain qui a rédigé un rapport commandité par qui et payé par qui, ça on ne le sait pas? Ah oui, pour vous monter le sérieux de l’étude du consultant américain, Martin prend bien soin de nous dire que ledit rapport a été mentionné dans le New York Times.

Et enfin arrive le coup de massue donné par Martin Jolicoeur : «Une autre (comme si les autres étaient valables) étude a été produite ce printemps sur le même sujet par (tenez-vous bien. Une chance que le ridicule ne tue pas) le Centre de justice International (mais quel beau nom) Helena Kennedy de la Sheffield Hallam University en Grande-Bretagne. C’est quoi ça l’Université Sheffield Hallam de l’Angleterre? Et l’étude a été commandée par qui? Mes amis, le journaliste du JDM fait preuve de mépris envers ses lecteurs en les prenant pour des imbéciles. Aie, Martin cite une étude d’un centre de justice pas local mais international. Un centre de justice anglais… c’est sûrement sérieux.

Même l’Agence France Presse est moins tordue que…

Suite à de nombreuses sanctions imposées à la Chine par l’Oncle Sam et par son faire-part, la Grande-Bretagne, et cela au mépris des faits : «La Chine promet des mesures face aux nouvelles (et multiples) sanctions américaines» (Le Journal de Montréal, 11 juillet 2021).

Eh, oh, Martin, même l’AFP, dans son texte, reproduit dans le JDM le 11 juillet dernier, est plus professionnel et moins crasse que les journalistes et les chroniqueurs du Journal. L’Agence France-Presse signale que «des études occidentales, notamment américaines, basées sur des interprétations de documents officiels chinois, sur les témoignages de victimes présumées (et minutieusement sélectionnées) et sur des extrapolations statistiques (qui n’ont rien de scientifiques) accusent (gratuitement) les autorités chinoises de répression contre les Ouïghours». Mets ça dans ta pipe mon petit Martin. Vous commencez à piger et à prendre conscience?

Le bénévolat selon l’évangile des médecins

Faire le fanfarron pour se faire élire

En 2011, le caquiste François Legault, alors dans l’opposition, jouait au «gros», et pour se faire élire, il «prônait une approche plus musclée avec les médecins» (La Presse, 23 février 2011). Lui-même le disait alors à ce moment : «C’est difficile de négocier avec les médecins. La CSN, c’est de la petite bière à côté des deux fédérations de médecins (spécialistes et omnipraticiens)». Après, on se targue de vivre en démocratie dans laquelle le pouvoir appartient supposément au peuple. Nos pays dits démocratiques sont un leurre : ce sont les puissants qui, dans les faits, mènent et dictent leur volonté comme le font les syndicats de médecins et les chambres de commerce défendent les intérêts «supérieurs» des entreprises et des entrepreneurs.

Ah oui, en 2011, toujours pour parader et faire le «beau», François Legault promettait de déléguer plus de tâches aux infirmières, de réduire la sous-traitance d’actes médicaux aux cliniques privées détenues par des médecins spécialistes, de s’attaquer à l’incorporation des médecins qui fait qu’ils ont un taux d’impôt sur le revenu réel ou effectif inférieur au travailleur ordinaire, etc. Tous les partis politiques dans nos sociétés dites démocratiques se ressemblent : ils sont à la solde du patronat et des riches et le mensonge fait partie intégrante de leur «être».

Responsablité sociale des toubibs, mon œil

En 2020, François Legault a lancé un cri du cœur aux médecins spécialistes pour qu’ils viennent prêter main-forte dans les CHSLD où plusieurs personnes âgées, celles-là même qui ont construit le Québec, mouraient de la COVID-19 : «Québec (CAQ) appelle les médecins à aider dans les CHSLD» (Le Journal de Montréal, 15 avril 2020). Attention : Françcois Legault ne leur demandait pas de faire du vrai bénévolat, qui n’est pas du tout leur marque de commerce, mais même payés 2500$ par jour, ce n’était pas assez payant pour ces «mécènes» : «COVID-19 : jusqu’à 2500$ par jour pour les médecins spécialistes» (Le Journal de Montréal, 15 avril 2020). En plus de l’aspect financier, il est vraiment dégradant pour ces «philantropes» d’aller s’occuper des vieux avec d’autres travailleurs ordinaires dans les CHSLD. Dire que c’est le monde ordinaire qui paie à gros prix leurs études en médecine. De toute façon, pour les médecins spécialistes, travailler à seulement 2500$ par jour représente du «bénévolat».

Vieux et malades pris en otage

Situation catastrophique ou pas dans les CHSLD où des personnes âgées mouraient en série : «Près de 40% des médecins spécialistes ont dit «non» à l’appel lancinant du premier ministre François Legault» (Le Devoir, 28 juin 2021). Responsabilité sociale des toubibs, mon œil. L’ex-présidente de la Fédération des médecins spécialistes, madame Diane Francoeur, faisant semblant, comme à son habitude, de se soucier du sort des personnes âgées et des malades lançait ce cri du cœur afin de venir en aide à ses pauvres docteurs : «Les médecins spécialistes s’inquiètent des impacts du gel de leur rémunération (à 500 000$ l’an) sur les soins aux patients» (Radio-Canada, 26 octobre 2018). Quelle hypocrisie. La dame s’inquiétait davantage de l’impact du gel de la rémunération sur ces spécialistes que sur celui des patients et des personnes agées en CHSLD.

Être pauvre à 2 millions$ par année

En parlant du triste sort de ses docteurs, supposément traités injustement : «Des médecins spécialistes plus riches que jamais. 10 d’entre eux ont gagné plus de 2M$ en 2019» (Le Journal de Montréal, 7 décembre 2020). Et comme ces professionnels ont le droit de s’incorporer, ça fait qu’ils ont un taux d’impôt effectif sur le revenu inférieur à tout le monde. N’ayons pas peur des mots : le collège des médecins et la mafia ont des points en commun. Et c’est nous qui payons leurs études.

L’entraide et le bénévolat, c’est pour les autres

En 2010, une vingtaine de médecins spécialistes québécois ont, suite au cataclysme ayant frappé durement Haïti, été prêté main forte à titre de «bénévoles» afin d’aider ces gens démunis. Quel beau geste de solidarité et d’empathie que vous vous dites à priori. Chasser le naturel et il revient vite au galop : «Bénévolat en Haïti. Les orthopédistes veulent être payés» (La Presse, 27 janvier 2010). Selon leur paradigme, ça demeure, pour ces opportunistes, du bénévolat mais du bénévolat sonnant et trébuchant. Oui, les médecins ont dit sans rire que même si le gouvernement, donc la population, les paie au gros prix, cela représente seulement un geste de gratitude et de reconnaissance exprimé par l’État pour leur louable geste du bénévolat «intéressé» posé par eux en Haïti. Nos médecins québécois, ce n’est pas de même nature que Médecins sans frontière.

Travailler à 500 000$ l’an, c’est du bénévolat selon une jeune et dynamique spécialiste

Les médecins spécialistes, du moins la majorité, ont toujours eu un comportement égoïste. Je vous le dis, il faudrait faire comme dans les pays d’Europe et briser une fois pour toute ce puissant monopole de médecins qui fait la pluie et le beau temps au Québec depuis trop longtemps. Afin de poser ce geste qui s’impose de fait, ça prendrait juste un gouvernement vraiment au service du peuple et non un qui agit comme réceptionniste aux appels du patronat et des puissants.

