Auteur : Léo-Paul Lauzon

Afrique et Russie : Haro sur les agences occidentales de propagande

https://www.lapresse.ca/international/europe/2021-04-01/greve-de-la-faim/les-proches-de-navalny-craignent-pour-sa-vie.php

D’abord un fait historique

Malgré des richesses naturelles en abondance, les pays d’Afrique (comme entre autres le Congo, le Nigeria et le Soudan), d’Asie (comme le Pakistan et l’Inde) et d’Amérique latine (comme le Honduras, la Colombie et le Guatemala) sont condamnés à rester pauvres et leurs populations à vivre dans la misère tant qu’ils ne s’affranchissent pas des prédateurs capitalistes occidentaux, de leurs propres gouvernements intégralement corrompus, de leurs minorités nationales possédantes et des agences de propagande que sont leurs médias nationaux et les organes de presse internationales. Des gouvernements corrompus à l’os mais qui reçoivent l’appui, parfois militaire (comme au Mali) des pays occidentaux prétendument démocratiques; des pseudo-organisations dites humanitaires qu’ils financent et d’organismes internationaux comme l’ONU et le G-7. Une vraie farce que cette exploitation des populations locales érigée en système comme en Haïti. Une mondialisation dans laquelle les droits des corporations priment sur les droits humains, Ottawa (Stephen Harper) veut ratifier rapidement (sans aucun débat) l’accord avec la Colombie (pays pour qui les droits de l’homme sont un irritant et surperflus)» (La Presse, 27 mars 2009).

Gros événement au Congo passé sous silence par nos médias

À l’église, le jour de Pâques, mon ami Claude Saint-Laurent m’a donné un article du journal local rédigé en italien intitulé «Corrier Italiano» qui fait état de l’assassinat récent de l’ambassadeur italien au Congo, monsieur Luca Attanasio et du policier italien Vittorio Lacovacci, qui ont eu le malheur de critiquer et de remettre en question l’exploitation des ressources naturelles du pays, en particulier le cobalt et le coltan, par certains étrangers et de la corruption généralisée qui règne dans ce pays d’Afrique : «Congo, Valbato e coltan il nuovo oro delle milizie. I due metalli delle tecnologia che alimentano i conflitti» (4 mars 2021). L’ambassadeur italien au Congo et son agent de sécurité ont eu droit à des funérailles d’État en Italie à la superbe Basilique di Santa Maria degli Angeli à Rome.

Bon, ma question est la suivante : Comment se fait-il que cette nouvelle importante n’ait pas été rapportée par nos grands médias du Québec, alors qu’ils s’empressent de nous publier rapidement, amplement et souvent des faits divers qui ont lieu en Russie et en Chine? Comment se fait-il que mon ami Claude Saint-Laurent et moi avons appris cette nouvelle grâce à la couverture faite dans un petit journal italien de Montréal? Mon ami, psychiatre très progressiste de son métier, n’en revenait tout simplement pas, et moi aussi. Les deux nous étions beaucoup choqués. Cela est un autre élément de plus à porter à la charge de nos médias d’ici qui sont trop souvent des organes d’aliénation et des agences de propagande et qui sélectionnent attentivement, sous le regard paternel de leurs propriétaires privés, les événements et les pays à couvrir et les individus, les experts, les ONG et les fondations financés par des «philanthropes» occidentaux à citer et à interviewer.    

On parle ici de l’ambassadeur d’Italie et de son agent de sécurité qui ont été assassinés froidement au Congo. Il me semble que cela aurait dû fait l’objet d’un reportage dans nos médias locaux, comme Le Devoir, TVA et le Journal de Montréal, ainsi que par les agences internationales privées comme l’Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, Reuters, etc., qui sont, dans les faits, et cela est indéniable, de pures agences de propagande occidentale.

Qui a donné naissance à l’État islamiste et aux Talibans?

Des pays dont la population vit continuellement dans la pauvreté extrême et qui sont dirigés par des gouvernements corrompus par des capitalistes occidentaux, qui souvent sont des transnationales possédant leur propre armée privée afin de liquider les rabat-joies. Des pays immensément riches en ressources naturelles mais qui sont parmi les plus pauvres du monde. Comprenez-vous quelque chose à ça? Et ne l’oubliez pas, ce sont des pays pauvres qui sont supposément «démocratiques» et «libres», comme en Haïti, en Égypte, en Irak, en Afghanistan, etc. S’ils sont pauvres, ça doit être la faute des Russes, des Chinois et des Iraniens. Des pays où il n’y a pas de justice sociale et où les gens sont alors consentants à donner leurs appuis (et en faire partie) aux Talibans, aux guerriers de l’État islamiste et à d’autres groupes qui combattent le pouvoir corrompu en place afin d’obtenir justement une meilleure répartition de la richesse et par l’appropriation de leurs propres ressources naturelles détenues par des étrangers incluant des minières et des pétrolières canadiennes : «Sociétés minières. Barrick Gold (Canada) parmi les plus controversés» et «Minières canadiennes à l’étranger. Or, sang et feuille d’érable» (La Presse, 24 et 20 octobre 2012).

Ce n’est pas d’hier que plusieurs pays d’Afrique sont dépossédés. Par exemple, faut-il être vraiment surpris par la montée de l’État islamiste au Nigeria, un pays extrêmement riche en pétrole et en produits miniers dont les bénéfices ne ruissellent pas du tout vers le petit monde ordinaire? Dans mes vieux dossiers d’articles de journaux, j’ai retrouvé ce texte publié dans le journal les Affaires du 15 avril 2006 : «Le Congo spolié (par qui vous pensez?) de ses ressources naturelles. Avec les ressources dont il regorge, le Congo ne devrait pas être parmi les 20 pays les plus pauvres au monde».

La démocratie capitaliste au Soudan

Une drôle publiée dans La Presse du 30 janvier 2009 : «Un banquier new-yorkais mise (avec sa propre armée privée) sur l’éclatement du Soudan (afin de gagner le «Jack-pot» en exerçant un «hold-up»)». Le monsieur propriétaire du fonds spéculatif américain a tout simplement acquis 400 000 hectares de terres (riches en minerais) au Soudan, soit l’équivalent d’une superficie grande comme le 2/3 du Québec. Il n’y a rien là! Ah oui, le capitaliste américain Philippe Heilberg dit vouloir aider à instaurer une véritable démocratie dans le futur Sud-Soudan, qu’il détiendra et contrôlera. Le spéculateur américain est un prophète et un devin, puisque : «L’ONU salue l’indépendance (soit la dépendance aux exploiteurs étrangers et à leurs élus corrompus) prochaine du Sud-Soudan» (Journal Métro, 10 février 2011). Là aussi, les membres de l’État islamiste auxquels se sont joints joint beaucoup de gens de la population locale a fait des progrès depuis. Oui, la dictature des pays occidentaux et de leurs multinationales pratiquée en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique a provoqué beaucoup de pauvreté et a donné naissance à des groupes extrémistes aussi extrémistes que les pouvoirs corrompus en place. Les Américains et George W. Bush sont partie prenante de l’éclosion de l’État islamiste au Moyen-Orient suite à l’invasion militaire de l’Irak, à coups de grossiers mensonges, qui a tué des millions d’individus souvent des bébés et des enfants.

Nos médias préfèrent parler (avec vigueur) de Nalvany en Russie

Ah ben non, l’assassinat de deux dignitaires italiens au Congo dans des conditions scabreuses er cruelles, ce n’est pas important pour nos agences de propagande que sont Le Devoir, Le Journal de Montréal, l’Agence France-Presse et d’autres. Bah, les deux italiens n’avaient pas à perturber le «désordre» établi au Congo comme ailleurs dans le monde. Ils auraient dû se mêler de leurs affaires strictement «diplomatiques».

Par contre, le Journal de Montréal et Le Devoir ont consacré récemment de longs reportages sur les faits et gestes anodins du «révolutionnaire» Alexeï Navalny qui veut démocratiser la Russie, comme ces articles publiés dans ces deux médias commandités le 26 mars : «Russie, Navalny affirme être torturé en détention par privation de sommeil» et cet autre texte paru le 1er avril 2021 : «L’opposant russe Nalvany annonce une grève de la faim en prison». Et que dire de ce long texte publié le 16 mars 2021 : «Navalny dit être détenu dans un camp de concentration». Aie, les états d’âme de l’opposant Navalny, qui compte plusieurs compagnies et fondations privées (financées par qui? Ça nos mercenaires médiatiques ne nous le disent pas), méritent-ils vraiment d’aussi longs et fréquents articles dans nos médias caricaturaux? Le jupon dépasse. N’ont-ils pas d’autres choses à publier? Un autre article sur Navalny publié dans Le Devoir et le Journal de Montréal le 6 avril 2021 : «Malgré sa fièvre, Nalvany reste en grève de la faim».

Bravo à Amnesty International qui rejette la notion de prisonnier politique pour Navalny en raison de ses gestes et propos haineux posés et tenus dans les années 2000 en Russie contre les migrants d’Asie centrale ou contre les républiques musulmanes du Caucase russe. Le monsieur a aussi participé à plusieurs marches et rassemblements de groupes d’extrême droite ou monarchiste. Mais qu’à cela ne tienne, nos médias et nos chroniqueurs l’aiment beaucoup, comme ce bouffon de François Brousseau de Radio-Canada et du Devoir pour qui Nalvany «représente une autre Russie, jeune, moderne et urbaine. Une Russie pour qui l’opposition démocratique n’est pas une utopie» (Alexeï Nalvany, le gain de sable, deux chroniques publiées dans Le Devoir 18 et 25 janvier 2021).  

Coderre de retour : ah non, pas lui!

https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2021-03-28/montreal/denis-coderre-sera-candidat-a-la-mairie.php

Il prétend avoir changé : vous croyez ça?

Un autre politicien qui essaie de nous endormir au gaz. J’ai changé qu’il a dit. Il n’est plus, selon lui, aussi grossier, impulsif et condescendant, ce dont je doute sérieusement : «Derrière l’image du «nouveau» Coderre» (Le Devoir, 24 mars 2021). Après sa cinglante défaite en 2018 aux mains de Valérie Plante, il a alors quitté son parti politique municipal avec une dette cumulée d’environ 400 000$. Ben voyons donc, comme la starlette Mélanie Joly, pas question pour lui d’être dans l’opposition et de ne pas avoir droit à tous les honneurs qui reviennent à celui qui est le maire et d’être le principal attrait des caméras et des micros. Coderre ne s’est pas déniché une job dans le domaine communautaire mais comme les autres élus, dans le privé, ce qui est plus payant. 

