Les «fake news» du Devoir sur la Chine

Trois longs articles méchants dans la même journée : quand trop c’est comme pas assez

Ça continue le travail acharné de désinformation et de propagande continuel de nos médias à l’endroit de pays formant le nouvel axe du mal : Chine, Russie, Iran, Venezuela et autres. Et nos organes de presse n’y vont pas par quatre chemins, croyez-moi. Ainsi, le 6 mars 2021, quel ne fut pas mon étonnement de retrouver trois longs articles très négatifs publiés la même journée dans le très sérieux journal Le Devoir :

  • «Environnement. La Chine présente un plan évasif (contrairement, je suppose, au Canada et aux États-Unis qui eux ont un plan à la fois risible et hypocrite) pour réduire ses émissions de CO2 (Le Québec en a un mais pour les augmenter)»;
  • «Coronavirus. L’OMS promet de la transparence sur son enquête en Chine» (Pourquoi ne pas enquêter chez l’Oncle Sam?).

Et enfin, le dernier article, d’une pleine longue page qui, seulement par la lecture du titre, m’a fait sursauter : «Chine. Casser la société ouïgoure par le travail et le déplacement forcés. Un rapport (un rapport à la fois parlé et écrit) du chercheur Adrian Zeng sur une enquête d’universitaires chinois, montre le caractère coercitif du transfert de main d’œuvre des compagnies du Xinjiang vers les usines». Lisez ce texte et vous allez vite convenir avec moi qu’il constitue un vrai pamphlet de désinformation et de propagande. L’important est de cultiver la haine à tout prix et par tous les moyens de la Chine dite communiste.

Allô rigueur, professionnalisme et indépendance journalistique

Afin de tromper et d’aliéner les lecteurs et les auditeurs, les médias d’information occidentaux procèdent toujours de la même façon hypocrite. Par exemple, le lecteur qui voit dans le titre de l’article que l’on qualifie allègrement Adrian Zeng de «chercheur» se dit que ça doit être quelqu’un de sérieux et d’objectif qui connait son affaire. Il en est de même lorsque nos médias nous présentent leurs personnes interviewées avec soins qu’ils qualifient «d’experts» ou de «spécialistes». Bien souvent, il n’en est rien. Pour le «chercheur» Adrian Zeng, Le Devoir avait l’obligation de nous mentionner à quelle institution ou université le monsieur était rattaché. En fait, les termes «chercheur», «journaliste» et «enquêteur» sont flous et ne veulent rien dire. Tout le monde peut s’autoproclamer chercheur, journaliste et enquêteur dits indépendants. Mon cousin est journaliste car il écrit une fois par mois à sa mère pour lui demander de l’argent. Je cherche un numéro de téléphone dans le bottin et me voilà chercheur!

Mon neveu est aussi un chercheur

Mon neveu Ronald a fouillé pour moi sur Internet et a pu savoir que ledit «chercheur» a quitté, il y a une couple d’années, l’Allemagne, car il a dit qu’il craignait pour la sécurité de sa famille. La sécurité de sa famille en Allemagne, pas en Arabie saoudite! Il s’est alors «réfugié» (a-t-il demandé l’asile politique?) dans l’État du Minnesota aux États-Unis, où il se sent protégé, surtout qu’il a développé des liens étroits et lucratifs avec la CIA (Central Intelligence Agency). Déjà, ça ne fait pas sérieux. Au Devoir, les journalistes auraient dû faire un rapide travail de recherche sur Internet avant de publier un article qui accuse carrément la Chine de génocide et de crime contre l’humanité. À moins que…

Pas besoin d’aller en Chine, les médias suffisent au «chercheur»

Comme d’habitude, ledit «chercheur» n’est pas allé en Chine mais a : «pour son analyse, Adrian Zeng a basé ses conclusions sur de simples sources (ses sources à lui qu’il sélectionne et interprète à sa façon) chinoises accessibles en ligne», ce qui fait très scientifique. Il faut arrêter de rire du monde. Il s’appuie sur une enquête de trois supposés universitaires chinois (qu’il n’a jamais rencontrés) publiée en décembre 2019 sur le site Internet de l’Université de Nankai, qu’il a évidemment décortiquée à sa façon. Bien sûr, trois universitaires chinois qui ont supposément dénigré leur pays sur Internet. Si oui, sont-ils encore professeurs en Chine? Peut-être qu’ils sont rendus dans des camp de travail forcé avec les ouïgours?