J’ai ressorti de mes précieux vieux dossiers d’articles de journaux un texte qui date du 20 novembre 2006 et qui avait été publié dans Le Journal de Montréal : «Orthopédie. Une jeune spécialiste (Vérnoque Godbout) vraiment mécontente». Aie, la jeune et petite spécialiste se plaignait alors, en 2006, d’être traitée comme une esclave… à 242 000$ l’an (environ 500 000$ en dollars de 2021). La tête enflée avait alors dit : «242 000$ par année c’est du bénévolat». Elle devrait porter plainte à l’ONU. On devrait mettre sur pied un téléthon afin de lui venir en aide. Ces prétentieux sont complétement déconnectés de la réalité et vivent en vase clos. Ils se croient vraiment des êtres supérieurs. Ça prendrait un gouvernement qui les mettrait à leur place.

  La CAQ en rajoute, comme si ce n’était pas assez

Au lieu de faire graduer plus de médecins comme en Europe; d’implanter des écoles de médecine en région; de recevoir davantage de docteurs de l’étranger; de donner plus de responsabilités aux infirmières et aux superinfirmières; d’en faire des salariés de l’État comme pour tous les autres professionnels travaillant pour le gouvernement; d’interdire l’incorporation des toubibs; etc. afin d’offrir de meilleurs services de santé à la population et de réduire les coûts, il se trouve que non, Legault et la CAQ, qui étaient censés régler le problème, en rajoutent en sous-traitant à des cliniques et des hôpitaux privés, ce qui vient amplifier les pénuries et les listes d’attente au public, de plus en plus de traitements et d’opérations : «CAQ : Plus de profits (10 à 15%) pour les cliniques privées. Les nouveaux contrats (négociés par la CAQ) pour les chirurgies d’un jour offrent des marges bonifiées» (Le Devoir, 13 avril 2021). Les hôpitaux privés très rentables comme Rockland MD, chirurgie DIX 30, Groupe Opmedic et d’autres se voient dorénavant remboursés par le gouvernement caquiste toutes leurs dépenses, plus une marge de profit de 15%. Après on vient se demander pourquoi il y a pénurie de médecins et d’infirmières dans le réseau public. C’est simple, c’est parce que c’est encore plus payant pour les médecins de pratiquer sans aucun risque dans le privé puisque les patients sont fournis par le réseau public et, comme toutes leurs dépenses sont remboursées par l’État, ils peuvent se permettre de payer davantagr les infirmières, amplifiant de ce fait la pénurie de professionnels dans le réseau public. Une vraie farce grotesque dont la population en fait les frais. Cliniques privées qui n’ont de privé que le nom, étant entretenues par l’État.

La population laissée à elle-même

La population n’a pas les moyens d’embaucher, comme le font les docteurs, les pharmaciens et d’autres, des lobbyistes chèrement payés pour défendre la cause des services publics : «Les médecins spécialistes (comme les pharmacies) retiennent les services de Lucien Bouchard (un gars du peuple et au service du peuple)» (Le Devoir, 20 janvier 2017). Et ce n’est pas le peuple qui finance les partis politiques et qui les embauche à gros prix après leur carrière politique. Et puis, dépassant tout entendement et démontrant leur pouvoir, en 2017, les médecins n’ont pas voulu négocier avec le ministre libéral de la santé d’alors, Gaétan Barrette : «Les grands moyens pour les médecins. Le gouvernement Couillard écarte Barrette et embauche deux négociateurs» (Le Journal de Montréal, 16 février 2017). Et le dernier mot pour rire : «Les Québécois jugent correct (selon un sondage maison) le revenu des médecins» (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2017). On appelle ça du mépris.

Suis-je antisémite?

Oui, je le suis

Dixit Stephen Harper, l’ancien premier ministre conservateur canadien : «Critiquer Israël est antisémite» (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2014). Basés sur les nombreux gestes illégaux, les assassinats d’enfants et d’adultes palestiniens, qu’Israêl taxe de terroristes, comme certains dans le monde et ici, je ne me limite pas à les critiquer, je les comdamne. Dans le monde, et encore plus au Canada, qui suit aveuglément le comportement de son maître américain, et ce malgré les gestes illégaux et les crimes commis à répétition, jamais d’embargos et de sanctions contre Israël, qui sont plutôt distribués à des pays comme le Venezuela, l’Iran, Cuba, la Chine, la Russie, etc. Hein monsieur Trudeau et son acolyte Chrystia Freeland : «Israël : 50 ans de colonisation (illégale et criminelle)» (Le Devoir, 28 septembre 2017).

Trump, Harper et l’humiliation des Palestiniens

En 2020, le gouvernement américain républicain de Donald Trump a poussé l’ignominie jusqu’à élaborer et proposer aux Palestiniens un projet de soumission et d’annexion à Israël : «Les appels se multiplient contre le projet d’annexion israélien» (Le Devoir, 2 juillet 2020). Aie, le gouvernement américain a même été jusqu’à qualifier ce projet d’envahissement de «plan de paix». Ledit plan de paix américain a encore été rejeté par l’ONU et la haute-commissaire aux droits de l’homme : «Le projet israélien (et USA) d’annexion de la Cisjordanie est illégal selon Michelle Bachelet. L’État juif a fixé au 1er juillet la date à laquelle il doit se prononcer (il y a été favorable) sur la mise en œuvre du plan américain (débile)» (Le Devoir, 30 juin 2020).

Et aussi pires étaient Stephen Harper et ses conversateurs qui ont proposé en 2014 d’accroître leur aide à la Palestine, comme les Américains voulaient aussi le faire s’ils acceptaient le plan de paix, version Donald Trump, une aide financière sujette à «l’éducation» des Palestiniens afin qu’ils cessent de détester leurs vosins juifs qui les envahissent continuellement : «Ottawa (Harper) veut éduquer les jeunes Palestiniens» (Le Devoir, 17 janvier 2014). Au Canada, on a bien éduqué les Autochtones afin de les assimiler en toute quiétude. Et l’ex-ministre conservateur des Affaires étrangères de s’exclamer avec enthousiasme : «Le Canada est le meilleur allié (inconditionnel) d’Israël, selon John Baird» (La Presse, 4 février 2012). Meilleur allié après, évidemment, les States…

Trudeau et le PC aussi miteux que les conservateurs

Face à l’envahissement illégal, notre ministre libéral des Affaires étrangères, le fabuleux Marc Garneau en a largué une autre de petitesse : «Le Canada (PLC) conseille à Israël de cesser la colonisation» (Le Journal de Montréal, 5 juillet 2021). Juste un conseil d’ami, pas plus. Ben oui, Israël va suivre à la lettre le conseil de monsieur Garneau. Conseil à Israël et sanctions muselée à d’autres pour beaucoup moins et parfois pour des faits et des gestes inventés. Monsieur Garneau devrait regarder du côté de cet article car selon le rapporteur de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, monsieur Lynk : «Les colonies israéliennes, des crimes de guerre» (Le Devoir, 10 juillet 2021).

Le prétendu droit d’Israël à se «défendre»

En 2018, alors qu’Israël bombardait encore une fois les Palestiniens à Gaza, seuls le Canada et l’Oncle Sam n’ont pas condamné les juifs et les ont même appuyé à tuer des enfants «terroristes» : «Bain de sang à Gaza : Israël critiqué de toute part, mais soutenu par les États-Unis (et le Canada)» (Le Journal de Montréal, 15 mai 2018)». Les États-Unis et le Canada ont été jusqu’à affirmer qu’Israël avait le droit de se défendre (avec des avions de combat et de puissantes bombes contre des tire-pois. Ben non, la réaction israélienne n’est pas du tout disproprotionnée). Oui, le Canada et les États-Unis sont complices de crimes odieux qui perdurent depuis longtemps. Alors que la communauté internationale condamnait et s’indignait, en paroles (mais jamais en gestes concrets), la très courageuse vice-première ministre libérale canadienne, Chrystia Freeland, elle faisait montre d’un autre point de vue : «Violences à Gaza : Le Canada condamne l’implication du Hamas (qui a défendu les Palestiniens)» (Le Journal de Montréal, 14 mai 2018). Tous les pays occidentaux sont des hypocrites et des lâches. Ils démontrent plus d’audace et de courage pour s’attaquer vigoureusement à d’autres pays récalcitrants qu’ils disent belliqueux.