Les vieux clichés du «nouveau» Coderre

Denis Coderre a tellement changé qu’il nous ressort encore et encore la même vieille cassette niaiseuse de politiciens qui ont fait leur temps. Tellement original de l’entendre dire : «Les gens ont besoin d’espoir, ont besoin de fun» (Le Journal de Montréal, 29 mars 2021). Denis Coderre porteur d’espoir et source de plaisir, elle est bien bonne celle-là. Et ça n’est pas fini. Denis nous a largué une autre promesse tellement visionnaire et audacieuse que vous n’avez jamais entendue : «Denis Coderre veut créer de la richesse pour la redistribuer». Ah non, pas encore ces mots vides de sens qui s’assimilent à une insulte à l’intelligence. Denis devrait renouveler ses slogans éculés. Peut-être qu’il va nous dire que la richesse va ruisseler sur le monde ordinaire, selon les préceptes des lois naturelles du marché. Et puis, quant à verser des subventions gouvernementales pour la construction d’un éventuel stade au centre-ville, alors que l’on en a déjà un au parc olympique, il a dit n’importe quoi, comme c’est son habitude : «Pour l’instant, il faut s’assurer que Montréal retrouve ses lettres de noblesse, qu’on redevienne une métropole et qu’on aide les gens à se sortir de la pandémie». Que Montréal redevienne une métropole et retrouve ses lettres de noblesse, comme du temps où il était maire, je suppose? Ça veut dire quoi au juste retrouver ses lettres de noblesse et redevenir une métropole? Absolument rien, que du vent.

Le fiasco de la course de chars électriques dans les rues de Montréal

Même si les gens n’en voulaient pas des courses d’autos électriques (Formule E) et encore moins dans les rues de quartiers à l’est de Montréal, Coderre et ses amis y tenaient. Facile de jouer à l’entrepreneur avec des fonds publics. Résultat : ce flop monumental mis de l’avant sans aucun débat public aura coûté plus de 30 millions de dollars aux contribuables montréalais : «Fiasco de la Formule électrique. Tout pour favoriser Evenko» (Le Journal de Montréal, 29 mai 2018). Que pensez-vous du rapport cinglant de l’inspecteur général de la ville de Montréal qui, en 2018, a conclu en termes très clairs que : «Formule E. Rapport dévastateur du Bureau de l’inspecteur général (BIG) de Montréal. L’administration Coderre a agi au mépris de ses propres règles et en ignorant l’avis de ses services juridiques» (Le Devoir, 29 mai 2018). Denis a toujours raison, comme Donald Trump. Et dans le but de camoufler l’affaire et de continuer à mentir : «Coderre refuse de donner des chiffres sur la Formule E» (Le Journal de Montréal, 26 septembre 2017). Bravo à l’actuelle mairesse de Montréal d’avoir mis fin à cette folie : «Valérie Plante met fin à la Formule E à Montréal» (Le Devoir, 19 décembre 2017). 

Ah oui, Denis Coderre, se déguisant en écologiste endurci, vantait à tour de bras les vertus écologiques de la course de chars électriques dans les rues de Montréal, même si : «Le maire Coderre possède (pas un, mais…) deux VUS énergivores» (La Presse, 26 juillet 2017). 

Un petit peu de corruption avec ça?

En bon libéral qu’il est : «Un don avant qu’il devienne maire intéresse la police. Denis Coderre a encaissé un chèque (reçu d’un homme d’affaires, Jean Rizzuto) de 25 000$ quand il était député» (Le Journal de Montréal, 3 avril 2017). Pourtant, trois semaines avant que la nouvelle sorte dans les journaux, Denis Coderre, alors maire de Montréal à ce moment, niait catégoriquement avoir reçu un chèque (pas une enveloppe brune) en 2012. Comme excuse plate à ce blanc de mémoire, Coderre a dit que c’était à cause de la prostatite aigue dont il souffrait et qui a fait qu’il ne se rappelait pas tout ce qu’il avait dit (et fait?). Il nous prend pour des imbéciles en plus de ça. 

Le chèque reçu, c’était pour défendre la langue française

Dixit Denis Coderre : «Denis Coderre reconnaît maintenant avoir personnellement encaissé 25 000$ de la part de son ami Jean Rizzuto, mais il soutient que c’était pour une cause noble, celle de la défense de la langue française». L’opportunisme politique prime sur la défense du français à Montréal : «il faut respecter l’ensemble de ses citoyens et offrir des services en anglais, là où le nombre le justifie (c’est-à-dire partout), dit Denis Coderre» (Le Devoir, 31 juillet 2013). Pour Denis Coderre et son parti politique, Équipe Coderre, Montréal est : «Une ville francophone… bilingue» (La Presse, 31 juillet 2013). Pour Denis, il faut que les francophones soient respectueux envers les anglophones et les allophones et qu’ils leur parlent en anglais à Montréal et même partout au Québec. C’est comme ça!

Pour terminer avec la corruption : «Un autre collecteur de fonds du maire de Montréal Denis Coderre a reçu (oh, surprise) un contrat de la Ville» (Le Journal de Montréal, 28 janvier 2016). L’article dit bien… «un autre» collecteur de fonds. Avant Rick Leckner, il y a eu Richard Phaneuf, Michel Dorais, Robert Bouvier, etc. Bah, ces bonnes gens collectaient de l’argent pour une autre cause juste et noble, soit la sienne. 

Le monsieur veut savoir qui parle de lui en tout temps

La Ville de Montréal a dépensé plus de 400 000$ pour demander à des firmes externes de lire les journaux et d’écouter la radio et la télévision afin de savoir ce qu’on disait de Denis Coderre. Que voulez-vous, celui qui se présente comme un gars du peuple (comme tous les populistes d’ailleurs) a un gros égo qu’il veut entretenir à tout prix : «400 000$ en contrats de revue des médias pour la Ville de Montréal (et payés par elle)» (Le Journal de Montréal, 31 octobre 2017). 

250 000$ pour faire rédiger ses précieux discours

Denis adore se faire voir et a une très haute opinion de lui-même. Comme Mélanie Joly du parti libéral du Canada et Mathieu Bock-Côté du Journal de Montréal, Denis Coderre parle beaucoup, souvent pour ne rien dire, et ce sont les contribuables qui doivent payer la note, soit plus de 250 000$ payés par la Ville de Montréal entre 2010 et 2013, pour faire rédiger en français et en anglais (afin de respecter cette minorité si importante en termes de votes) ses discours : «Les paroles du maire Coderre coûtent cher (mais c’est plus que du bonbon) aux Montréalais. Il a dépensé neuf fois plus pour ses discours que ses prédécesseurs» (Le Journal de Montréal, 13 avril 2017). Ça vous tentes-tu vraiment de souffrir sa présence partout pendant quatre autres années et d’endurer le déballage quotidien de son verbiage?

Denis ne regarde pas la dépense, car ce n’est pas lui qui paie

Afin de célébrer honorablement le 375e anniversaire de la Ville de Montréal, Denis a organisé un gros party afin, encore une fois, afin de se montrer avec ses amis : «Party de 266 000$ (réservé à Denis, sa famille et ses copains) à vos frais» (Le Journal de Montréal, 26 avril 2018). Oui, oui, Denis a organisé une grosse fête «privée» dans un chic hôtel du Vieux Montréal réunissant 700 invités triés sur le volet (non je n’ai pas été invité) qui comprenait 744 bouteilles d’alcool (pour 700 invités!!!) au coût dérisoire de 14 000$; une chanson quétaine écrite et composée par Gregory Charles spécialement pour l’occasion au coût modeste de 10 048$ (toujours payée par des fonds publics) et un dessert du pâtissier Patrice Demers au coût ridicule de 4 700$. N’oubliez pas que ce sont les contribuables montréalais qui ont payé pour ce party privé organisé par Denis Coderre. Inacceptable et injustifiée comme dépense si ce n’est que pour permettre à Denis Coderre de faire toujours plus parler de lui. C’est une maladie chez lui. 

Gros égo vous dites!

Certains ont un égo démesuré et maladif, comme l’ex-ministre libéral Monique Jérôle-Forget qui avait apostrophé une vendeuse à la chic boutique Holt Renfrew d’Outremont, en lui disant : «Vous savez madame, moi je suis ministre». Ce qui fait que le gérant de la boutique était allé en personne s’excuser chez la madame importante pour avoir été «contrariée» par une simple vendeuse ordinaire. 

Denis, lui, a reçu en 2012 un constat d’infraction de 444$ d’une simple policière de Montréal, et il lui a lancé cette insulte : «Je serai ton futur boss, aurait dit Denis Coderre à une policière» (Le Devoir, 16 mai 2017). Et pas content que ce fait «divers» datant de 2012 soit rendu public en 2017 : «Frustré (encore une fois), le maire Coderre s’est défoulé (encore une fois) en appelant le chef de police Marc Parent» (Le Devoir, 6 juin 2017). Vous voulez vraiment ça de nouveau comme maire, je vous le demande?  

Le patronat : pour moins de français mais de grande qualité


 

Améliorer la qualité du français sans le protéger

Ah que j’ai pleuré à la lecture de l’opinion attendrissante du président du Conseil du Conseil du patronat du Québec, Carl Blackburn, un ancien haut gradé du parti libéral du Québec (en fait, le PLQ de Couillard et de Charest ne font qu’un). Comme il en sera avec Anglade si jamais vous êtes assez cinglés pour réélire le PLQ) publié dans le très sérieux Devoir du 15 février 2021 : «Préserver la qualité du français (tout en suggérant de généreuses coupes en éducation), une responsabilité urgente et collective». Que c’est beau ça!

Mais il ne faut pas voter plus de lois pour défendre le français

Encore une fois, le patronat se drape de bons sentiments sociaux mais cela n’est que mirage. Dans les faits, le patronat n’est intéressé que par le profit. D’un côté, il feint défendre la «qualité» du français au Québec mais ne veut surtout pas renforcer la loi 101 devant l’affaiblissement du français parlé dans la province au bénéfice de l’anglais. Pour la business, un Québec bilingue avec plus d’anglais au travail et à l’école est nettement ce qu’il y a de mieux.

Améliorer la qualité du français tout en coupant en éducation

Oui à l’amélioration de la «qualité» du français mais tout en charcutant les investissements en éducation publique et en subventionnant davantage l’école privée : «Budget québécois. Des programmes sociaux trop généreux (éducation et santé) selon le patronat» (Le Devoir, 17 février 2014). Oui, il y a toujours moyen de faire plus avec moins dans le public et d’en faire plus avec plus de fonds publics dans le privé, selon la légende universelle du patronat. L’hypocrisie est la marque de commerce du patronat qui tient à améliorer la qualité du français, même en net recul, et moins de financement public pour l’éducation, comme le démontre éloquemment cet autre article : «Dépenses publiques. Le Conseil du patronat du Québec espère (ses vœux seront alors exaucés par le PLQ) que Québec ne deviendra pas un bar ouvert (sauf pour les subventions aux entreprises)» (Le Devoir, 22 décembre 2008). Ah oui, le patronat s’épanche sur la «qualité» du français mais davantage sur l’urgence d’enseigner plus d’anglais à l’école.

Améliorer la qualité du français tout en accueillant moins d’immigrants français. Ça sent la rosserie!

