Pandémie : la preuve qu’il faut se libérer de la rapace pharmaceutique

Les transnationales pharmaceutiques occidentales mènent le monde

La pandémie nous permet de constater jusqu’à quel point le Canada et le Québec n’ont aucune véritable indépendance, autonomie et souveraineté tant économique et politique. Allô pays libre! Voilà ce qui arrive quand on élit des politiciens, genre préposés aux commandes du patronat et des riches. Ils ont privatisé, pour faire plaisir et enrichir certains, sans aucun débat public, pour des pinottes, Télésat, Téléglobe, Air Canada, le CN, Pétro-Canada, etc. Et voilà que ces mêmes élus s’aperçoivent maintenant qu’ils n’ont plus aucun pouvoir sur les vols aériens et les trains en régions que le CN et Air Canada, devenus des monopoles privés, ne veulent plus desservir parce que ce n’est pas assez payant, à moins de les subventionner allègrement. La privatisation de Téléglobe et de Télésat a amené la formation de l’oligopole privé Bell-Rogers-Telus-Vidéotron, qui font la pluie et le beau temps avec leurs tarifs stratosphériques. Ah oui, eux aussi rechignent à aller en régions.

Rappel sur l’Institut Armand Frappier de l’Université du Québec

Au Québec, on avait l’Institut Armand Frappier, rattaché à l’Université du Québec, qui fabriquait et vendait des vaccins partout dans le monde. Un succès pharmaceutique collectif mondial grandiose. Mais le parti libéral du Québec, répondant comme toujours à l’appel des lobbyistes, entre autres le ripoux Francesco Bellini, et du patronat, a privatisé ce bien commun qui a été vendu en 2000 à l’anglaise Shire pour 5,9 milliards de dollars : «IAF Biochem Pharma passe sous le contrôle de la britannique Shire» (Le Journal de Montréal, 12 décembre 2000). Malgré les promesses d’usage, Shire, en 2003, a tout fermé au Québec. Il ne reste absolument plus rien : «Shire ferme le labo de IAF Biochem à Laval» (La Presse, 1er août 2003). En ce temps de pandémie, grâce à l’Institut Armand Frappier, on aurait pu fabriquer nous-mêmes les vaccins et entreprendre des recherches sur le virus comme l’a fait Cuba, un pays pourtant moins riche financièrement que nous (mais plus riche en services publics) : «Cuba espère produire 100 millions de doses de son vaccin anti-covid en 2021» (Le Journal de Montréal, 20 janvier 2021).

Ah oui, pour renforcer encore plus le pouvoir des compagnies et du patronat et accroître les inégalités économiques, nos élus, encore une fois en vase très clos, ont signé des traités de libre-échange, ont autorisé les achats et regroupements d’entreprises déjà immenses, ont facilité l’explosion des paradis fiscaux, ont déréglementé les lois du travail et environnementales, ont décloisonné le secteur bancaire, ont baissé généreusement les impôts des sociétés et des nantis tout en augmentant leurs milliards de dollars en subventions, en leur accordant des tarifs d’électricité bonbons, etc. Ah qu’il fait bon vivre libre dans un pays démocratique où tous peuvent jouir de l’égalité des chances face aux services et aux biens publics.

Politiciens à genoux devant Pfizer et Moderna

Vraiment humiliant de voir les grosses pharmaceutiques occidentales étrangères, comme Pfizer et Moderna, dire à nos élus du Canada et du Québec : «Prenez un numéro et attendez même si vous avez payé le très gros prix». Le Québec et le Canada sont tellement colonisés et soumis qu’ils se sont refusés de faire affaire avec les pharmaceutiques chinoises et russes comme l’ont fait l’Allemagne, la Serbie, le Brésil, l’Égypte, l’Argentine, etc. afin d’obtenir enfin des vaccins à des prix inférieurs. Et Pfizer, qui fait son chantage usuel en réclamant des exonérations d’impôt et le droit de détourner des profits dans les paradis fiscaux sinon pas de vaccin.

L’humiliation érigé en système structurel

Ça fait que l’on peut lire des titres d’articles humiliants qui nous montrent la nécessité de prendre courageusement les moyens voulus pour s’affranchir de la dictature des puissants et mercantilistes pharmaceutiques :

  • «Ottawa (PLC) acquiesce à la demande de Pfizer de compter six doses par flacon (au lieu de cinq afin de faire résonner la caisse enregistreuse)» (Le Devoir, 10 février 2021);
  • «La pression ne cesse de s’accentuer sur le gouvernement fédéral (PLC), après que Pfizer et Moderna ont reporté à plus d’une reprise leurs livraisons de vaccins (ce sont les boss même si cela relève de la santé publique. Ils ont fait la même chose avec les médicaments pour le sida)» (Le Devoir, 6 février 2021);
  • «États-Unis. Aucune dose ne sera exportée avant que chaque Américain y ait accès. Signature d’un décret symbolique de nationalisme vaccinal» (Le Devoir, 9 décembre 2020).