Les crimes durent et sont tolérés (même encouragés, en fournissant des milliards en armes sophistiqués) depuis longtemps

En fouillant dans mes vieux dossiers d’archives, j’ai retrouvé cet article de La Presse daté du 16 avril 2002 : «L’ONU condamne les tueries massives perpétrées par les forces israéliennes contre le peuple palestinien». Mais il ne faut pas critiquer Israël ici même au Québec, sinon on va se faire accuser d’être antisémite et on va être placé sous écoute et sous surveilance par nos services de renseignement et par ceux d’Israël. Agir et penser de la sorte fait que l’on est des menaces pour la sécurité nationale du Canada. Des semonces «polies» à Israël a le même effet pour ce pays que l’eau qui glisse sur le dos d’un canard ou d’un ooutarde : «Israël défie l’ONU et poursuit le siège à Ramallah (tout en continuant à frapper dans le tas palestinien)» (La Presse, 25 septembre 2002). Une autre drôle publiée dans Le Devoir du 11 avril 2002 : «Sharon (alors premier ministre d’Israël) poursuit le nettoyage (palestinien)». Quoi, Ariel Sharon est un homme «propre». Il fait le ménage.

Pour finir, un article du JDM du 10 janvier 2009 et du Devoir du 4 mars 2014 : «Résolution de l’ONU. Israël rejette l’appel à la trêve. Au moins 800 Palestiniens ont été tués en deux semaines». Et l’exécrable et détestable ex-secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, sous la présidence de George W. Bush junior, de s’exclamer, afin de défendre le droit d’Israël à tuer : «Difficile d’épargner les civils (et les enfants)». Vraiment écoeurant d’entendre ça. Et puis, en 2014 : «Israël. Les mises en chantier dans les colonies de Cisjordanie ont doublé en 2013». Pour ramener Israël à la raison, ça prend contre lui des embargos, des sanctions et des gestes militaires, sinon ils vont continuer leurs gestes illégaux et leurs assassinats.

Le peuple versus le gouvernement américain

Déjà en 2002 : «Une majorité d’Américains favoriserait des sanctions contre Israël» (La Presse, 14 avril 2002). Idem au Canada. Mais nos gouvernements, tant aux États-Unis qu’au Canada, sont tellement infédodés aux puissants et très riches juifs qu’ils refusent. Allô démocratie dans nos pays occidentaux capitalistes. Harper, Trudeau et autres sont tous des inconditionnels d’Israël. Même la pseudo-progressiste Hillary Clinton, la conjointe de l’autre, qui s’affichait ainsi : «Hillary Clinton exprime sa solidarité (vraiment touchant) avec Israël. Elle tient Arafat responsable de la violence actuelle» (Le Journal de Montréal, 25 février 2002). Dire qu’elle voulait devenir présidente des États-Unis.

Et d’autres en vrac

  • «Israël. Nétayahou promet d’annexer un tiers de la Cisjordanie (Trump voulait en annexer davantage)» (Le Devoir, 11 septembre 2019);
  • Misérables Américains. Même si cela est carrément illégal : «Les colonies israéliennes en Cisjordanie sont (supposément) conformes au droit international, selon Washington (et l’ex-secrétaire d’État Mike Pompeo)» (Radio-Canada, 18 novembre 2019);
  • «Jugés injustes envers son ami et allié Israël (qui lui a le droit d’avoir la bombe atomique mais pas les autres) : «Washington quitte le Conseil des droits de l’homme de l’ONU» (Le Devoir, 20 juin 2018);
  • Et toujours dans la même veine : «Les États-Unis et Israël quittent l’UNESCO, accusée d’être anti-israélienne» (Le Devoir, 13 octobre 2017). Ceux qui ne sont pas en tout temps avec les States et Israël, sont contre eux;
  • «Reconnaissance d’Israël comme capitale d’Israël : «La décision américaine, non conforme aux résolutions de l’ONU» (Le Journal de Montréal, 8 décembre 2017). Et en bon faire-part : «Le Canada s’abstient de réprimander les États-Unis, même si l’ONU a condamné la décision américaine» (Le Devoir, 22 décembre 2017).

Le Devoir se fait le haut-parleur

Même ici au Québec, il ne faut surtout pas avoir l’insolence de crtitiquer Israël sinon on va se faire accuser d’être antisémite et la grosse machine israélienne, présente en force au Canada, va farouchement répliquer et même vous intimider. Critiquer plutôt l’Iran, Cuba, la Russie et la Chine.

Et le Devoir, comme s’il était sous influence, publie fidèlement les répliques des Israéliens, comme dernièrement :

  • Le 26 juin, un article d’une pleine page intitulée : «À Montréal comme ailleurs au pays, une montée de l’antisémitisme sème l’inquiétude (chez qui?)». Faut-il se surprendre de ça?
  • Le 10 juillet 2021, une opinion du directeur général de B’nai Brith Canada : «Les Juifs ont besoin du soutien des Canadiens (oubliez-moi), car le sort de tout être humain devrait être dans notre démocraie (larvée)».
  • Toujours dans Le Devoir mais cette fois le 14 juin 2021 : «Il faut parler haut et fort contre les incidents antisémites au Canada». Opinion de Mike Fegelman. N’en déplaise à monsieur Fegelman, je vais continuer à condamner Israël. Parler haut et fort, les Juifs le font depuis toujours. Voilà, ce sont les Israéliens qui sont opprimés par les Palestiniens et d’autres.
  • Cette fois, toujours dans le Devoir, une pleine page dévolue le 29 mai 2021 aux courageux défenseurs d’Israël :
  • Le Consul général d’Israël à Montréal qui signe cette opinion : «Une caricature loin de la réalité». Oui, je suis caricaturiste. La réalité selon Israël et ses fans… s’entend;
  • «Propagande mensongère (surtout ce qui est dit contre Israël)». Oui, je suis à la fois prooagandiste et menteur. Je l’admets, monsieur Bensimhon;
  • «Une déformation grossière». Oui, Eta Yudin du Centre consultatif des relations juives, je suis un grossier personnage qui déforme votre réalité alternative et vos gestes parallèles;
  • «Un faux lien avec Floyd». Oui, monsieur Yaniv Cohen Scali, Israël comment uniquement des crimes humanitaires d’auto-défense alors que pour Georges Floyd ce fut un vrai meurtre gratuit.

Bravo encore au Devoir de publier toutes les sensibilités juives dans vos pages. Au JDM, l’illusre Mathieu Bock-Côté l’a dit dans sa chronique du 20 mars 2021 : «De l’antisémitisme à Montréal». Si le philosophe du JDM l’a dit…

Augmentation du prix des aliments décidé par le cartel

https://www.journaldemontreal.com/2020/09/18/les-agriculteurs-quebecois-au-front-contre-les-enormes-frais-de-walmart

Profits records et hausse des prix

En cette année de pandémie 2020, les géants de l’alimentation au détail, qui forment un autre puissant cartel au Canada imposant ses conditions et ses prix aux consommateurs, aux fournisseurs, aux employés et aux gouvernements (Loblaw-Provigo, Métro, IGA-Sobeys et Walmart) ont encore réalisé de très gros profits : «Profits en hausse de 30% pour Loblaw» et «Profits au rendez-vous malgré la crise pour les géants canadiens. Pas moins de 34 d’entre eux (qui ont été subventionnés) ont même enregistré des records à ce chapitre (dont Métro)» (Le Devoir, 6 mai 2021 et le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Un marché en équilibre, mon œil!