La fondation Jamestown : loin de prêcher pour la paix

Pour vous tromper et pour vous mentir, le patronat, les politiciens et les médias occidentaux vont souvent citer comme sources très fiables et objectives les dires et les écrits de «fondation», «d’ONG-organisations non gouvernementales», «d’OSBL-organisations sans but lucratif» et autres. Une fondation ou une ONG, ça fait tellement humanitaire, charitable et démocratique, même si ces patentes ont été créées par des pays ou des milliardaires occidentaux, justement dans le but de maquiller les faits et pour faire avancer leurs propres causes. Le truc est vieux comme le monde mais encore pertinent et valable pour nos médias. Il se trouve que le rapport du chercheur «dépendant» Adrian Zeng, exilé aux States, a été publié, que nous dit textuellement l’article du Devoir, par la Fondation Jamestown. Afin d’en savoir un peu plus sur ladite fondation, j’ai encore demandé à mon neveu Ronald, «chercheur», d’aller vérifier sur Internet. Attachez bien votre tuque : la fondation Jamestown a été créé aux États-Unis (elle est basée à Washington) par la CIA et par ses prête-noms. Ses sujets d’intérêt sont la Chine, la Russie et le terrorisme international (mais pas celui pratiqué par les USA). Imaginez, le tout-en-guerre qui a milité farouchement pour l’invasion militaire de l’Irak et autres pays, Dick Cheney, ex-ministre influent de George W. Bush, a été administrateur de cette organisation «philanthropique» américaine qui se bat pour la démocratie et la liberté dans le monde.

De la complicité journalistique?

C’est grave que Le Devoir et d’autres fondent de graves accusations contre la Chine sur des affaires et des rapports publiés dans de telles fondations et émanant de tels chercheurs. Il me semble encore une fois que les journalistes «professionnels» du Devoir auraient dû prendre quelques minutes pour vérifier la nature exacte de la fondation Jamestown. Un incroyable travail de journalisme pitoyable et biaisé. Cela n’a aucun sens de semer ainsi la haine de nos sœurs et frères chinois, irakiens, cubains, iraniens, etc. de la sorte.

Une immigrée chinoise vivant en Turquie

C’est tellement pathétique qu’il faut quand même en rire. Le long article du Devoir commence, comme pièce de résistance, par les dires d’une transfuge chinoise exilée et vivant à Istanbul en Turquie qui décrit «objectivement» les souffrances terribles subies par sa grande sœur ouïgoure en Chine. Dans mon jeune temps, nos médias parlaient plutôt du travail forcé de certains russes en Sibérie. Oui, les Rohingyas musulmans de Birmanie (Myanmar), au nombre de 900 000, ont eux été assassinés, violés et chassés de leur propre pays et vivent depuis trois ans dans des camps insalubres au Bengladesh (ils ont tout perdu), mais c’est moins grave et moins cruel que ce que les Chinois font supposément comme persécution aux ouïgours musulmans chinois.

La Chine c’est 1,5 milliards d’individus. Je dis bravo au «chercheur» Adrian Zeng, affilié à la CIA, qui a réussi à dénicher, tout à fait par hasard, une Chinoise vivant en Turquie qui assurément nous a dit la vérité, rien que la vérité, sur les atrocités subies par les ouïgours musulmans chinois. Trêve de plaisanterie, j’espère qu’au Devoir on a un peu honte. Le minimum de la décence fait qu’ils devraient s’excuser.