Nommer un employé à titre d’officier en chef des valeurs corporatives

La solution pour une professeure universitaire commanditée, Lea Katsanis : «Les pharmaceutiques pourraient se doter d’un gardien des valeurs employé par la pharmaceutique» (Le Devoir, 30 mars 2016). De la vraie complaisance du journal Le Devoir d’avoir mis en page frontispice ce publi-reportage que l’on nous a présenté comme un article de fond. Allô rigueur et indépendance journalistiques.

Les pharmaceutiques les plus subventionnées sont au Québec

Oui, le Québec affranchi et asservi a toujours inondé de subventions les grosses pharmaceutiques (toutes étrangères car le Canada n’en compte aucune contrairement à la Suisse, à Israël, à Cuba, à la Suède, etc.) afin de les supplier d’ouvrir un petit laboratoire et une petite usine au Québec et leur a permis de charger plus cher qu’ailleurs au Canada le prix de leurs médicaments : «Les Québécois paient 30% trop cher (gracieuseté de la complicité de nos élus)» (Le Journal de Montréal, 9 avril 2014). Au diable la hausse des coûts de notre système de santé public. Le PQ et le PLQ ont toujours trouvé des endroits et des services où couper abondamment, à part dans le salaire des médecins, bien évidemment. Et si le gouvernement refuse de payer : «Médicaments : les ruptures de stock se multiplient».

Silence, on ferme la shop

Même subventionnées, les pharmaceutiques cupides ont fermé tous leurs laboratoires au Québec au fil des ans : AstraZeneca et Bristol Myers en 2007; Johnson & Johnson en 2010, GlxoSmithKline et Sanofi-Aventis en 2012 et Merck en 2010 : «Merck ferme son laboratoire montréalais» et «Merck au Canada. De la recherche… sans laboratoire» (Le Devoir, 9 juillet et La Presse, 10 novembre 2010).

Siphonner encore plus avec l’aide de vos élus

Le titre de l’article de La Presse du 10 novembre 2010 était : «Merck au Canada. De la recherche… sans laboratoire». Ce qui est encore plus lucratif pour ces pharmaceutiques milliardaires que d’avoir un laboratoire, est de faire exécuter leurs recherches dans des centres de recherche universitaires financés par des fonds publics tout en y injectant quelques dollars et hop, le tour est joué. Même les recherches publiques sont subventionnées par des fonds publics. Mais s’il y a une découverte, elle appartiendra à la pharmaceutique privée qui la fera brevetée, qui la commercialisera et la vendra au gros prix. N’est-ce pas formidable? Et nos élus innocents trouvent ça bon, même si cela nous enlise toujours plus dans les entrailles des grosses pharmaceutiques et nous rend toujours plus dépendants et moins souverains. Les pharmaceutiques vont aussi se payer des professeurs, heureux de l’être, en créant des Chaires de recherche universitaires. Oh que les professeurs sont heureux d’être titulaires de ces Chaires, sorte de partenariat public-privé dans lequel le public assume le gros des coûts et le privé encaisse les profits tout en s’appropriant les découvertes.

Il faut se défaire de la mainmise pharmaceutique

«Les pharmaceutiques boudent le Canada (et le Québec). Les fabricants ont refusé de produire le vaccin ici (comme d’ailleurs tout autre médicament breveté)» (Le Journal de Montréal, 5 février 2021). Ah ben, ce n’est pas compliqué du tout d’amener les pharmaceutiques étrangères à s’installer au Québec même sans subvention. Le lumineux et tonitruant ministre caquiste de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a trouvé l’idée de génie que personne au monde n’avait imaginée avant lui : «Québec (Fitzgibbon et la CAQ) veut attirer les pharmaceutiques avec nos données personnelles de la RAMQ» (Le Devoir, 21 août 2020). À la fois ignorant et innocent. Fitz a même été jusqu’à dire : «Fournir vos données personnelles aux pharmaceutiques, c’est «winner»» (Le Journal de Montréal, 20 août 2020).

Impuissance des gouvernements face à la mafia pharmaceutique

En 2016, la ministre libérale fédérale de la santé se pavane et exige : «Philpott veut des médicaments plus abordables» (Le Devoir, 22 janvier 2016). Puis en 2019 : «Ottawa (PLC) se donne les moyens pour abaisser le prix des médicaments brevetés» (Radio-Canada, 9 août 2019). Impact des nouvelles mesures supposément musclées : «Le coût des nouveaux médicaments explose».

Il faut créer Pharma-Québec

Titre de l’article du Devoir du 14 septembre 2013 : «Doit-on se doter d’un secteur pharmaceutique public?». Oui, et ça urge afin d’assurer notre souveraineté pharmaceutique et de réduire substantiellement les coûts de notre système de santé public. Pour être enfin libre face à la tyrannie pharmaceutique. 

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