Comme les banques, les pharmaceutiques, les sultans de l’internet et du cellulaire (Vidéotron, Rogers, Bell et Télus), etc., les dictateurs de l’alimentation au détail viennent, sans motif véritable, d’augmenter leurs prix et d’ordonner des baisses de prix à leurs fournisseurs (et des hausses de frais) du Québec et d’ailleurs dans le monde comme en Amérique latine, en Bengladesh, au Myanmar, au Pakistan, au Vietnam, etc., où ils ont plusieurs sous-traitants, contrairement aux Russes et aux Chinois. Et comme dans les autres secteurs d’activités, nos gouvernements ne feront rien, si ce n’est que de faire un show de boucane pour la galerie et pour les médias. Non Léo, ce n’est pas vrai ce que tu dis. Le gouvernement caquiste du Québec va agir en les gavant davantage de subventions publiques, dont plus d’un milliard de dollars à l’oligopole des télécommunications, un autre milliard à l’industrie forestière et plusieurs millions à Google et à Amazon, qui nagent dans des océans de profits débiles et immoraux. Les GAFAM, un autre bel exemple de l’application des lois naturelles inhérentes à l’économie de marché.

Le cartel de l’alimentation va baisser les prix… des producteurs

«Walmart presse le citron de nos agriculteurs. Les agriculteurs québécois au front contre les énormes frais de développement des infrastructures de Walmart» (Le Journal de Montréal, 18 septembre 2020). La transnationale américaine Walmart qui vient de décider de hausser les frais additionnels et de baisser les prix facturés par nos producteurs du Québec. Par équité et par esprit de justice sociale, Walmart exige encore plus de «sacrifices» à ses «associés» agriculteurs en Amérique latine, en Asie et en Afrique. Ça fait que dans ces continent, les employeurs réagissent en baissant les salaires déjà faméliques de leurs employés et les gouvernements diminuent leurs taxes afin de respecter la «commande» du chef Walmart, une belle grosse compagnie américaine qui plaide toujours pour plus de démocratie et de liberté dans le monde en autant que l’on écoute et applique les directives des potentats occidentaux.

Même politique des «bas» prix appliquée chaque année par la mafia corporative

Le cartel de l’alimentation au détail agit comme la mafia en ce sens qu’elle taxe toujours davantage et continuellement ses fournisseurs captifs qui n’ont pas les ressources financières et les lobbyistes voulus pour se défendre et essayer de rétablir un certain équilibre des forces. Le cartel est cohérent et applique ses mesures philanthropiques à chaque année, comme le démontrent ces articles de journaux qui datent de 2016 : «Alimentation. Les fournisseurs sous pression. Les trois principales chaînes de supermarchés ont ordonné à leurs fournisseurs de geler ou d’abaisser leurs prix» et «Loblaw-Provigo demande (c’est-à-dire exige) des prix plus bas à ses fournisseurs» (La Presse, 8 septembte 2016 et Le Journal de Montréal, 8 juillet 2016). Et en 2017, Loblaw-Provigo récidive et met en place une taxe à payer par ceux qui veulent faire de la «business» avec lui : «Loblaw serre la vis (une fois de plus) à ses fournisseurs. Il leur impose de nouveaux frais d’approvisionnement (une sorte de dîme, quoi)» (Le Journal de Montréal, 7 novembre 2017).

Ces cartels dictatoriaux plus puissants que l’État, comme dans plusieurs autres domaines, agissent ainsi chaque année, ce qui leur permet d’engranger d’énormes profits. Ce sont les consommateurs, les fournisseurs, les employés et les gouvernements qui en font les frais. Comportement identique en 2018 : «Alimentation. Des pressions continues sur les producteurs. Oxfam dénonce les pratiques des supermarchés et des grands distributeurs. La puissance d’achat du secteur exacerbe les risques de violation des droits de l’homme et des droits du travail» (Le Devoir, 22 juin 2018). Ça fait longtemps que ces droits ont été bafoués par nos mastodontes occidentaux, encore plus dans les pays pauvres, et qui s’adonnent joyeusement à la corruption des élus.

Legault s’énarve et fait son numéro

Une fois de plus, nos élus se sont donnés en spectacle afin de vous faire accroire qu’ils vont s’attaquer aux profiteurs, pour ne pas dire à ces voleurs institutionnalisés. Hélas, il n’en sera évidemment rien, comme c’est le cas pour le prix de l’essence, des médicaments, des frais et des taux d’intérêt bancaires, des frais d’internet et de cellulaires, etc. Et ça vous dit de rire un peu beaucoup? Alors lisez le titre de ces deux articles impliquant comme humoristes François Legault et Dominique Anglade : «Québec (Legault de la CAQ) veut dompter (rien de moins) les géants (Walmart, Loblaw, Métro et IGA) de l’alimentation. Le gouvernement espère (un espoir se traduit toujours par rien du tout) réduire l’impact des frais avec un code de conduite (éthique)» (Le Journal de Montréal, 27 novembre 2020). Admettez qu’elle est bonne celle-là. Et comme comble de l’ironie, la CAQ a créé à cet effet un «groupe de travail» composé «d’experts» afin d’obtenir un portrait de la situation. On vous fait encore le coup classique de la mise en place d’un groupe de travail ou d’une commission qui sera composé d’experts et de spécialistes nommés par le gouvernement qui serviront de haut-parleurs et de scientifiques du «public relation». Les dirigeants de Walmart, Provigo, Métro et IGA ont tellement peur de François Legault et de son ministre de l’Agriculture, André Lamontagne…

Quant à Dominique Anglade, la cheffe du parti libéral du Québec qui a vargé sans bon sens, avec ses amis Couillard, Bachand, Coiteux, Barrette, Leitao et cie dans nos services publics, ne voulant pas être en reste auprès de la population, se bombe le torse et «demande (c’est juste une demande protocolaire) à Walmart de reculer sur les «frais inacceptables» imposés à ses fournisseurs qui risquent de provoquer des faillites en chaîne» (Le Journal de Montréal, 28 juillet 2020). Je me demande ce qu’elle pense de ce que Walmart a fait de sa demande «frivole» et «folichonne»? Elle a pris la direction de la filière «13».

Face à une transnationale comme Walmart, et aussi Airbus, Merck, Esso, Amazon, etc., Anglade est loin de faire le poids. Ces compagnies vont faire la «belle» et la contacter seulement en besoin de subventions publiques. Plus facile de déchiqueter nos programmes sociaux que de demander justice à Walmart. Il ne faut pas trop les irriter non plus, car jamais ils ne vont l’embaucher comme employée ou comme lobbyiste après sa carrière politique, comme cela a été fait pour Couillard, Charest (et sa fille), Bouchard et cie qui sont devenus lobbyistes, c’est-à-dire des commis-voyageurs, ce qu’ils ont toujours été d’ailleurs. Des «pedlers, quoi».  

Dominique Anglade «strikes again» et est retirée au marbre

Novembre 2020, Dominique Anglade, pensant avoir trouvé un bon filon pour se faire voir, revient à la charge, sachant bien que ses simagrées ne sont que du vent, même pas une brise :  «Anglade veut une loi pour dompter Walmart et cie» (Le Journal de Montréal, 10 novembre 2020). Pourquoi n’a-t-elle pas voté cette loi quand le PLQ était au pouvoir? Vous comprenez maintenant pourquoi Walmart affiche des bas prix? Par l’exploitation. Ceux qui achètent chez Walmart sont complices de pauvres travailleurs et agriculteurs partout dans le monde.

Un rapport gouvernemental le répète

Juin 2021, le Comité permanent de l’industrie (Ottawa) confirme la présence d’ententes entre concurrents : «Un rapport (gouvernemental) écorche les épiciers» (Le Devoir, 8 juin 2021). Le JDM n’a pas cru bon traiter de cette nouvelle et Le Devoir y a consacré seulement une brève.