Un article provenant du quotidien français Libération

Le long article anti-chinois paru le 6 mars 2021 dans Le Devoir provient du quotidien français Libération, propriété du multimilliardaire français Patrick Drahi qui affectionne les paradis fiscaux (Guernesey, Luxembourg, Suisse, où il vit d’ailleurs) et qui détient de gros intérêts économiques en Europe et ailleurs dans le domaine des communications (câblodistribution, cellulaire, Internet, etc.). Comme l’oligopole canadien formé de Vidéotron-Bell-Rogers-Telus, monsieur Drahi ne veut absolument pas voir débarquer en Europe des concurrents chinois qui feraient baisser les prix et qui contrecarreraient la bonne entendre prévalant depuis toujours entre les «collègues» canadiens et européens. Puis-je demander aux dirigeants du Devoir (je suis sûr qu’ils vont s’empresser de me répondre) ce qui les a motivé et incité à reproduire un article de Libération et pourquoi celui-ci? Aussitôt que je reçois une réponse du Devoir, je vous la communique.

J’accuse Le Devoir

Oui, j’accuse Le Devoir d’être, comme les autres médias, au service de la classe dominante du 1% composé de leurs propriétaires et de leurs publicitaires et de manquer à leur devoir de nous informer objectivement de façon indépendante. Outils de désinformation et de propagande qu’ils sont au lieu d’être des sources d’information et de conscientisation. À agir de la sorte, nos médias favorisent et alimentent la création de groupes complotistes. Puis-je inviter mes amis du Devoir à lire l’ouvrage du français Maxime Vivas intitulé : «Ouïgours. Pour en finir avec les fake news». Un autre conseil : laissez faire les nouvelles internationales politiques pour plutôt vous concentrer sur les nouvelles royales, comme cet article publié le 8 mars 2021 sur le duc et la duchesse de Sussex : «Confessions royales». Un beau créneau pour vous.

Le nationalisme économique étriqué de Desjardins et cie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Caisses_Desjardins

Pour contrer notre dépossession tranquille : ne comptons que sur bous et agissons

Au début des années 1970’s, la CSN a rédigé et publié un excellent document intitulé : «Ne comptons que sur nos propres moyens». Tant aux niveaux de nos services sociaux, nos instruments collectifs, nos ressources naturelles, nos politiques fiscales et nos fleurons économiques québécois, nous devons, pour les préserver et pour les améliorer, compter que sur nos propres moyens en tant que peuple. Mais, pour cela, il faut se conscientiser, rester alertes, refuser de se faire embobiner et s’affranchir des menaces émanant du patronat, des milliardaires et de leurs médias de désinformation, leurs élus embrigadés, leurs experts et universitaires commandités, etc. Il faut faire face à la fronde coutumière des dominants et de leur cavalerie si vous osez vous opposer et même critiquer leurs politiques qui privilégient tout le temps le gratin et qui font exploser les criantes inégalités économiques, comme leurs traités de libre-échange; leurs privatisations de sociétés d’État et de services publics comme la santé et l’éducation; leurs baisses d’impôts sur le revenu qui bénéficient aux riches; leurs hausses de taxes à la consommation qui pénalisent la classe moyenne; leurs pseuso-partenariat public-privé, etc. Mais quel phénoménal succès de création de richesse et de partage que fut la privatisation de Canadair avec ses avions à succès (le Challenger et l’avion citerne) à Bombardier; de Télésat et de Téléglobe à Bell et consœurs; d’Air Canada et le CN pour le plus grand bien des régions qui ne sont plus desservies; de la pharmaceutique à propriété collective de l’Institut Armand-Frappier, etc. Des privatisations qui ont accru encore davantage notre dépossession collective au profit d’affairistes véreux.

Le rôle de Desjardins, de la Caisse et de vos élus dans la vente de Provigo à l’ontarienne Loblaw

Provigo fut une merveilleuse réussite d’entrepreneurs québécois (Denault, Couvrette, Provost et Lamontagne) qui, hélas, a été vendue en 1998 à l’ontarienne Loblaw pour 1,6 milliards$ : «Loblaw avale Provigo» (Le Devoir, 1er novembre 1998). Pensant bien faire, ces entrepreneurs québécois qui avaient bâti ce fleuron à partir de rien, ont fait appel à la Caisse de dépôt, au Mouvement Desjardins et à d’autres afin de financer leur expansion. Mal leur en pris, car ces nouveaux actionnaires guidés par la spéculation et le gain rapide se sont arrangés pour vendre ce joyau québécois au détriment des fournisseurs et des agriculteurs du Québec, du maintien de son siège social pour la province et de l’achat local.