Pour le patronat, qui n’est jamais à court d’idées pour se ridiculiser, il faut améliorer la qualité du français, c’est même impératif, tout en enseignant moins au primaire et au secondaire afin de faire plus de place à l’anglais, en n’exigeant point que les immigrés au Québec aient un minimum de connaissance en français et en s’opposant à des mesures coercitives qui obligeraient ces nouveaux venus à s’inscrire à des cours de français. Pour les nouveaux arrivants, la liberté de choix de la langue d’usage est de mise. L’important pour les boss est que les immigrants sachent parler l’anglais au travail et que les Québécois francophones fassent preuve d’ouverture en parlant en anglais à ces nouveaux immigrés qui sont venus nous apporter leur culture et leur expertise. Pour le patronat, il ne faut pas s’en faire avec ça : les immigrés vont apprendre le français sur le tas en communiquant en anglais avec leurs collègues de travail à l’usine. Voilà pourquoi l’ex-présidente des Chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand (ex-dirigeante également de l’UQAM), a publié cette opinion pleine de gros bons sens dans le Journal de Montréal du 19 décembre 2014 : «Nos exigences linguistiques (connaissance du français s’entend) bloquent-elles l’entrée d’immigrants francophiles?». La réponse est quoi selon vous?

Conseil du patronat, Chambres de commerce et Association des Manufacturiers

Il y a aussi l’Association des Manufacturiers du Québec qui milite énergiquement pour plus d’immigrés tout en n’exigeant pas comme critère principal d’admission la connaissance du français : «Les manufacturiers veulent plus d’immigrants (même s’ils n’ont aucune connaissance du français)» (Le Journal de Montréal, 10 décembre 2019). Le dirigeant de l’Association des manufacturiers du Québec, Éric Tétrault (et, oh, surprise, un autre ancien du PLQ), l’a dit clairement et sans ambiguïté : «Les usines (et aussi dans les bureaux) veulent embaucher des immigrants qui ne connaissent pas le français (et qui ne l’apprendront jamais)» (Le Devoir, 3 février 2016). Et après ça, ils viennent nous faire pleurer sur la nécessité d’améliorer la «qualité» du français au Québec alors que, dans les faits, le patronat prône plutôt pour une plus grande connaissance de l’anglais avec plus d’heures d’enseignement tant au primaire qu’au secondaire. Pourquoi pas à la maternelle? Je vous le dis, ils vont nous produire une étude sur les coûts exorbitants de parler français au Québec et les économies que l’on ferait de passer exclusivement à l’anglais.

Mario Dumont, l’ADQ et le patronat : la trinité d’affaires

Comme le PLQ de Charest et de Couillard, Mario Dumont, la coqueluche des boss et de Québecor, alors chef de l’Action démocratique du Québec, avait signifié sa fidélité au patronat en affirmant haut et fort : «L’ADQ abandonnerait le critère de la langue. La priorité irait aux immigrants capables de trouver un emploi dès leur arrivée» (Le Devoir, 13 mars 2008). Et comme bien souvent au travail, l’important est de maîtriser l’anglais et de parler à son boss en anglais. Voilà pourquoi certains aiment Mario.

Le patronat hypocrite en matière d’environnement aussi

J’ai de nouveau pleuré à la lecture de cet autre opinion «verte» et «écologique» rédigée par le patron du Conseil du patronat du Québec (CPQ) et publiée dans Le Devoir du 21 juin 2019 : «Le Canada doit devenir un exemple mondial en économie verte en s’inspirant du Québec (qui est pourtant, malgré les dires et les prétentions, un cancre dans le domaine environnemental)». Encore du n’importe quoi afin de mieux rire du monde.

Bon, d’accord pour l’économie dite «verte» et le développement dit «durable» mais sur une base volontaire seulement et sans mesures législatives qui viendraient brimer la loi naturelle et la liberté du marché : «Changements climatiques. Le patronat mise sur les lois (quelles lois?) du marché (pas sur les lois promulguées par les gouvernements). Le «test climat» gouvernemental prévu dans les projets de loi 102 du Québec est jugé superflu par le patronat» (Le Devoir, 25 novembre 2016). Le patronat, de grands défenseurs du bien commun, de l’environnement et de l’égalité des chances, vraiment?

Couper plein d’arbres c’est du développement durable

Oui, pour le développement durable (un terme trompeur et fourre-tout) mais pas trop que nous dit encore le patronat, et comme le fait actuellement la CAQ qui n’est pas mieux que le PLQ en matière de protection de l’environnement, le bien le plus précieux pour les générations actuelle et future : «Trop de développement durable nuit au développement économique (qui doit tolérer le droit inaliénable de polluer). Les forestières réclament un plus grand accès à la ressource ligneuse, c’est-à-dire à la forêt» (Le Devoir, 19 novembre 2013). Plus d’accès à la forêt en autorisant les coupes à blanc, en construisant des grosses routes forestières entièrement financées par l’État et des fonds publics et tant pis pour la faune, la flore, la biodiversité, les activités récréatives, etc. Le CPQ l’avait bien dit au gouvernement en 2005 : «Le patronat ne veut pas d’une loi sur le développement durable» (Le Devoir, 16 mars 2005). Donc, selon le petit catéchisme néolibéral radical du patronat, il faut miser sur l’économie verte mais sans loi gouvernementale pour protéger l’environnement et pour favoriser le développement durable. Pour verdir l’économie, il faut se fier uniquement aux divines lois dites naturelles du marché, car la création de richesse pour une minorité doit primer sur les mesures socialistes folichonnes des écologistes inconscients et insouciants : «Les coûts de l’environnement ne doivent pas nuire à la compétitivité des entreprises» et «Plus d’économie et moins d’environnement demandent les pétrolières» (La Presse, 13 mai 2011 et Le Devoir, 13 octobre 1999). Si les pétrolières le disent, c’est que…

Une dernière touchante du patron du CPQ

Et oui, comme vous le devinez, j’ai encore pleuré à chaudes larmes en lisant l’opinion du chef du Conseil du patronat publiée dans Le Devoir du 13 septembre 2013 : «S’accuser mutuellement ou travailler ensemble?». Toute personne ayant un cœur ne peut faire autrement que de pleurer beaucoup en lisant cet évangile patronal selon Yves-Thomas Dorval. Travailler ensemble selon le CPQ et enrichir les Québécois tout en n’augmentant pas le salaire minimum car : «Un salaire minimum à 15$ nuirait plus qu’il n’aiderait, dit le CPQ (peut-être serait-il préférable de le baisser?)» (Le Journal de Montréal, 11 novembre 2016). Travailler main dans la main avec le patronat tout en fermant certains villages : «Le président du CPQ (Yves-Thomas Dorval) veut vider les villages pauvres et recommande à Québec de relocaliser (les déménager quoi!) les habitants».

La pandémie engendrera-t-elle un capitalisme humaniste?

Chaque événement mondial donne naissance à des voyants

En 2007 est survenue la crise financière mondiale causée par la cupidité infinie des banques et de leurs banquiers. Puis, en 2011, naquit le mouvement international «Occupy Wall Street» suivi de manifestations, attirant des millions de personnes, pour la survie planétaire. À chaque fois, des supposés experts, voyant l’occasion de se faire voir et de s’enrichir, prédisaient un monde fraternel nouveau dans lequel régneraient l’égalité des chances, le ratatinement des inégalités économiques par un juste partage de la richesse et la fin des paradis fiscaux, de la corruption et de la collusion. On était censé assister à la naissance d’un monde enchanté et à quelque chose de fabuleux comme le paradis sur terre. Comme vous allez le constater dans mes deux prochains textes, que ces nouvelles prophéties émanant d’intellectuels visionnaires ont plu à nos médias privés, à leurs propriétaires, souvent milliardaires, et à leurs journalistes qui se sont alors emballés et empressés de pondre de très longs textes élogieux sur ces nouvelles théories «scientifiques» afin de mieux nous scléroser et nous anesthésier. Il faut dire que certains journalistes étaient dans leur enthousiaste envolée médiatique de bonne foi mais eux-mêmes terriblement impressionnés par ces nouveaux prédicateurs. Quoiqu’il en soit, les dindons de ces farces grotesques sont toujours les millions de lecteurs et d’auditeurs.

La pandémie et la «théorie» du donut

Pas plus tard que le 11 janvier 2021, la journaliste et éditorialiste, Manon Corneillier du Devoir nous a pondu un gros texte de plus d’une page intitulé, en page frontispice s.v.p. : «La recette économique équilibrée du beigne». La journaliste était contente de s’épancher sur cette nouvelle peudo-théorie émanant de la professeure anglaise Kate Raworth, de l’Environmental Change Institute de l’Université Oxford, qui a accouché en 2017 d’un livre très sérieux intitulé : «La théorie du donut. L’économie de demain en sept principes». Naturellement, rien de ce que la visionnaire Raworth prédit ne se matérialisera. Mais pas grave, ça fait exotique, intellectuel et novateur et nos journalistes adorent ça.

Pandémie ou pas, c’est «business as usual

Comme pour l’après crise financière de 2007, le mouvement mondial «Occupy Wall Street», les manifestations monstres pour la survie de la terre et maintenant de la pandémie, absolument rien ne changera pour le mieux pour le 99% de la population formée de gens ordinaires. Ce sera le contraire, comme on l’a vu après ces phénomènes mondiaux. Là encore, des prestidigitateurs et des marchands d’illusions (oui, c’est une business très payante qui attire son lot de charlatans) nous avaient prédit plein de bonnes choses que nos médias se sont empressés de nous rapporter : Hélas, tout a continué «as usual» et les élus commandités ont continué malgré tout à réduire les impôts des nantis et des entreprises; à déréglementer le marché du travail et l’environnement; à signer en catimini des traités de libre-échange et à se faire financer toujours plus par les compagnies et les richards. Résultat : les inégalités de richesse ont continué de s’agrandir; les riches sont devenus plus riches; l’évasion fiscale et l’évitement fiscal dans les paradis fiscaux ont cru; les cas de corruption et de collusion se sont multipliés; le pouvoir des syndicats de travailleurs ordinaires (contrairement aux syndicats des toubibs) a diminué et la pollution a tellement progressé qu’elle est devenue criminelle. Ah oui, à ceux qui veulent en savoir plus sur la fumeuse théorie du beigne, qui intègre le développement durable, le respect de l’humain, le partage de la richesse et autres belles affaires angéliques, vous n’avez qu’à lire l’article de la journaliste Manon Corneillier paru dans Le Devoir du 11 janvier 2021. Moi, ça ne me tente pas de cogiter sur ces dits produits intellectuels dérivés.

La pandémie donne des idées à certains «penseurs»

Contrairement à l’après-crise financière de 2007-2008, où nos élus ont demandé aux innocentes victimes de cette crise mondiale de payer pour les dommages sociaux engendrés et pour subventionner les banques responsables de cette fraude institutionnalisée, cette fois, après la pandémie, on n’augmentera supposément pas l’impôt de la classe moyenne. Nos gouvernements vont plutôt augmenter l’impôt des riches et des compagnies, et éliminer l’évasion et l’évitement fiscaux. Et surprise, contrairement à «l’ancien temps», le patronat et les nantis nouvellement empreints de solidarité seront heureux d’ainsi contribuer à un monde plus humain et à une planète plus verte. En tout cas, c’est ce que prédit la légende pondue par des experts en voyance et des spécialistes de la bonne aventure admirés et traités royalement par nos journalistes qui se font leurs haut-parleurs.  