Vous croyez vraiment que Trudeau s’attaque à la pollution?

La légende du premier ministre fédéral vert

En 2019, Justin Trudeau et le parti libéral du Canada ont lancé, en paroles mais pas en vérité, une virulente attaque contre la pollution afin de laisser aux générations futures une planète vivable : «Les libéraux de Justin Trudeau lancent une offensive sur la question climatique» (Le Devoir, 4 mars 2019). Entendre de si beaux engagements me fait pleurer. Justin le magnifique est tellement cohérent avec la propre mise en garde qu’il avait énoncé en 2017 : «Trudeau prévient que les désastres vont se multiplier (si on ne fait rien)» (Le Journal de Montréal, 12 mai 2017).  Avec Justin à Ottawa et François à Québec, le Canada va devenir un modèle en matière environnementale et sera souvent cité en exemple par le pape François et par Greta Thurnberg. Oui à la protection de l’environnement, mais en 2019, les libéraux fédéraux me semblaient vouloir devenir des écologistes «radicaux» à écouter la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, clamer haut et fort que : «Les libéraux veulent déclarer l’urgence climatique nationale» (Le Devoir, 15 mai 2019). Ayoye, ça allait frapper fort que je me disais.

Il fallait agir vite avant qu’il ne soit trop tard

Oui il y a effectivement urgence en la demeure, sauf pour l’hurluberlu Maxime Bernier, tel que mentionné en 2019 par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) : «Le Canada, un cancre environnemental» (Le Devoir, 19 avril 2019). Peut-on être pire qu’un cancre? Environnement Canada avait renchéri la même année en affirmant que : «Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète. Environnement Canada s’alarme de la menace qui plane sur le pays» (Le Devoir, 2 avril 2019).

Oui, je suis d’accord avec Justin Trudeau. Il faut se grouiller le derrière. Il est heureux que nos élus aient enfin compris, car ça ne va pas bien pentoute au Québec et au Canada, comme le laisse voir le titre de ces deux articles de journaux : «Le Canada a le pire bilan du G20 en matière d’émissions de GES» et «Espère en voie de disparition : le Canada traîne la patte» (Le Devoir, 15 novembre 2018 et le Journal de Montréal, 22 avril 2019). Pour ne plus traîner de la patte, faisons disparaître les espèces en voie d’extinction.

De beaux hypocrites qui rient du monde

Face à son urgence climatique, Catherine McKenna, ministre fédérale de l’Environnement, a tout bonnement déclaré en 2019, en compagnie du passe-partout Steven Guilbeault, que même si le bilan environnemental du pays est catastrophique, il ne faut quand même pas s’affoler. Petit train va loin que dit le poète : «Plan climatique. Un pas à la fois, dit McKenna» (Le Devoir, 15 mars 2019). Décodé ça veut dire pas grand-chose et même rien. La situation va continuer à empirer au Canada, comme vous allez le constater dans la suite de mon texte.

Legault est vert mais modérément

François Legault est de la même nature que Justin Trudeau quand vient le temps de protéger l’environnement. Deux mystificateurs de première classe. Aie, quand vous entendez votre premier ministre caquiste dire ces deux perles d’insignifiance sans rire, ça dit tout de sa ferveur verte : «Legault veut une CAQ «verte» mais «pragmatique» et «Legault veut un Québec «plus vert» et «plus riche» (Le Journal de Montréal, 25 mai 2019 et Le Devoir, 27 mai 2019).

Mais il ne faut précipiter les choses et partir en fou  

Oui le PLC va agir mais à son rythme : «Le gouvernement Trudeau  mise sur la carboneutralité d’ici… 2050» (Le Devoir, 20 novembre 2020). 2050 veut dire pratiquement jamais. Ah ben, Stephen Harpen, alors premier ministre du Canada, avait émis en 2008 le même vœu pieux que Justin : «Canada. D’accord pour moins polluer… d’ici 2050. Pressé par les pays européens, le Canada et les États-Unis veulent réduire de moitié les gaz à effet de serre» (Le Journal de Montréal, 9 juillet 2008). Encore aujourd’hui, nos politiciens en sont encore à l’étape d’énoncés et d’objectifs lointains. Les gestes concrets vont venir mais en son temps. Catherine McKenna l’a bien dit : «un pas à la fois»…

La modération a bien meilleur goût

Avant qu’arrive l’échéance fixée en 2050, Justin Trudeau a lâché un peu de lousse, même si son parti a dit qu’il y avait une urgence climatique : «Combustibles (supposément) propres. Ottawa (PLC) assouplit sa norme jusqu’en 2025» (Le Devoir, 20 juin 2020). Il ne faut pas bousculer et irriter nos créateurs de richesse, sinon ils vont «babouner», n’est-ce pas?

Comme on peut toujours faire plus avec moins, on peut facilement polluer moins tout en produisant plus de pétrole des sables bitumineux. En tout cas, c’est que pensent sincèrement Justin et Catherine : «Devant la communauté internationale, le Canada s’engage à réduire ses émissions de GES, mais pas sa production de pétrole» (Le Devoir, 23 avril 2021). Ça c’est faire preuve de mépris envers la population. Et les libéraux de continuer à se tourner en ridicule : «Les militants libéraux s’opposent à la fin des subventions à l’énergie fossile et nucléaire» (Le Devoir, 12 avril 2011). Comme le disait Félix Leclerc à son député?  «Tu penses que l’ont s’en aperçoit pas?».

Le pétrole «vert» des sables bitumineux

Les libéraux comme les conservateurs de Stephen Harper considèrent le pétrole comme une ressource renouvelable, faisant partie prenante du concept de développement durable. Pour la protection de l’environnement, la ministre fédérale libérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a dit que même si elle admettait qu’il y avait urgence climatique, il fallait y aller prudemment, un pas à la fois. Ben le premier pas vert qu’a posé le gouvernement fédéral a été celui-ci : «Le gouvernement canadien (PLC) achète le gazoduc Transmountain pour 4,5 milliards de dollars» (Les Affaires, mai 2018). E5t les coûts d’agrandissement du pipeline sont passés de 5 milliards$ à 12,6 milliards$. Et le compteur tourne toujours : «Le gouvernement libéral assure que l’oléoduc sera rentable (financièrement et écologiquement) malgré ces (minimums) dépassements de coûts» (Le Journal de Montréal, 8 février 2020). Aie vous autres, le pétrole de l’Alberta, les gazoducs, les pipelines, etc., c’est bon pour l’environnement que nous certifient les ministres et experts du PLC. Voilà pourquoi : «TransMountain. Les libéraux disent non à des audiences spéciales (et à des consultations publiques» (Le Devoir, 5 septembre 2018). Les pétrolières et Trudeau l’ont dit : TransMountain c’est bon pour l’environnement, pour les finances publiques et pour le moral.

Donald Trump, un écosocialiste enragé

Misère, Obama avait fermé le pipeline canadien Keystone XL, appartenant à TransCanada, qui allait acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries du sud des États-Unis. Puis arrive Donald Trump, qui annule la décision «erronée» de Barack Obama : «Feu vert à Keystone XL : Ottawa (PLC) salue la décision de Trump et du Nebraska» (La Presse, 20 novembre 2017). Un autre beau geste environnemental qui nous transit de joie. Ah non, zut : «Joe Biden promet d’annuler le permis du pipeline Keystone XL» (Radio-Canada, 18 mai 2020). Mais quel rabat-joie! Trudeau, contrarié, menace le gouvernement américain de faire appel à la justice : «Trudeau se porte à la défense de Keystone XL» (Le Devoir, 19 janvier 2021). Justin, un vrai patriote écologique. Vous le saviez déjà, du moins je l’espère, que trop d’environnement nuit justement à la cause climatique et c’est pourquoi : «Sables bitumineux. La surveillance environnementale (qui coûte cher) sera réduite en Alberta» (Le Devoir, 5 juin 2020). Mieux, qu’on laisse cette tâche de surveillance environnementale aux pétrolières vertes!