À la Caisse de dépôt, comme au Fonds FTQ, oui les dirigeants privilégient le gain rapide à court terme car cela les enrichit, eux qui sont rémunérés en fonction des profits réalisés (bonus, primes, promotion, etc.). La Caisse de dépôt et placement du Québec, supposément un instrument collectif, a, comme toujours, chaleureusement applaudi la vente de Provigo à Loblaw et s’est empressée de lui céder son gros bloc d’actions : «Provigo : Loblaw a le feu vert. La Caisse de dépôt cède son bloc à une offre majorée» (La Presse, 1er décembre 1998). Et tant pis pour l’achat local. Une vraie honte. Le gouvernement aurait dû s’objecter et dire non à la vente de Provigo à Loblaw, Mais non, l’ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau était d’accord avec ce délestage et avait même niaiseusement suggéré que : «La Caisse de dépôt achète des actions de Loblaw» (Le Devoir, 3 novembre 1998). Ah oui, il y a eu la réaction joyeuse et effervescente de notre banque Desjardins «nationaliste», qui elle aussi est guidée avant tout par le gain rapide plutôt que le bien commun. «C’est un bon deal dit l’analyste Christiane Dufour de Valeurs mobilières Desjardins» (Le Journal de Montréal, 31 octobre 1998). Un bon deal pour qui?

Idem pour la vente de l’Institut Armand Frappier à l’anglaise Shire

Qui étaient les principaux actionnaires de la réussite pharmaceutique d’envergure internationale de propriété collective soit l’Institut Armand Frappier-Biochem Pharma lors de sa vente en 2000 à l’anglaise Shire pour 5,9 milliards$? Sans surprise, il y avait encore une fois la Caisse de dépôt (7,5% des actions) et le Fonds de solidarité de la FTQ (5% des actions) qui se sont dépêchés de dire oui à cette transaction afin, encore une fois, d’empocher des centaines de millions de dollars en profits. Et au diable le nationalisme économique et le «Maître chez nous». Et quant à la banque Desjardins : «Carl Martel, analyste chez Desjardins Valeurs mobilières, parle d’une «belle transaction» (Le Journal de Montréal, 12 décembre 2000). Une belle transaction pour qui?

Desjardins a toujours été favorable à la vente d’entreprises québécoises à des étrangers.

J’espère que vous comprenez maintenant pourquoi il ne faut pas se fier à la Caisse de dépôt, à Desjardins, au Fonds FTQ, à nos élus, au patronat, aux experts pour redevenir véritablement maîtres et propriétaires chez nous plutôt que locataires et quémandeurs.

Idem pour la vente de la Bourse de Montréal à celle de Toronto en 2007

«Toronto s’offre la Bourse de Montréal pour 1,3 milliards$» (Le Journal de Montréal, 11 décembre 2007). Comme d’habitude, la Caisse de dépôt et Desjardins étaient d’importants actionnaires de la Bouse de Montréal qui se sont hâtés de vendre en privilégiant encore une fois leur seul profit à court terme et en évacuant les considération à long terme pour la souveraineté économique du Québec et de l’enrichissement des Québécois : «La Caisse de dépôt donne son accord mais réclame plus de garanties (qui n’ont pas été tenues)» (Le Journal de Montréal, 13 février 2008). Et encore les ex-premiers ministres péquistes qui se montraient favorables et enthousiastes à cette vente : «Bernard Landry n’y voit rien de mal» et «Un oui conditionnel de Parizeau» (Le Journal de Montréal, 11 décembre 2007 et 19 février 2008). Être colonisés, c’est systématique et structurel chez certains.

Les principes moraux de la banque Desjardins

Naturellement, Desjardins, comme toujours, a applaudi à cette transaction. Mais en plus, Desjardins a agi comme consultant et conseiller (rémunéré bien évidemment) de la Bourse de Toronto à titre «d’expert» lors de son acquisition de la Bourse de Montréal : «Desjardins a-t-elle privilégié ses propres intérêts» (Le Journal de Montréal, 18 janvier 2008). Ben oui que Desjardins a privilégié ses propres intérêts à celui de l’ensemble des Québécois.