Quelques exemples de raccourcis intellectuels

Des exemples de ces gens très sérieux qui nous prédisaient un avenir bleu poudre et rose bonbon? Que vois-je comme texte instructif paru dans Le Devoir du 10 avril 2020 et signé par un professeur universitaire agrégé de l’Université Laval, monsieur Ivan Tchotourian : «Coronavirus. Moraliser les dividendes et la rémunération (des dirigeants)». Voilà la solution enchanteresse. Pas besoin de réglementer, il suffit juste de «moraliser», dans une forme d’incantation magique, les profits, les dividendes et les salaires des patrons. Il fallait juste y penser. Vraiment fantasmagorique comme idée absolument révolutionnaire.  

Le temps nouveau est enfin arrivé

Que les entreprises et les dirigeants de grosses entreprises se le disent : c’est fini les folies et les excès que nous ont dit, dans Le Devoir du 3 août 2020, deux dirigeants de l’Institut sur la gouvernance (IGOPP) dans leur opinion éclairante intitulée : «Le vent tourne (ah oui?) pour les actionnaires. Les questions environnementales et sociales sont devenues des enjeux incontournables dans la gestion des sociétés cotées en Bourse (vous m’en direz tant)». Mais quel avenir radieux attend nos enfants et nos petits-enfants. Les vieux comme moi pourront mourir en paix et en toute quiétude : un monde fraternel et solidaire avec, en prime, une planète verdoyante s’en vient. Nous pourrons alors dire que la pandémie fut, en dernier ressort, une bonne chose : un don du ciel, quoi!

D’autres à nous faire pleurer de joie

La pandémie aura aussi amené le gratin économique, en plus «d’exiger» des hausses d’impôt, des baisses de salaires et de dividendes, à être davantage débonnaires et mécènes pour les pokés et les démunis. À donner davantage sans demander en retour des grosses exemptions fiscales. Moi en tout cas je peine à retenir mes larmes. Que voulez-vous, je suis une personne très sensible. Oui, les riches vont déballer leur richesse sur la plèbe que nous disent trois très sérieux universitaires et dirigeants de l’organisme humanitaire Phil-ab dans leur clairvoyante opinion publiée encore une fois dans Le Devoir (qui est entiché de ces patentes à mythes) du 3 avril 2020 : «Face au virus, l’apport de la philanthropie». Même les pauvres et les itinérants vont donner pour la bonne cause. Admettez qu’il fera bon vivre dans la société de demain.

Et pour finir en beauté

Il y a, toujours paru dans le très sérieux Devoir du 28 avril 2019, le philosophe André Baril qui nous suggère ceci dans son opinion : «Humaniser la mondialisation grâce au dialogue». Je viens d’apprendre qu’on peut «humaniser» la mondialisation par le dialogue entre gens de bonne volonté. Et puis, le professeur Yves-Marie Abraham des HEC Montréal qui nous dit dans son texte du 22 mai 2020 (publié où vous pensez?) que la crise du coronavirus nous a dévoilé ce qui mérite d’être sauvegardé ou non (en partageant plus et en démocratisant la société, ce qui enchantera le patronat) : «Comment relancer l’économie autrement?».

Enfin, il y a Donald Riendeau, directeur général du très renommé «Institut de la confiance» (c’est son vrai nom) qui, dans son évangile du 20 septembre 2020, publié dans Le Devoir, nous pose la question existentielle suivante : «Coronavirus. Vivre-ensemble. Vers une société de confiance, de méfiance ou de défiance?». Vous, vous choisissez quel type de société? Comme disait le poète prolétarien, c’est ça parler pour rien dire et se complaire dans des élucubrations folichonnes. J’en ai d’autres encore plus drôle, que je vous dévoilerai très bientôt.  

Santé privée : jamais il y a eu de débat public, on nous l’a imposée

Un autre exemple de la dictature patronale occidentale

Premièrement, et vous le savez probablement déjà : les transnationales occidentales sont plus grosses, plus riches et plus puissantes que les États. Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’ex-ministre libéral Pierre Paradis : «Les géants des pesticides (Mosanto) sont plus puissants que l’État dit Pierre Paradis» (Le Devoir, 23 octobre 2015). Et que dire de la puissance de Bayer qui a acheté Mosanto? Les géants des pesticides sont plus puissants que l’État et encore plus les GAFAM, les banques, les pétrolières, les pharmaceutiques, etc., qui font la pluie pour certains et le beau temps pour d’autres : «Les GAFAM ont trop de pouvoir» (Le Journal de Montréal, 29 juillet 2020).

Deuxièmement, le patronat et les nantis, afin de faire entendre «raison» aux élus, engagent régulièrement des milliers de lobbyistes, souvent d’ex-politiciens; les financent et les corrompent afin de souder entre eux un lien fraternel; créent des gros organismes de recherche et des ONG bidons (C.D. Howe Institute, Conference Board, Fraser Institute, Fédération des contribuables canadiens, etc.); s’achètent beaucoup de publicité et même des articles et des reportages et détiennent la plupart des médias d’information (Bell, Québecor, Cogeco, Rogers, Murdoch, Bezos, Bloomberg, etc.). Pour faire contrepoids, le monde ordinaire peut participer à des lignes ouvertes, se plaindre sur interner, manifester mais sans rien casser, et même faire du bruit avec leurs chaudrons et leurs casseroles. Voilà à quoi rime dans les faits la vraie liberté du peuple dans nos illusoires démocraties. Voilà leur notion d’un juste rapport de force entre la majorité ordinaire et l’infime minorité extraordinaire. En passant, quand nos médias parlent d’une ONG dite «indépendante», ça veut dire qu’elle est financée par des milliardaires et est située dans une grosse ville occidentale.

Santé privée, baisses d’impôt, privatisation, etc.

C’est toujours le même «pattern» : lorsque le patronat veut quelque chose, il va l’avoir grâce au travail acharné de conditionnement et de propagande idéologiques de leurs lobbyistes, de leurs organismes de recherche, de leurs universitaires commandités, de leurs élus qu’ils financent et embauchent, de leurs médias qu’ils détiennent avec leurs journalistes, chroniqueurs, et éditorialistes. Les puissants ont aussi les moyens pour s’acheter une tonne de messages publicitaires qu’ils disent «pédagogiques» et qui propagent les faits et la vraie vérité. Vous voilà alors remplis comme des valises. Et si vous faites quand même valoir votre désaccord, vous allez passer pour un ignorant et un fou. Vaut mieux alors pour certains de rentrer tranquillement et paisiblement dans le rang.

On l’a vu avec les baisses d’impôts décrétées ces quarante dernières années, qui ont profité surtout aux richards et aux corporations, et que la population, avec raison, ne voulait pas. Le monde ordinaire, pas fou, a toujours préféré les investissements dans nos programmes sociaux déficients aux baisses d’impôts. Démocratie capitaliste oblige, nos élus ont fait le contraire de ce que la population voulait. C’est alors que les universitaires, les experts, les journalistes, les éditorialistes, les lobbyistes et les politiciens sont arrivés en renfort patronal, afin de faire comprendre le gros bon sens au peuple, l’éduquer sur la nécessité de couper dans les services publics afin d’éviter la faillite du pays, de baisser les impôts des cerveaux et des gras durs, afin d’empêcher leur exode, et des compagnies afin de les rendre supposément plus compétitives. Les mensonges sont alors toujours de mise afin de convaincre.

La brigade et la milice médiatiques attaquent

Et dire que l’objectivité et la rigueur sont censés être de mise dans nos médias détenus par de riches individus ou par de grosses compagnies. Voyons donc, il ne peut y avoir d’indépendance et de liberté pour les journalistes et les éditorialistes à l’emploi de médias «privés». Ceux qui prétendent le contraire mentent comme c’est leur habitude.

Dans le cas de la santé privée par exemple, comme le patronat et les nantis en voulaient, alors les journalistes, les chroniqueurs et les éditorialistes de leurs médias ont alors été «invités» et «sollicités» pour en faire l’apologie. Vraiment pathétique d’aller ainsi à l’encontre du véritable rôle social des médias et des journalistes. Il faut vraiment être de mauvaise foi pour venir nous dire en plein face et sans rire que la santé privée va aider le système de santé publique qui, déjà, manquait de médecins, d’urgences, de blocs opératoires, etc. Et les cliniques en santé privée allaient les prendre où leurs médecins, en pleine période de pénurie? Aux States, la santé est privée et représente toutefois le système de santé le plus coûteux et le plus bureaucratique du monde. Pouvez-vous m’expliquer?

Prenons le cas des chroniqueurs du Journal de Montréal

C’est vraiment effrayant et décourageant de voir comment la vaste majorité des journalistes, des chroniqueurs et des éditorialistes se sont faits les pantins et les guignols de l’agenda patronal en vantant, avec des arguments creux et vides, les avantages et même la nécessité du privé en santé, comme ils l’ont fait pour «l’obligation» de baisser les impôts, de réduire la dette publique, d’atteindre le déficit zéro, de privatiser, etc. Et bien évidemment, ces représentants de commerce, pardon de la presse, vont toujours inviter à commenter des experts et des universitaires qui pensent comme eux et comme leurs propriétaires.

Si vous avez du temps à perdre et que vous voulez rire, lisez des textes «profonds» et «songés» rédigés par les chroniqueurs vedettes du Journal de Montréal. Il y a le 21 avril 2014 où Isabelle Maréchal a dit que dans la santé publique, il y a plein de bureaucrates qui se pognent le beigne et qu’il faut donc faire place à plus de privé : «Deux têtes tournées vers le patient». Et il y a eu David Descôteaux qui, dans son épitre du 5 mars 2013, posait la question existentielle suivante : «Qui a peur du privé en santé?». Certainement pas les dodus financièrement. Il y a eu aussi Jean-Philippe Décarie qui, dans sa chronique du 30 mai 2000, ne nous laissait aucun choix et nous plaçait devant l’évidence même : «Inévitables privatisations». Ce que j’ai donc de la difficulté à me retenir. Il y a également l’ex-ministre péquiste et ex-chroniqueur au journal Les Affaires, Joseph Facal, maintenant au Journal, qui nous a pondu ces deux vérités sur ce que nous sommes vraiment, les 21 août et 24 janvier 2004. Demandons pardon car nous ne sommes que des pauvres quidams guidés par les tabous, la religion, l’idéologie, etc. : «Quand la religion remplace la pensée. Nous n’avons plus les moyens de maintenir notre système de santé sans le privé» et «Santé : ces tabous qui nous aveuglent». Il faut vraiment avoir la tête enflée pour nous faire ainsi la leçon et la morale. Et tant qu’au «king pin» de l’empire médiatique de Québecor, Mario Dumont, ex-chef de l’ADQ, un parti politique de la droite radicale, il avait, grâce à son pif et à sa vision, prétendu que : «Les gens sont prêts à payer pour être soignés» (La Presse, 15 novembre 2008). Mario avait, en 2002, poussé plus loin la folie en voulant permettre aux riches de payer et ainsi de passer avant les autres, même dans le cadre de notre système de santé public : «Santé : payer pour éviter les listes d’attente. L’ADQ (de Mario Dumont) offre aux nantis de n’acquitter que les frais administratifs» (Le Devoir, 2 octobre 2002). Des propositions dégradantes et criminelles et ce sont des gens comme lui qui sévissent dans nos médias d’information et qui en sont les vedettes.