Charbon et isolants chimiques : c’est aussi bon pour l’environnement

Tout le monde sait que le charbon n’émet aucun gaz à effet de serre, ou si peu, et c’est pourquoi le gouvernement libéral de Justin a dit qu’il était inutile de tenir une évaluation environnementale sur un gros projet d’expansion d’une mine de charbon. Autre geste vert posé par le PLC et nos enfants en chœur vous disent merci : «Environnement. L’Image d’Ottawa noircie (encore plus) par une mine de charbon?» (Le Devoir, 17 juillet 2020). Et un autre beau geste du PLC : «Des entreprises américaines vendent au Canada des produits isolants qui dépassent cinq fois les normes canadiennes d’émissions de GES» (Le Devoir, 19 avril, 2021).

Le Canada n’est pas la Nouvelle-Zélande et le Costa Rica

Il faut faire preuve d’obstruction systématique au progrès vert comme l’ont fait ces pays dogmatiques : «La Nouvelle-Zélande n’accordera plus de permis d’exploration pétrolière et gazière en mer» et «Costa Rica. Le président veut fermer les vannes des énergies fossiles». Ça doit être des gouvernements socialistes (Le Devoir, 13 avril et 9 mai 2018). Le Canada plus pragmatique : «Le fédéral (PLC) accélère les forages en mer exemptés d’une évaluation environnementale et même effectués dans des zones marines protégées» (Le Devoir, 26 janvier 2021 et les 5 juin et 13 juillet 2020).

Le mépris et les mensonges continuent

Jamais nos gouvernements vont réellement s’attaquer à la pollution. Des paroles et du bla bla seulement. Tiens, deux dernières comiques avant de vous quitter : «Ottawa (PLC) veut protéger les baleines noires, mais sans nuire aux pêcheurs» et «Le chevalier cuivré protégé par Ottawa, sauf à Contrecoeur (où l’on veut construire un gros port)» (Le Devoir, 4 août 2017 et 20 février 2021). Mais le chevalier cuivré, c’est surtout à Contrecoeur qu’il se trouve.

Autochtones insoumis : jeune, on m’a appris à les détester

https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/le-faubourg-mlasse

Les colonisateurs occidentaux tuent les récalcitrants

Je trouve ça assez curieux que nos élus et les gens d’affaires nous demandent maintenant d’être de sages et bons multiculturalistes face aux autochtones (qui sont pourtant les fondateurs de ce pays et de plusieurs autres en Amérique) et aux immigrants. Ils nous disent même qu’il faut, lorsqu’ils arrivent au Québec, les laisser choisir la langue qu’ils veulent utiliser, souvent l’anglais, alors que ces mêmes colonisateurs britanniques exigeaient des autochtones et des francophones, l’abandon de leur langue d’origine et imposaient l’usage de l’anglais. Tout, hypocritement, sous le couvert de la vertu et de l’ouverture à l’autre, pour que l’anglais devienne la langue unique au pays et même dans le monde.

J’ai de la difficulté à suivre nos boss très capitalistes. Il faut recevoir aimablement tous les migrants, temporaires ou permanents, qui arrivent au Québec, en autant qu’ils soient moins «demandants» au niveau des salaires et des conditions de travail. Il y a tout de même une limite à l’ouverture multiculturelle du patronat. Et ce sont leur grosses compagnies qui nous invitent à l’ouverture mais qui exploitent sans vergogne ces mêmes migrants quand ils investissent dans leur pays d’origine.

Il faut revigorer et moderniser le faubourg à m’lasse

Je viens d’un quartier à Montréal, pauvre, soit le faubourg à m’lasse où ces mêmes politiciens alliés aux affairistes ont, sans aucune consultation publique, obligé des milliers de familles à quitter de force leur lieu d’origine, ont démoli leurs résidences afin de réingénier cet endroit peuplé principalement de gueux afin d’y construire la fameuse tour de Radio-Canada, dont plus de 80% des espaces étaient voués à être des stationnements. Puis, 60 ans plus tard, les lucides dirigeants trouvent que ce n’était pas la bonne façon de d’adapter ce quartier. Alors pas de problème, on efface tout et on vend au privé la tour de Radio-Canada et les immenses terrains adjacents afin d’y construire de beaux et luxueux condos. Ils ont fait le même coup à Mirabel avec le fameux aéroport. Pas grave si cela a brisé une vie de quartier pauvre peut-être, mais harmonieuse, et que l’on nous a volé une partie importante de nos origines, de notre histoire. Malheureusement, la plèbe n’avait pas et n’a toujours pas les moyens (lobbyistes, médias, financement et corruption des élus, recours juridiques, contacts en haut lieu, etc.) pour se faire entendre dans ce pays dit démocratique. Aurait-on agi de la même façon à Outremont ou à Westmount que celle que l’on a opté pour le faubourg à m’lasse?

L’art au service des dominants

Mes amis, tout jeune, il y a de ça environ 60 ans, le cinéma reflétait déjà les valeurs des puissants, nous a appris à haïr les autochtones conquis (enfin ceux qui avaient eu la chance de ne pas être assassinés par les envahisseurs) qui résistaient à leur assimilation par les colonisateurs occidentaux, qui refusaient de céder leurs propres terres et qui s’obstinaient à préserver leur langue, leur religion et leur culture. Ils s’obstinaient à ne pas se soumettre.

À l’école, et encore plus dans les films de type «western» ou autres, les méchants étaient toujours les Iroquois au Canada et les Apaches aux États-Unis qui osaient se battre honorablement pour préserver leurs terres et leurs cultures contre les bons colonisateurs occidentaux qui voulaient juste, de bonne foi, les moderniser, les adapter, les évangéliser et changer, pour le mieux, leurs habitudes et leur langue, etc.

Dans ces films, qui nous ont aliéné dès notre jeune âge, les bons autochtones étaient ceux qui s’étaient soumis aux nouveaux venus comme le Algonquins, les Hurons, les Montagnais, les Mohicans ici même dans leur propre pays que l’on venait de leur voler et les Cheyennes aux States. On faisait des héros ceux qui abattaient le plus de «sauvages» récalcitrants. Ah que l’on détestait les traitres occidentaux qui vendraient des armes aux Indiens rebelles que l’on accusait d’être des terroristes. Il fallait pouvoir continuer à les abattre facilement, eux qui n’avaient que des flèches et des lances pour résister militairement à la supériorité technologique de l’envahisseur qui pouvait compter sur des fusils et ses canons. Comme si ce n’était pas assez comme «brainwashage», on faisait de Buffalo Bill un héros, lui qui se spécialisait à tuer des milliers de bisons sans défense afin de l’on puisse construire  les voies ferrées et y poursuivre d’une côte à l’autre l’envahissement du territoire. Jamais on ne nous présentait le drame épouvantable vécu par les familles d’autochtones tuées et décimées qui avaient tout perdu de ce qui était leur terre ancestrale. Non, nos héros étaient nos soldats patriotiques qui vargeaient dans le tas et nos belles petites familles blanches qui étaient venues s’installer en Amérique.

Idem avec les Russes

On devrait avoir le droit d’intenter un recours collectif contre les élus, les affairistes et leurs mercenaires médiatiques pour nous avoir bombardé, encore depuis plus de soixante ans, de nouvelles biaisées, fausses et même inventées, afin de nous faire craindre et détester les Russes communistes et nous faire aimer les bons américains qui étaient là pour nous protéger et sauvegarder notre pseudo-liberté et notre mythique démocratie même s’ils nous exploitaient à l’os.