Les élus : plus de privé et moins de public en santé

Avis à ceux et celles qui pensent que je divague. Trouvez-moi des chroniqueurs et des élus qui, depuis le début des années 2000, ont milité pour plus de santé publique et moins de santé privée… déductible d’impôts, donc financée à 50% par des fonds publics.

  • «Jean Charest est favorable à la privatisation des soins de santé» (La Presse, 18 avril 1998);
  • «Couillard livre un plaidoyer pour le privé en santé (et pour des coupures dans le public)» (La Presse, 10 décembre 2008);
  • «Couillard avait (en bon hypocrite et bon lobbyiste qu’il a toujours été) élargi la voie au privé juste avant de démissionner» (La Presse, 20 août 2008);
  • «Couillard : Ministre libéral, il se cherchait un emploi (dans le privé bien évidemment)» (Le Devoir, 18 mars 2009);
  • «Lucien Bouchard ouvre le débat sur la création d’un réseau de santé privé» (Le Journal de Montréal, 6 août 2004);
  • «Santé : Parizeau et Johnson (Pierre-Marc) sont favorables au privé» (Le Devoir, 10 décembre 2005);
  • «Rochon (ex-ministtre péquiste de la santé) lorgne la privatisation de services de santé» (La Presse, 7 janvier 1998).

Incroyable mais vrai. Pendant que nos élus vargent dans notre système de santé public, ils militaient tous pour la santé privée comme le voulaient le patronat et les nantis.

Et les chroniqueurs et éditorialistes de La Presse itou

Il était normal qu’à La Presse, qui était détenue par la transnationale Power, très présente dans la santé privée, de militer ardemment pour plus de privé et moins de public en santé :

  • Alain Dubuc : «Sauver des vies (grâce au privé) ou sauver le système (public)» (La Presse, 20 août 2004);
  • Ariane Krol : «Expérimentons le privé (en santé)» (La Presse, 11 août 2007);
  • André Pratte : «L’impasse demeure» (La Presse, 23 février 2008);
  • Gabrielle Duchaine : «Cliniques médicales privées : affaires en or pour investisseurs» (La Presse, 5 juin 2013).

Le Québec, champion au pays du privé en santé et en éducation

Alors, ils sont où nos prophètes qui, au début des années 2000, prétendaient que le privé allait aider le public?

  • «Santé Québec. Parmi les pires urgences en Occident» (Le Journal de Montréal, 3 juin 2016);
  • «C’est au Québec qu’on attend le plus pour voir un médecin» (La Presse, 28 juin 2011);
  • «864 jours d’attente pour un médecin de famille» (La Journal de Montréal, 11 septembre 2020).

La cause de Bell… la sienne

https://www.bell.ca/Services_Internet/Produits/Bell-Internet

La pandémie aide Bell à engranger de gros profits

Au dernier trimestre de l’an 2020, Bell Canada, qui aime bien jouer la carte du philanthrope comme d’autres, a réalisé un bénéfice net de 932 millions de dollars, en hausse de 29% sur le profit trimestriel de l’an passé. On peut même dire que la pandémie aide Bell à accroître ses profits, elle qui est très présente dans les secteurs de l’internet et de la téléphonie, domaines qui sont favorisés par le virus. Pandémie ou pas, Bell forme, avec Vidéotron, Rogers et Telus, un puissant oligopole au pays. Ça leur permet de charger des tarifs exorbitants à leurs clients captifs de cette mafia technologique. Les tarifs les plus élevés en Occident. Il faudrait inciter un concurrent chinois à venir s’établir au pays afin de faire baisser les prix débiles de l’internet, du cellulaire, du câble, du satellite, etc.., qui appauvrissent les citoyens. On appelle ça le taxage du gros privé ou le droit de lever leurs propres impôts.

Subventionner Bell, même en présence de juteux bénéfices

Même si Bell a congédié récemment des centaines d’employés dans ses filiales télévisuelles (CTV) et radiophoniques (CJAD), la compagnie a réussi, plaidant pour sa cause, à siphonner en 2020 du gouvernement fédéral, à titre de subvention salariale d’urgence (même s’il n’y avait pas d’urgence puisque Bell a accru ses profits en 2020) du Canada (SSUC), un beau 123 millions de dollars (Le Journal de Montréal, 11 février 2021). Encore davantage durant la période du COVID-19, des subventions aux grandes entreprises profitables ont continué à constituer pour elles un bar ouvert et un buffet servi à volonté, alors que des milliers de PME, notamment des restaurants et des bars, faisaient faillite. C’est ça le privilège de pouvoir se payer des centaines de lobbyistes, souvent d’ex-politiciens, afin de sensibiliser les élus à sa propre cause.

Pandémie rime avec gros profits, plus de subventions et hausse du dividende

Bell ne fait pas seulement que causer pour la noble cause de ses dirigeants et de ses actionnaires, elle agit et les gâte. La pandémie ne doit pas servir de prétexte à mettre au régime sec les actionnaires et les boss. Chez Bell, on a des principes moraux très élevés : «Bell (BCE) hausse son dividende» (Le Devoir, 5 février 2021). En fait, au début du mois de février 2021, les dirigeants de Bell ont annoncé une hausse de 5,1% du dividende annuel par action qui a été porté à 3,50$. Bravo. Chez Bell, on peut dire qu’ils ont le cœur à la bonne place et sur la main.

Pandémie ou pas, le cartel opère

En pleine période du COVID-19, alors que des millions d’individus s’appauvrissaient, les géants du cartel canadien des télécommunications (Bell, Vidéotron, Telus et Rogers) ne se sont nullement gênés par faire avancer leur cause mercantiliste en haussant joyeusement leurs tarifs au vu et au su des gouvernements qui en ont rajouté en les subventionnant davantage : «Hausse des tarifs Internet de 5$ chez Bell» (La Presse, 14 avril 2020). Ce sont elles qui mènent dans ce beau pays supposément démocratique fondé sur l’économie de marché capitaliste dans laquelle il y est censé y avoir dans chaque secteur d’activités des centaines d’entreprises qui se font une concurrence féroce afin d’aboutir au juste prix le plus bas au bénéfice du consommateur. Ça c’est la théorie qui est loin de la réalité, comme également dans les domaines bancaire, pharmaceutique, médiatique, pétrolier, ferroviaires et j’en passe, qui n’ont rien à envier comme oligopole structuré au secteur des communications.

Bell et les pantins au parlement

Bell agit à sa tête en arnaquant en permanence ses clients captifs (comme dans le cas du téléphone résidentiel en région) et souvent avec la complicité de vos élus plus empressés à justifier les agissements des grosses compagnies qu’à défendre la population prise en otage par ces conglomérats : «Réseaux. Bell supprimera 200 000 foyers d’un plan d’expansion d’Internet en région» (Le Devoir, 20 août 2019). Bah, si Air Canada et le CN, maintenant privatisées, ne veulent plus desservir les régions, Bell a bien le droit de faire de même. Ça relève de leur code de responsabilité sociale. Elles ne veulent rien savoir de causer pour la cause des régions. Avant, lorsque le CN et Air Canada étaient de propriété collective, elles allaient en régions mais plus depuis que vos élus les ont, par idéologie, privatisé sans débat public et pour des pinottes.

Même si Bell hausse ses tarifs et ne va pas en région, Fitz, le Robin-des-bois des entreprises et des nantis, a voulu, dans sa grande sagesse légendaire, vous sécuriser même si vous êtes perdants : «Internet. Fitzgibbon (CAQ) se fait rassurant. Bell sabre son programme en milieu rural, mais l’impact au Québec sera (selon les dérives intellectuelles du ministre) minime, selon le ministre» (Le Devoir, 23 août 2019). On croirait entendre un relationniste de la compagnie ou un porte-voix de leurs services de relations publiques alors qu’il s’agit de propos tenus par un ministre supposément au service du peuple dans un pays prétendument libre. En fait, quelle est la véritable liberté des gens en région face à Bell, Air Canada, CN, Pfizer, Moderna, Desjardins (qui a fermé plusieurs succursales), etc.?

Bell face à François Legault, le chef de la cavalerie des faire-valoir

Fitzgibbon se faisait complaisant et même complice de Bell pour l’Internet en région, voilà que le chef des majordomes caquistes intervient «vigoureusement» : «Internet en région. La lenteur (moins vite qu’un escargot) de Bell dans le dossier de la haute vitesse encore (donc c’est pas la première fois) dénoncée par Legault» (Le Journal de Montréal, 29 janvier 2021). Le premier ministre caquiste François Legault ne fait que «dénoncer» mais ne fait rien car ce sont les transnationales qui mènent dans nos sociétés dites démocratiques. Pourquoi alors, au lieu de seulement dénoncer, Legault n’agit-il pas en obligeant Bell à offrir le service Internet haute vitesse en région? Après tout, il est premier ministre.

Le PLQ fait la leçon

Il y a encore plus drôle et plus ridicule. C’est le comportement pathétique des députés du parti libéral du Québec qui se permettent de faire la leçon et la morale au gouvernement caquiste alors qu’eux, durant les années Charest et Couillard au pouvoir, se sont comportés en serviles laquais face au patronat : «Internet haute vitesse en région. Le manque de courage du gouvernement caquiste face à Bell dénoncé» (Le Journal de Montréal, 5 février 2021). Le PLQ n’en manque jamais une afin de s’enliser davantage dans le trou.

Bell pense aussi à ses vaillants patrons, adeptes du mécénat

En 2019, le président de Bell a reçu une petite rémunération de «seulement» 13 millions$. Et comme George Cope est parti à la retraite en 2020, il aura droit à : «Retraite de 16 millions$ pour l’ex-PDG de Bell» (Le Journal de Montréal, 27 mars 2020). Arnaquer continuellement les clients captifs et siphonner des fonds publics, voilà ce que ça donne et à qui on donne. Et dire que nos élus de la province considéraient Bell comme une entreprise québécoise alors que le siège social officiel de l’entreprise au Québec n’est qu’une coquille vide comme, cela l’est aussi pour la Banque de Montréal, le CN, Air Canada, etc. : «Quand 7,7% des dirigeants de Bell travaillent au «siège social» (et 92,3% au «bureau» de Toronto)» (Le Journal de Montréal, 20 janvier 2020).