Et ça continue encore de plus belle aujourd’hui avec les Russes, mais avec dorénavant, en prime, la culture de la répulsion des Chinois, qui veulent supposément nous envahir. Quand j’étais enfant et quand il pleuvait, ma mère disait que c’était à cause des Russes avec leurs spoutniks qu’ils lançaient dans le ciel. Qui est responsable de cette intoxication crasse du monde ordinaire? Et pourquoi ont-ils agi ainsi?

Oui, ce sont les puissants riches occidentaux et leurs transnationales qui ont envahi le monde entier, qui se sont accaparés des ressources naturelles des pays colonisés, qui ont exploité leurs habitants et ont allégrement assassiné les résistants têtus. Comme c’est le cas aujourd’hui, ces dominants économiques occidentaux veulent continuer à paisiblement pratiquer leur hégémonie partout dans le monde. Pour ce faire, il faut à tout prix éloigner les Russes et les Chinois, quitte à inventer des complots, ce que nos médias de désinformation font à merveille. Et le monde des médias en est complice.

Nos médias aiment la Reine d’Angleterre : colonisé un jour, colonisé toujours

Cette nouvelle parue dans Le Devoir du 7 juin 2021 démontre bien les relents de notre endoctrinement à la royauté qui, historiquement, est à la base de la colonisation, de l’envahissement et des tonnes de morts au nom du bien-être de l’Occident et de ses valeurs capitalistes : «Couronne britannique. La famille du prince Harry et de Meghan Markle s’agrandit avec la petite Lilibet Diana». Tellement misérable que l’on soit encore rendu aujourd’hui à publier dans nos médias de longs articles insignifiants sur les descendants des reines et des rois d’Angleterre. Pourquoi présenter aux lecteurs un si long article sur un tel faits divers, portant sur les rejetons de la supposée famille royale britannique? N’oublions pas que les rois issus de pays occidentaux ont été partie prenante de ce qu’ont subi les peuples autochtones ici au pays et partout que ce soit en Afrique, en Orient et en Amérique latine. Il faut que l’hégémonie occidentale se perpétue et il faut tenir au loin, par tous les moyens, les Chinois et les Russes. Pour cela, ils peuvent compter sur leurs fidèles médias et sur leurs agences de propagande.

Les Pensionnats

Les projecteurs médiatiques sur les Charniers et l’Église Catholique

Texte de Claude St-Laurent, psychiatre et psychanalyste

https://www.lapresse.ca/actualites/2021-07-04/pensionnats-autochtones/un-leader-autochtone-demande-au-pape-francois-de-presenter-des-excuses.php

Grâce aux médias, tous les regards se sont tournés vers les Pensionnats Autochtones (1883-1996) près desquels on vient de retrouver les restes d’enfants morts et enterrés sans cérémonie, révélant scandaleusement une immense entreprise qualifiée de génocidaire.

On se retrouve ainsi dans des circonstances assez comparables à la découverte des camps d’extermination de Dachau, Belzec, Sobibor, Treblinka etc. La guerre venait de prendre fin, nous n’avions cessé d’espionner, d’infiltrer et de poursuivre nos ennemis mais nous disions ne pas savoir que depuis des années les Nazis s’employaient par tous les moyens possibles à exterminer les Juifs, les mêmes, sinon les parents de ceux que nous côtoyions dans notre vie ordinaire. Dès lors, il est douloureusement risible d’entendre monsieur Trudeau, premier ministre du Canada, s’en prendre à l’Église Catholique et sommer le Pape François à venir se mettre à genoux à Ottawa, révélant ainsi au monde entier, ceux qui sont, souhaite-t-il, les principaux coupables de l’infamie commise dans les Pensionnats canadiens.

monsieur Trudeau semble lui aussi découvrir une horreur dont il ne connaîtrait pas l’origine et le déploiement au cours des années qui ont suivi la guerre contre les Métis, la mort de Riel et la proclamation de la Loi inique (1883) à l’encontre des Autochtones du Canada.

Comme, hélas, un tas d’autres, monsieur Trudeau semble ignorer que depuis la Loi McDonald, tous les politiciens canadiens, y compris un nombre imprécis de québécois, ont su fermer les yeux sur les privations, les abjections et la volonté d’extermination socio-culturelle de ceux qu’on appelait nos « Amérindiens » qu’ils avaient pourtant pris soin de cacher dans les Réserves pour que le crime   se puisse perpétuer dans l’inconscience la mieux planifiée.

Sachant cela, Justin Trudeau, ce grand défenseur des valeurs modèles de dénationalisation, aurait dû départager soigneusement les responsabilités et imputer à chaque groupe culturel un rôle précis dans la conception, la réalisation, et les conséquences sordides de ce projet d’allure génocidaire. Oui, car il faut bien arriver à se demander « Qui » a conçu ce projet, « Qui » a recruté les agents envoyés cueillir les enfants dans les Réserves, « Qui » a assuré les moyens et les frais d’installation des édifices, « Qui » a payé le personnel administratif et enseignant?

Si l’on veut assurer la compréhension, la conscientisation et la réparation de cette entreprise honteuse, il faut, non pas seulement faire la part des choses, mais saisir les niveaux où loger les intentions criminelles. Dans toute action et toute entreprise, il y a les fins et il y a les motifs. Cela ressortait clairement de la déclaration de l’Évêque de Saint-Jérôme, s’exprimant au nom de l’Assemblée des Évêques du Canada. Au niveau des fins, Monseigneur Poisson n’hésite pas un instant : il avoue que les autorités cléricales ont collaboré avec le gouvernement fédéral dans des actions vouées à la déculturation et éventuellement à l’extermination sociale des Autochtones. Il demande pardon et il annonce que l’Église prendra tous les moyens pour réparer autant qu’elle le pourra les dommages psychologiques et spirituels. Quant aux motifs, il ressort de son texte qu’il lui est impossible de prêter des motifs criminels à ceux qui, des ordres religieux, frères et sœurs de diverses communautés, se sont engagés auprès des enfants.

Il est en effet répugnant, à toute personne qui a connu, même superficiellement ces intervenants scolaires ou médicaux, d’imaginer que ces personnes sans intérêts personnels, sans réputation autre que de dévotion et de générosité, se soit dévoyées, une fois réunies dans les pensionnats, dans le but de persécuter, de violer et de tuer les enfants. On ne peut concevoir une telle accusation qu’en vue de disculper des notables protégés par le Pouvoir ou en danger de voir leur prestige ruiné à jamais. Sur le plan des motifs, il semble donc raisonnable de penser, qu’exceptionnellement certains individus malveillants et pathogéniques aient pu se retrouver au milieu des autres et parvenir à déjouer, voire à désarmer les autorités responsables de leur conduite honteuse.

Quoi qu’il en soit, il reste un découvert, une carence morale, sociale et politique à combler à l’égard de nos frères autochtones et c’est à eux de nous dire ce qu’on leur doit et ce qu’ils attendent de nous, en réparation de l’offense.

La mafia bancaire canadienne lance et compte

Le mythe de la concurrence dans l’économie

Mes très chers amis, on vous ment et on vous bourre le crâne lorsque le patronat, les élus et leurs experts vous parlent du monde de l’économie de marché, avec ses prétendues lois naturelles; de la concurrence pure et parfaite qui prévaut; du juste prix du marché; des forts qui sortent les faibles du marché afin de toujours l’épurer; de l’équilibre entre l’offre et la demande, etc. Et on conclut toujours en clamant haut et fort les avantages systémiques du capitalisme sur le socialisme. Ah oui, on vante aussi l’égoïsme et l’individualisme dans le sens qu’en poursuivant strictement l’intérêt personnel on aboutit par enchantement à l’intérêt général. De la foutaise servie en bouillabaisse continuellement et amplifiée depuis les années 80’s par Ronald Reagan et Margaret Thatcher. L’application de leurs recettes économiques et sociales a fait exploser les inégalités économiques et le ratatinement des services publics rendus par l’État, seuls capables d’assurer l’égalité des chances.

Place aux cartels plutôt qu’à la véritable concurrence

C’est connu, les gros ne se font pas concurrence. Ils préfèrent s’entraider et dicter l’agenda politique de leurs élus qui les financent, qui les corrompent et qui les embauchent. Prenez le secteur économique bancaire canadien contrôlé par six grandes institutions; celui de l’essence mené par le cartel Shell-Pétro-Esso-Ultramar; celui de l’industrie pharmaceutique où la protection des brevets sur plusieurs années donne naissance à des monopoles; celui du commerce de l’alimentation au détail avec Walmart-Provigo-Métro-IGA Sobeys; celui du transport aérien contrôlé par Air Canada que l’on avait supposément privatisé pour avoir plus de concurrence; celui des télécommunications (cellulaire, internet, télé) avec le club de profiteurs que sont Vidéotron-Rogers-Bell-Telus; celui du transport ferroviaire avec le duopole CN et CP et des cartes de crédit avec Visa et Mastercard, etc. Je pourrai continuer longtemps cette liste d’oligopoles canadiens qui vous taxent continuellement, qui vous font payer le gros prix et qui augmentent leurs tarifs et leurs prix de vente tous en même temps. Dans tous ces domaines, on déclare des profits records à chaque année : ils sont tous forts, et il n’y a aucun faible qui est sorti du marché et qui déclare faillite. Vous pensez vraiment que les tarifs de Bell et de Vidéotron, d’Air Canada, de Merck et de Pfizer, de la Banque Nationale et de Desjardins représentent le juste prix émanant et découlent d’une féroce concurrence? Si vous croyez vraiment aux lois naturelles de ce monde économique enchanté, ça veut dire que vous pensez réellement que les gros agents économiques ne sont pas ceux qui dictent les politiques publiques et vous êtes de ceux qui vantez les mérites de notre belle démocratie capitaliste dans laquelle vous votez aux quatre ans pour des partis politiques qui se ressemblent tous et qui n’apportent que des changements cosmétiques. Absolument pas question de changements structurels qui viendraient irriter la classe dominante. Pour eux, moins d’État, moins de programmes sociaux universels et gratuits, plus d’inégalités économiques et plus de privé dans tout, même dans les services publics, riment avec modernisation, adaptation et réingénierie. Et dans ces situations, le patronat vante le «mérite» et le «courage» de politiciens comme Charest, Bouchard, Couillard, Dumont, Harper, Facal et cie.

Seuls les petits commerçants se font concurrence comme le font les travailleurs ordinaires

Vrai que dans certains secteurs économiques il y a une vraie concurrence. Mais cela ne concerne que des petits commerçants, qui n’ont pas les moyens de financer les politiciens; d’engager Lucien Bouchard, Jean Charest et sa fille, ou Philippe Couillard comme lobbyistes; qui ne détiennent pas les médias d’information ou qui n’exercent pas sur eux une influence certaine en achetant beaucoup de publicité, etc. Je parle ici des restaurants, des gymnases, des dépanneurs, des concessionnaires automobiles, des épiceries, des agriculteurs et qui, en plus, de se livrer une âpre concurrence continuelle, doivent subir les diktats des transnationales présentes dans les cartels comme Walmart, Impériale-Esso, Vidéotron, Abbott, Desjardins, etc., qui leurs imposent des prix et des conditions shylockiens. Ce sont ces mêmes dominants qui dictent leurs choix aux élus qui sont sous leur tutelle. Remarquez que dans ces domaines d’activités dominés par des milliers de petits agents économiques, il y en a régulièrement qui sont sortis du marché très compétitif et qui font faillite.     

Les banques et la suite sans fin de profits records

Au dernier trimestre terminé le 30 avril 2021, la Banque Royale du Canada a réalisé un profit net de 4 milliards de dollars. Oui, 4 milliards de bénéfice engrangé en un seul trimestre : «RBC : un bénéfice de 4G$ au deuxième trimestre» (Le Journal de Montréal, 27 mai 2021). Et la Banque TD a fait état d’un profit net trimestriel de 3,7 milliards$. Quant à la Scotia, elle a doublé son profit trimestriel en faisant fi de la turbulence causée par la pandémie : «Gros profit pour la Banque Scotia à 2,5G$» (Le Devoir, 2 juin 2021). Idem pour la CIBC, la Banque de Montréal et la Banque Nationale.

Tiens, parlons de la Banque Nationale

Comme les autres banques canadiennes, la Banque Nationale déclare aussi des profits records à chaque trimestre et à chaque année. Je vous l’ait dit : dans le merveilleux monde bancaire canadien, il n’y a pas de «losers», seulement des «winners». Au premier trimestre clos le 31 janvier 2021 : «La Banque Nationale surpasse les attentes. Son bénéfice net a augmenté de 25%» (Le Devoir, 25 février 2021). Et au deuxième trimestre de l’année 2021 terminé le 30 avril 2021 : «La Banque Nationale plaide pour une inflation modérée (mais surtout pas de modération au niveau des tarifs et des frais). L’institution déclarait vendredi un profit en forte hausse (comme toujours) au deuxième trimestre» (Le Devoir, 29 mai 2021). Les profits records en permanence sont la règle dans le domaine bancaire canadien.

En 2017 : «un profit net doublé pour la Banque Nationale». Puis, en 2018 : «Profits et dividendes en hausse pour la Nationale et la BMO», et enfin, pour 2019 : «Profit record à la Nationale» (Le Journal de Montréal, le 1er mars 2017 et Le Devoir, 31 mai 2018 et 5 décembre 2019). Je vous le répète : il est plus facile de diriger une banque qu’un marché d’alimentation ou qu’un concessionnaire automobile en situation de forte concurrence. Il y a quelques années, la Banque Desjardins, qui se fait passer pour une coopérative, a nommé comme présidente la flamboyante Monique Leroux, qui ne connaissait absolument rien à la business bancaire, elle qui était présidente de l’Ordre des comptables agréés du Québec au moment de sa nomination. Et ne vient-on pas de choisir Isabelle Hudon comme p.d.g. de la Banque de développement du Canada, elle qui est issue du domaine du marketing et des relations publiques?

Profits records et hausse continuelle des frais et des tarifs

Dans tous ces secteurs d’activités dominés par une poignée de joueurs, les consommateurs sont des clients captifs qui doivent subir sans rien dire des augmentations de prix en tout temps. Nos gouvernements «démocratiques» ne peuvent pas intervenir car ces transnationales sont plus puissantes qu’eux. Bien écœurant de lire cette nouvelle parue le 10 juin 2021 dans le Journal de Montréal : «Des forfaits mensuels plus chers à la Banque Nationale». C’est toujours comme ça, et comme pour l’essence, l’internet, du prix des billets d’Air Canada, nos élus ne font rien, sinon de les subventionner davantage pour faire baisser les tarifs. Plus ça change, plus c’est pareil. En 2018 : «Encore des hausses de frais de service dans les banques» et en 2016 : «Les frais des banques canadiennes grimpent malgré la croissance de leurs profits» (Le Journal de Montréal, 2 mai 2018 et La Presse, 15 juin 2016). Pour mettre fin à ce hold-up, il faudrait nationaliser les banques. Déjà l’État est présent dans le domaine bancaire, mais hélas se contente de prendre les prêts risqués que les banques privées ne veulent pas. Comme disait le poète : «privatiser les profits et socialiser les coûts».