Le Canada à genoux devant les GAFAM et Uber

https://www.knolskape.com/blog-digital-101-gafam-techs-frightful-5/

À genoux devant les transnationales étrangères et les États-Unis

L’Australie et la Grande-Bretagne sont des pays capitalistes soudés aux États-Unis, tout comme l’est le Canada. Comme le chantait si bien Robert Charlebois dans les années soixante : «Vivre en ce pays, c’est comme vivre aux États-Unis». Un est le maître et l’autre le fidèle domestique. De peur d’ulcérer son patron, jamais le Canada va taxer au Canada les revenus réalisés ici même au pays par les GAFAM américains qui jouissent du privilège d’être exemptés d’impôts sur le revenu, créant ainsi une intolérable injustice puisque les compagnies canadiennes, elles, sont taxées. Les entrepreneurs canadiens ont beau chialé, il n’y a rien à faire de peur de contrarier le patron américain dirigé soit par Trump, soit par Biden. Les deux sont profondément empreints de leurs statuts impérialistes.

L’Australie face à Google… et le Canada, lui?

L’Australie, contrairement au Canada, vient d’obliger l’énorme, riche et puissante compagnie américaine Google à rémunérer les médias australiens pour l’utilisation régulière de leurs contenus. Jamais la machine à parler pour rien dire, Mélanie Joly, et le pleutre Steven Guilbeault, n’auraient osé, à titre de ministres du gouvernement libéral, faire ça. Steven attend de voir ce que les autres pays occidentaux vont faire en matière de fiscalisation des GAFAM américaines, de même que Justin Trudeau qui, jamais, n’a élevé la voix contre Trump et les States. Bravo à l’Australie qui a eu l’audace de poser un geste courageux afin que cesse l’exploitation des médias australiens exercée par le mastodonte américain Google. Et face au chantage et aux menaces du matamore Google, l’Australie a tenu son bout : «Google menace de bloquer son moteur de recherche en Australie» (Le Journal de Montréal, 21 janvier 2021). Avec de telles menaces, le gouvernement canadien aurait été apeuré. Justin préfère être un loyal sujet. Ainsi, Biden accuse Poutine d’être un tueur et Justin réplique en disant que Poutine est responsable de choses terribles. Jamais les USA ont fait des choses terribles. Ils sont tellement bons.

La France face aux GAFAM

Trump a menacé de lui servir plusieurs sanctions américaines si la France osait taxer ses GAFAM impérialistes, qui font la pluie et le beau temps dans les pays occidentaux mais heureusement, pas en Chine ni en Russie : «GAFA : Les États-Unis dénoncent une taxation discriminatoire des géants américains du numérique» (Le Devoir, 13 mars 2019). C’est effrayant de vouloir taxer les Google, Microsoft, Amazon, Facebook et Apple qui, ne l’oublions pas, sont totalement imperméables aux consignes et directives du gouvernement américain. Vous pouvez leur faire totalement confiance quant à l’utilisation de vos données personnelles. Aie, on est pas en Chine, en Russie ou à Cuba.

Comme l’Australie, la France n’a pas reculé face à la fronde des GAFAM et du gouvernement américain. Non seulement la France a promulgué une taxe de 3% sur les revenus bruts réalisés dans ce pays mais a aussi obligé, comme en Australie, Google a dédommagé les médias français pour l’utilisation de leurs contenus : «Les géants du web taxés dès janvier 2019 en France. Le gouvernement perd patience face aux réticences de plusieurs pays membres de l’Union européenne» et «Google va rémunérer des médias français» (Le Journal de Montréal, 18 décembre 2018 et 20 novembre 2020).

Oh que Donald et son criminel pantin Mike Pompeo n’étaient pas contents que la France n’obéissent pas à leurs ordres, comme le fait si docilement le Canada : «Taxe GAFA : Trump dénonce la stupidité de Macron et menace le vin français» et «Pompeo appelle la France à renoncer à sa taxe GAFA» (Le Journal de Montréal, 26 juin 2019 et Le Devoir, 5 avril 2019). Le rustre à Mike Pompeo était le chef de la «diplomatie» américaine sous le règne de Donald Trump, qui avait poussé l’indécence jusqu’à dire que : «Les colonies israéliennes en Cisjordanie conformes au droit international, selon Washington» (Radio-Canada, 18 novembre 2019). Incroyable mais vrai. Le petit caniche canadien n’a jamais osé critiquer à cet effet Israël et les States. Par contre, la haute-commissaire de l’ONU a, elle, eu le courage de mettre les États-Unis à leur place : «Le projet israélien d’annexion de la Cisjordanie est illégal, selon Michelle Bachelet» (Le Devoir, 30 juin 2020).   

Même le Chili a le courage que le Canada n’a pas

«Chili : Une taxe de 19% sur la valeur ajoutée imposée aux géants d’Internet (Amazon, Airbnb, Netflix, Spotify, etc.)» (Le Journal de Montréal, 26 février 2020). Le Chili, la France et l’Australie le font mais pas le Canada. Pourquoi?

Le Canada préfère attendre les consignes du gouvernement

Pendant ce temps de bouleversements fiscaux des GAFAM en d’autres lieux, au Canada on préfère se taire et ne rien faire. Ça rime : préfère, taire et faire. Ne soyez pas jaloux, mais je crois être un poète en devenir. C’est Richard Desjardins qui va faire la moue. En attendant au Canada : «Bill Morneau (l’ex-ministre libéral fédéral des Finances) n’est plus pressé de taxer les GAFA» comme l’était d’ailleurs son chef : «Trudeau moins pressé de taxer les géants du Web» (Le Journal de Montréal, 25 janvier 2020 et 14 décembre 2019). Trudeau, Joly et Guilbeault vont attendre le OK de leur patron américain avant de faire quoi que ce soit qui pourrait l’ulcérer.

Legault et la CAQ encore plus niaiseusement drôles

«Legault prend garde d’effaroucher Google et cie. Taxer les GAFAM en l’absence d’entente internationale serait risqué, dit-il» (Le Devoir, 11 décembre 2019). Quelle hypocrisie et quelle lâcheté. Prétendre attendre une entente «internationale» qui est impossible à réaliser est une autre façon de dire qu’il ne veut pas les taxer. Par contre, la CAQ a inondé Google et Amazon de subventions gouvernementales et de juteux contrats gouvernementaux. Une autre bonne : «François Legault appelle à la prudence concernant la taxation des GAFA» (Radio-Canada, 10 décembre 2019). Oui, on peut mourir en paix, on a tout entendu et on est humainement incapable d’en entendre davantage.  

Et aussi Uber en Grande-Bretagne

Même si dans les faits les chauffeurs de Uber sont des salariés en bonne et due forme, les gouvernements du Québec et du Canada les ont toujours considérés comme des travailleurs autonomes (des entrepreneurs, quoi!) afin que la transnationale américaine n’ait pas à payer aucun avantage social et puisse continuer à sous-payer ses travailleurs précaires de la «gig-economy». L’ancien gouvernement libéral de Philippe Couillard avait même poussé l’odieux jusqu’à appeler cette exploitation systématique des gens les plus vulnérables «d’économie de partage». Partage de la misère ou la représentation factuelle de la théorie du ruissellement de la richesse tellement prisée par l’ex-première ministre péquiste, la châtelaine Pauline Marois. Que vois-je comme titre d’article paru dans Le Devoir du 17 mars 2021? Uber reconnaît (par obligation légale) aux chauffeurs britanniques le statut de salariés, une première mondiale». Pourtant, le Royaume-Uni est dirigé par le gouvernement conservateur de Boris Johnson. Le gouvernement canadien va tout faire pour que cette nouvelle loi britannique concernant les chauffeurs de Uber ne s’applique pas au Canada. Vous allez voir, ils vont trouver des motifs et des raisons pour justifier leur petitesse.

En passant, le salaire minimum est de 8,91 livres l’heure en Grande-Bretagne, ou de 15,51 dollars canadiens l’heure contre 13,50$ l’heure au Québec. Mais il ne faut surtout pas l’augmenter dans notre belle province au risque de voir toutes nos entreprises faire faillite que nous répètent en permanence le Conseil du patronat, son universitaire attaché, Pierre Fortin de l’UQAM, et son organisme de recherche qu’il finance, l’Institut économique de Montréal (IEDM).

En Espagne itou

Et encore contrairement au «plussss meilleur pays du monde» qu’est le Canada, comme disait Jean Chrétien, il se trouve qu’en Espagne : «Le gouvernement espagnol a pris les devants en annonçant une modification de son Code du travail, qui considère désormais automatiquement comme salariés les livreurs à domicile de toutes les plateformes» (Le Devoir, 17 mars 2021). 

Banques : profits records en pleine crise du coronavirus

Pandémie ou pas, les riches et les banques empilent

Dans plusieurs secteurs d’activités dominés par des géants corporatifs, le marché et la concurrence ne sont que des vues de l’esprit du patronat et de sa patrouille de commandités. Par exemple, dans les domaines pharmaceutique, pétrolier, forestier, bancaire, Internet, ferroviaire, aérien, alimentation au détail, GAFAM, etc., nous sommes en présence de puissants cartels ou oligopoles nettement plus puissants que l’État qui les laisse agir à leur guise, et qui en profitent pour arnaquer les consommateurs captifs. Prenons le cas de la COVID-19, où les pharmaceutiques occidentales ont toutes le même prix fixé à 20$ la fiole. Pas question de se livrer à une guerre de prix. Oui, il y a le vaccin russe Spoutnik, aussi bon que les autres, qui se vend à 10$ la fiole, et aussi des vaccins chinois, mais par idéologie politique et capitaliste, il n’est pas question pour nos élus inféodés et corrompus d’acheter des vaccins russes ou chinois même s’ils économiseraient des milliards de dollars. Ah oui, il y a aussi les pétrolières qui viennent, toutes en même temps, d’augmenter le prix du litre d’essence au détail au Québec. Là aussi, par asservissement volontaire de nos élus, pas question d’acheter directement du pétrole de la Russie et de l’Iran sans passer par le marché spéculatif occidental qui dope les prix. Les prix de l’essence augmentent, même si les taxes et les coûts de production n’ont pas varié et que l’offre mondiale excède de beaucoup la demande.

Idem pour les banques canadiennes

La revue britannique The Economist a dit que les cinq grandes banques canadiennes (Royale, TD, Scotia, CIBC et BMO) formaient un cartel de fait au pays. Alors, pandémie ou pas, la cupidité prime sur les malheurs de la population. Pour les banques et les pharmaceutiques notamment, la pandémie constitue plutôt une occasion en or d’engranger plus de profits tout en, avec leur front de bœuf, exigeant d’être subventionnées par les consommateurs qu’elles détroussent avec leurs prix shylockiens.

Rions un peu même en cette période de morosité «pandémique». Mon histoire implique le premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui n’impose pas mais émet qu’un larmoyant souhait aux banques canadiennes : «COVID-19 : Trudeau souhaite une baisse des taux d’intérêt sur les cartes de crédit (MasterCard et Chargex, un autre cartel)» (Le Journal de Montréal, 26 mars 2020). Petit comique de Trudeau va! Nos banques «philanthropiques» «n’ont pas réduit les taux d’intérêt malgré la demande de Justin Trudeau» (La Presse, 31 mars 2020). C’est comme François Legault qui s’agenouille et implore Bell Canada et Air Canada d’aller en région. Allez, vantez-vous de vivre dans un pays démocratique et libre même si c’est la minorité possédante du 1% qui mène dans les faits. Je suppose que les criminelles inégalités économiques, qui ont explosé depuis 40 ans et qui vont continuer de croître en cette période du coronavirus, sont voulues par la population ordinaire? Effrontées comme pas une, non seulement la racaille bancaire canadienne n’a pas réduit ses taux d’intérêt pratiqués sur leurs cartes de crédit mais en a profité, en pleine période du virus, pour hausser ses taux d’intérêt sur les emprunts hypothécaires : «Pourquoi cette nouvelle hausse des taux hypothécaires (même si la Banque du Canada n’a pas rehausser ses taux)?» (Radio-Canada, 28 mars 2020). Pas question aussi pour les banques d’aider les PME en réduisant les frais imposés sur l’utilisation de leurs cartes de crédit» (Le Devoir, 7 janvier 2021). Pas grave, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante va aller se plaindre au gouvernement pour compenser et pour recevoir plus de subventions.

COVID-19 et les profits records bancaires pleuvent

Soyez dans l’allégresse et que votre joie soit profonde. Au premier trimestre de 2021, terminé le 31 janvier, nos banques canadiennes ont profité de la pandémie pour continuer à engranger des profits records, à augmenter leurs dividendes et à quémander, malgré tout, des subventions gouvernementales. N’est-ce pas fantastique?

  • «La Banque Nationale surpasse les attentes (du marché). Son bénéfice net a augmenté de (seulement) 25%» et «Profits en hausse pour la Banque Royale (Un profit net de 3,85 milliards pour trois mois. Sur une année, ça fait combien selon vous?)» (Le Devoir, 25 février 2021);
  • «La Banque CIBC hausse ses profits» et «Profits en hausse pour BMO et Scotia» (Le Devoir 26 et 24 février 2021). Même que la Banque Scotia a révélé que «elle se trouvait dans une meilleure position financière qu’avant le début de la pandémie». Il faut tout de même le faire, non? Scotia, d’où vient le nouveau président de la Caisse de dépôt, Charles Émond!
  • Et ne voulant pas être en reste : «Les ristournes (dividendes aux membres (actionnaires) en hausse chez Desjardins» (Le Devoir, 25 février 2021). Bravo!

Une drôle en passant : «Pas de hausse de dividendes (période du COVID-19) pour les banques (que dit le surintendant bancaire du Canada)» (Le Devoir, 12 janvier 2021). Mais elles peuvent continuer à accroître à leur guise leurs profits milliardaires, à poursuivre leurs versements de gros dividendes et à siphonner des fonds publics sous forme de grosses subventions.

C’est toujours la même histoire

Une gigantesque crise financière a affecté le monde entier en 2007 et 2008, causée par la cupidité sans borne des banques et autres institutions financières et hop, selon Statistique Canada : «Les entreprises canadiennes sortent de la crise financière en pleine forme» (La Presse, 18 novembre 2009). En fait, selon Statistique Canada, «leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans». Pas grave si des États ont frôlé la faillite et qu’ils ont été obligé de couper et de taxer davantage la population, victime de la crise. Tout de même bizarre en terme démocratique, nos gouvernements occidentaux ont subventionné à coups de milliers de milliards de dollars les responsables de la crise financière et ont taxé les innocentes victimes qui, souvent, ont tout perdu, même leur régime de retraite. Ainsi va la démocratie capitaliste. Et idem en 2015 lors d’un ralentissement économique : «Les profits de la Banque TD et de la CIBC (comme toutes les autres d’ailleurs) augmentent en dépit (et même grâce à elle) de la conjoncture actuelle» (Le Devoir, 28 août 2018). Et comme c’est inscrit dans leurs structure et principes moraux élevés : «La CIBC relève (comme les autres) certains de ses taux hypothécaires. La banque suit le mouvement amorcé par la TD (et les autres) en décembre 2015 (Allô concurrence, elles augmentent toutes leurs taux en même temps. Oubliez la guerre des prix)» (Le Devoir, 13 janvier 2016).

L’industrie de la charité privée subventionnée

Vous le savez, les banques et autres compagnies, et nos riches mécènes et philanthropes, aiment bien se faire voir partout quand ils donnent à leurs «causes» et à leurs «œuvres» préférées.  Des dons subventionnés par l’État et les contribuables puisque déductibles grassement de leurs impôts sur le revenu. Et souvent des dons effectués par les entreprises qu’ils dirigent et pas du tout par eux individuellement comme c’est le cas pour nos banques canadiennes. Il faut, par dignité humaine et par respect pour nos frères et sœurs affligés par les malheurs et les contingences, mettre fin à cette dégradante charité privée financée par des fonds publics. Ah qu’ils aiment parler de leur générosité proverbiale, de se montrer à la télé et dans les journaux et se faire qualifier de philanthrope et de mécènes par leurs journalistes bien-aimés.

Le spectacle de la charité privée selon Jean Charest

Puis-je terminer, à cet effet, par ces belles paroles de Jésus-Christ, telles que rapportées dans l’Évangile selon saint Mathieu : «Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer… Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père qui voit dans le secret te le rendra». Bien dit mon ami Jésus de Nazareth.

Chine : propagande haineuse au Journal de Montréal

D’abord les faits : un record à inscrire au «Guinness Book»

Laissons faire l’introduction usuelle. Je vais exposer les faits et j’aimerais, chers amis, avoir votre opinion. Suis-je le seul à penser ainsi?

Le 1er mars 2021, dans le Journal de Montréal, Francis Halin, que je n’ose pas qualifier de journaliste, a publié dans la même et seule journée, pas un, pas deux, mais trois articles très négatifs qui frisent la calomnie gratuite, sur la Chine. Ça représente, à mes yeux, un record à inscrire dans le livre des records mondiaux du Guinness Book, non? Naturellement, il n’y a rien de bon qui se fait en Chine, tout est maléfique. Trois articles rédigés par la même personne et publiés dans la même journée, ça fait plus que suspect. Selon moi, c’est voulu afin de conditionner l’esprit des lecteurs et de les aliéner pour qu’ils en viennent à haïr la Chine et à croire dur comme fer qu’ils sont nos ennemis et qu’ils représentent un danger pour notre sécurité nationale et notre qualité de vie. Vraiment pitoyable comme couverture journalistique. Un reporter peut-il honnêtement et professionnellement rédiger trois articles en une seule journée, à moins que ce soit des textes mijotés et préparés à l’avance par des intermédiaires? Le journaliste n’a-t-il pas un minimum de recherche à faire? Les trois fameux articles de propagande anti-chinois publiés dans le Journal de Montréal le 1er mars furent les suivants :

  • «Huawei, une menace réelle et très sérieuse». Ça ce sont les dires du président de la compagnie québécoise Genetec qui, comme Quebecor, Videotron, Rogers et d’autres, ne veulent pas de concurrents chinois au Canada, qui viendraient s’attaquer à leur oligopole et qui feraient baisser les prix (comme Internet et le cellulaire) aux consommateurs. Il faut donc faire peur au monde et cultiver gratuitement la haine de l’autre;
  • «Trudeau joue avec le feu». Là Francis Halin, toujours dans la même journée du 1er mars 2021, a recueilli et a bu les paroles de l’ex-PDG de Blackberry, Jim Balsillie. Blackberry, un autre canard boiteux canadien qui a périclité, ne pouvant soutenir la concurrence internationale, entre autres celle du chinois Huawai. Je suppose que les Chinois ont encore une fois volé (c’est toujours l’accusation coutumière) les secrets technologiques de Blackberry? J’espère que non, parce que les «découvertes scientifiques» de notre fleuron canadien lui ont juste permis de régresser jusqu’à presque disparaître de la «map». Est-ce qu’il y a un peu de jalousie et d’amertume de la part de l’ex-président déchu de Blackberry?
  • «Des universitaires britanniques font l’objet d’une enquête». Rien de moins que 200 universitaires anglais qui auraient aidé, sans le savoir, le gouvernement chinois à concevoir des armes de destruction massive». Comme si les Chinois ne savaient pas comment faire ça. On accusait aussi faussement Sadam Hussein de fabriquer des armes de destruction massive. Cela a servi de prétexte pour les Anglais et les Américains afin d’envahir l’Irak et d’assassiner des millions de personnes, dont des milliers de bébés et d’enfants. Voilà où mène l’endoctrinement aveugle tel que pratiqué par certains médias d’information. Je vous le demande encore une fois : est-ce normal de rédiger trois textes anti-chinois dans la même journée et de les publier dans le Journal de Montréal, peu importe ce que vous pensez de la Chine? À propos de l’Irak, vous vous souvenez du vidéo tourné au Koweit montrant des bébés volés dans une pouponnière par des soldats irakiens? C’était un coup monté par les Américains de Bush, Cheney et Rumsfeld.

Loïc Tassé : un chroniqueur anti-chinois zélé

Est-ce encore normal pour un pseudo-journal d’«information» et un chroniqueur «expert» de rédiger et de publier sept textes anti-chinois, dont deux dans la même journée, du 18 au 30 avril 2020, soit seulement 13 jours? C’est ce qu’a fait Loïc Tassé, un vénérable et dévoué fantassin anti-chinois du Journal de Montréal, comme le sont les enragés Mario Dumont et Richard Martineau qui mangent du chinois. Voici le titre des sept articles rédigés en un temps record par le fameux chroniqueur Loïc Tassé, que vous pouvez lire si vous avez vraiment du temps à perdre :

  • «Chine : l’habitude de mentir» (18 avril 2020);
  • «L’OMS : un pion (comme Trump l’a dit également à propos de l’Organisation mondiale de la santé) de la Chine» (18 avril 2020);
  • «La menace mondiale que pose la Chine» (25 avril 2020);
  • «La désunion européenne. L’empire y étend son influence» (26 avril 2020);
  • «La crise de la COVID-19 érode le leadership du président chinois» (28 avril 2020);
  • «La Chine grande puissance financière» (29 avril 2020);
  • «Le projet démentiel (de la Chine) de route de la soie» (30 avril2020).

Encore une fois, je vous le demande. Que vous soyez pro-chinois ou contre, est-ce normal pour un média dit d’information, qui prône la démocratie et qui prêche la liberté d’expression, pour un journaliste (Francis Halin) et un chroniqueur (Loïc Tassé) de s’épancher aussi souvent et en peu de temps sur la Chine et toujours de façon très négative? Est-ce digne pour une entreprise d’information de se comporter ainsi? Respecte-t-elle ses lecteurs quant au droit d’avoir une information objective et sérieuse? C’est quoi l’agenda caché? Répond-on à une commande et de qui?

Québecor : la crainte viscérale des concurrents chinois

Un élément de réponse est, selon moi, qu’en se comportant ainsi, Québecor cherche, avant tout, à protéger ses propres intérêts et à tout faire pour éviter que des concurrents chinois œuvrant aussi dans le domaine des communications viennent s’installer au pays viennent briser l’actuel cartel composé de Vidéotron, Rogers, Telus et Bell et fassent baisser radicalement les prix shylockiens dans l’Internet, le cellulaire, etc. Cela réduirait sérieusement la rentabilité de Vidéotron et de ses consœurs. Qu’en pensez-vous?

Il n’y a pas de concurrence : ils le disent eux-mêmes

Nos gouvernements devraient inciter les compagnies chinoises technologiques à venir s’installer au pays au profit des consommateurs afin de faire baisser les prix. Mais tant le gouvernement canadien, à la remorque des États-Unis, que le gouvernement du Québec ne le feront pas, suite aux pressions de leurs centaines de lobbyistes et par crainte de se voir amputer leur financement politique.

Concurrence mon œil. Que pensez-vous de cet article publié dans La Presse du 20 décembre 2020, disant que : «Les deux grands rivaux (ça c’est en théorie) des télécommunications au Québec, Bell et Vidéotron, se sont entendus sur une même stratégie ce mois-ci. Ils ont annoncé l’abolition des limites de données Internet». Et il y a aussi cet article publié le 12 août 2010 dans lequel les dirigeants de Québecor eux-mêmes affirment que : «Quebecor. Pas de guerre de prix en vue avec Bell». Et cette dernière : «Iphone : de nouveaux fournisseurs, mais pas de guerre de prix» (Le Devoir, 21 octobre 2009). Oui la venue de concurrents chinois fait peur à Québecor et aux autres. Et pour éviter que cela arrive, il faut semer la peur des Chinois de n’importe quelle façon possible. Ils peuvent tolérer les restaurants chinois, mais pas plus.

Les corporations occidentales craignent la venue de la Chine

Ce n’est pas la démocratie que vos élus défendent face à la Russie et à la Chine, mais bel et bien l’hégémonie mondiale de leurs transnationales occidentales qui ont toujours pratiqué leur impérialisme partout dans le monde sans se faire déranger. Mais voilà maintenant la Chine et la Russie. On le voit avec le cas des vaccins russes et chinois qui osent s’attaquer à la suprématie mondiale des pharmaceutiques occidentales. La vraie raison de la crainte appréhendée de la Chine par nos ploutocrates et potentats occidentaux est beaucoup reliée à ceci, tel que souligné par les économistes du mouvement Desjardins : «La reprise rapide de l’économie chinoise en 2020 est exceptionnelle. Première touchée par la crise, la Chine a aussi été la première à se relever» (Le Devoir, 19 janvier 2021). Ils doivent avoir volé nos secrets.

Le PLQ, responsable du recul du français

https://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2014/201403/17/01-4748702-sondage-les-liberaux-passent-devant-les-pequistes.php

Mieux vaut parfois oublier : les politiciens misent sur ça

À chacun son style. Si plusieurs adorent leur tablette et leur cellulaire, moi j’aime bien fouiller dans mes vieux dossiers d’articles de journaux classés par thèmes, compagnies, partis politiques, pays, etc. Quitte à passer pour un fossile technologique, absolument rien et personne ne m’enlèveront le plaisir de lire un livre, une revue ou un journal sur du vrai papier et non sur un écran. Tout ça pour vous dire qu’il est vrai que la mémoire, heureusement que des fois, est une faculté qui oublie, parfois trop vite. En épluchant un de mes nombreux dossiers d’articles de journaux dévolus au parti libéral du Québec (PLQ), je me suis alors rendu compte que cette formation politique est véritablement et indéniablement le parti des anglos et des allophones, soit ceux qui envoient leurs enfants à l’école anglaise, qui parlent strictement l’anglais à la maison et qui, souvent, ne savent que balbutier quelques mots en français. Au Québec, un immigré peut travailler, étudier et vivre qu’en ne maîtrisant et qu’en ne parlant l’anglais. Ça c’est un fait. Dans aucun autre pays au monde une minorité linguistique est aussi bien traitée. Et cette minorité en veut toujours plus et s’est vivement opposée à des lois visant à protéger le français au Québec. Même que certains francophones aliénés et arriérés disent qu’il serait mieux si les huit millions de francophones consentaient sereinement à se laisser engloutir par les 350 millions d’anglophones qui l’entourent en Amérique du Nord. Il faut être, pour certains en tout cas, réaliste, pragmatique et, pour les libéraux du Québec, il faut être opportuniste. Un parti politique qui, depuis longtemps, subventionne à même des fonds publics notre assimilation linguistique. De toute façon, le français, qu’ossa donne alors que l’anglais en donne beaucoup.

Les jeunes libéraux pires que les vieux

Vraiment décourageant de relire et de se remémorer certains articles de journaux passés comme celui-ci du Devoir daté du 14 juin 2011 et intitulé : «Protection du français. La liberté individuelle (des immigrants et autres) doit primer, disent les jeunes libéraux». Pour les libéraux, les conservateurs et les républicains américains, la défense des sacro-saintes libertés individuelles a toujours primé sur l’intérêt collectif et le bien commun. Incroyable mais vrai de voir les jeunes libéraux s’opposer à légiférer pour protéger le français au nom de la pseudo-liberté individuelle de choisir sa langue d’usage au Québec (français ou anglais) même s’ils reconnaissent que la situation du français se dégrade à Montréal et au Québec. Pour l’ex-présidente des jeunes libéraux, Maripier Isabelle, pas besoin d’adopter des lois dites «coercitives» afin de sauvegarder notre langue français au Québec. Mais non, pour la dame, il suffit seulement, comme par enchantement et par magie, d’accroître l’attractivité et l’affirmation positive du français. Comment que vous me demandez? La jeune libérale Maripier Isabelle, qui a, selon moi, un bel avenir au sein des libéraux du Québec, a trouvé la solution vraiment géniale : donner beaucoup plus de cours d’anglais au secondaire et au cégep francophones afin de rehausser l’attractivité et l’affirmation positive de la langue française au Québec. Et elle a ajouté, le plus sérieusement du monde, que : «Imposer la langue française parce qu’elle est en danger, ce n’est pas une façon de s’assurer de son attractivité et de sa vitalité. La solution pour elle passe par la modernisation et la «flexibilisation» du régime pédagogique au secondaire et au collégial : «Il s’agit (selon la jeune bonze) de donner davantage de cours d’anglais au cégep et au secondaire de façon à ce que les étudiants francophones n’aient pas besoin de fréquenter le cégep anglais pour devenir parfaitement bilingues». Bon, moi je n’en peux plus car pour cette carriériste, protéger la langue française s’assimile à un «repli sur soi». Ayoye! Pour celles et ceux qui s’ennuient de ne pas pomper, je vous recommande de lire cet article. Vous allez voir, vous aussi vous allez haïr les libéraux du Québec qui ne doivent leur survie qu’à tous les comtés anglophones et allophones où ils ont fait élire en 2018 leurs «aficonados» des «inglesos».

Et Philippe Couillard qui en rajoute, comme d’habitude

Au débat de 2014, Philippe «le pédant érudit» a soutenu sans rire que «les employés d’une usine québécoise devraient parler couramment l’anglais au cas où un contremaître unilingue anglophone (et ça au Québec) s’adressait à eux». Allô Québec francophone et loi 101. Ça, c’est le comble de la servitude volontaire. Déjà en 2014, Couillard, qui se faisait une fierté de maîtriser aussi bien l’anglais que le français, avait proposé ceci afin de nous angliciser toujours plus et afin de retourner l’ascenseur aux électeurs anglophones et allophones : «Éducation. Couillard prône le bilinguisme (intégral) pour tous les enfants (surtout ceux de langue française). Le chef libéral veut relancer le programme d’anglais intensif en 6e année» (Le Devoir, 11 mai 2014). Philippe s’est alors engagé à «offrir à tous les enfants (francophones) du Québec la possibilité indispensable d’être bilingue».

C’est aussi Philippe qui, en 2016, a embauché un conseiller dont le mandat était «de s’assurer que les préoccupations des anglophones soient toujours reflétées correctement dans les décisions et les orientations du gouvernement du Québec» («Le parti des Anglais». Le Devoir, 16 novembre 2017). Plus asservi que ça, tu pètes au fraitte.

Philippe qui continue son cirque

Et Philippe qui continue, sans aucune gêne, à défendre son droit et son plaisir à s’exprimer uniquement en anglais ici et à l’étranger à titre de premier ministre du Québec. Il appelle ça le respect de la liberté individuelle. Ainsi, en 2014, lors d’une présentation faite à un colloque internationale en Islande, Couillard a trouvé ça correct et normal de prononcer son discours uniquement en anglais : «Couillard défend son usage exclusif de l’anglais» (Le devoir, 6 novembre 2014). Bah, tout le monde sait qu’au Québec on parle français qu’a dit bêtement Philippe pour défendre son geste honteux. Premièrement, cette affirmation gratuite est fausse et deuxièmement, même si cela était vrai, il n’y aurait aucune excuse valable.

Puis, en 2016, Philippe a récidivé, cette fois à Munich en Allemagne et, invité à le faire, Couillard rédige en anglais seulement quelques mots dans le livre d’or de la transnationale allemande Siemens : «Anglais dans un livre d’or : Couillard plaide l’automatisme» (Le Devoir, 16 juillet 2016). Et un autre bel élan d’humanisme initié et revendiqué par Philippe Couillard en 2018 : «Langue. On ne peut se permettre de perdre (en renforçant la loi 101 par exemple) des anglophones, dit Philippe Couillard» (Le Journal de Montréal, 20 février 2018). Décodé, ça veut dire qu’il faut privilégier davantage l’usage de l’anglais au Québec en enseignant intensivement l’anglais à partir du primaire, en subventionnant davantage les cégeps et les universités anglophones au Québec et en «allégeant» la législation visant à protéger et à renforcer l’usage du français au Québec, comme la loi 101.

Le boutte du boutte : création d’un Secrétariat afin de «protéger» les anglos du Québec

Absolument rien à l’épreuve de Charest, de Couillard et du PLQ quand vient le temps de protéger leur «steak» électoral anglophone et allophone qui permet, à chaque élection, d’assurer au PLQ environ une vingtaine de comtés «assurés». En 2017, le PLQ a, tenez-vous bien, créé le «Secrétariat aux relations avec les Québécois d’expression anglaise visant à s’assurer de l’impact sur les allophones et les anglophones de toute loi ou règlement promulgués». En somme, vérifier que les lois ne briment pas les droits et les privilèges sacrés, qui sont devenus au fil des ans des droits acquis des anglophones et des allophones, comme l’abolition des commissions scolaires et la taxation scolaire : «Les anglophones grands gagnants de la réforme de la taxe scolaire» (Le Journal de Montréal, 8 décembre 2017).

Créé en 2017 par Couillard, ledit Secrétariat aux relations (harmonieuses) avec les anglais du Québec (il faut tout de même le faire de voir l’utilité de créer un tel secrétariat) se voit, en 2018, octroyer, en plus des autres millions consentis à l’origine, et cela en pleine période d’austérité, un beau 25 millions de dollars additionnels en fonds publics, gracieuseté du PLQ («Main tendue aux anglophones». Le Devoir, 28 mars 2018). Comment un Québécois francophone le moindrement conscientisé et ayant une once de patriotisme et de fierté pour la langue peut-il quand même voter pour le parti libéral du Québec?