La Caisse, Desjardins, le Fonds FTQ et la vente de CAMSO à Michelin

En 2018, la transnationale québécoise CAMSO (chenilles pour motoneige et engins agricoles) est vendue pour 2 milliards de dollars à la française Michelin. Et qui étaient les principaux actionnaires de CAMSO, qui ont accepté rapidement l’offre de Michelin dans la joie? Oui, la Caisse de dépôt (36%), le Fonds de solidarité de la FTQ (24%) et Desjardins Capital régional et coopératif (5%). Le Québec, une vraie république de bananes avec ses oligarques locaux privés et publics, pour qui l’enrichissement de quelques-uns a toujours primé sur l’enrichissement collectif. Et la population qui accepte tout ça sans rien dire comme des moutons qui s’en vont, gaiement et sans le réaliser, à l’abattoir. Parfois je me demande s’il n’est pas vrai que l’on soit né pour un petit pain et que l’on aime ça. Et comme dans les autres bradages, nos élus ont vite fait de donner leur accord, comme Couillard du PLQ : «C’est très intéressant cette vente. Ce n’est pas à nous (contrairement à ce qui se fait ailleurs) de dire aux entreprises privées (et à leurs riches détenteurs d’actions) quoi faire» et comme aussi le caquiste François Bonnardel : «Cette transaction (vente de CAMSO) semble à première vue profitable» Le Journal de Montréal, 19 janvier 2021). Mais pour qui?

Et l’agro-alimentaire Culinar vendue

Et ça continue. Desjardins était un important actionnaire des agro-alimentaires québécoises Aliments Carrière et Culinar, qu’ils ont vendu à des étrangers afin d’enrichir leurs sociétaires et actionnaires, comme ils l’ont fait pour Sico Rona et d’autres dans lesquelles ils étaient actionnaires. Réaction du parti québécois pseudo-souverainiste lors de la vente en 2000 de Culinar : «Culinar à des Américains, no problem? Bernard Landry ne s’émeut guère de la vente de l’entreprise beauceronne» (Le Devoir, 8 juillet 1999). Simplement en observant ces quelques transactions, on se rend compte que loin de vivre en démocratie où c’est le peuple qui mène, on doit malheureusement constater que ce sont les richards qui dirigent dans les faits au Québec avec ses commis usuels. Le bien commun et la propriété ce nos entreprises : qu’ossa donne?

Santé privée versus publique : la préférence du patronat et des riches

Ce que le patronat devient réalité

Quelle merveilleuse chance que vous avez de vivre libre dans un pays démocratique où l’on vous permet de manifester, mais pacifiquement, après avoir obtenu votre permis. Pensons aux nombreux traités de libre-échange négociés en catimini sans consulter la population, mais en présence de représentants patronaux, de leurs élus et de leurs experts. Une fois signés, le peuple a toujours été mis devant le fait accompli, après lui avoir promis plein de bonnes choses qui ne se sont jamais produites. Mentionnons aussi les nombreuses baisses d’impôt sur le revenu consenties aux compagnies depuis les cinquante dernière années. Par exemple, en 1980, le taux d’impôt légal des compagnies était, uniquement au fédéral, de 36%, puis il est passé à 28% en 2000, à 21% en 2005 et à 15% en 2012. Pourtant, les gens étaient contre ces baisses d’impôts, qui n’ont fait qu’enrichir les entreprises et leurs actionnaires et priver le Trésor fédéral d’au moins 42 milliards$ par année, sachant que chaque baisse d’impôt d’un point de pourcentage  résulte à environ 2 milliards$ de moins chaque année en recettes fiscales au niveau fédéral (36%-15%=21 points x 2M$=42G$).

Comment améliorer la santé publique selon les faiseux

Prenons aussi l’exemple de l’institution de la santé privée au pays dans les années 1990. Suite aux nombreuses coupes draconiennes et criminelles ordonnées par les péquistes et les libéraux pendant plusieurs années, il était alors tout à fait normal que notre système de santé publique se porte très mal aux environs de 1990. Les élus, ne répondant pas à l’appel du patronat et des nantis, ont vargé dans la santé publique même si elle représentait la priorité numéro un de la population. En démocratie hypercapistaliste, l’important est de satisfaire les besoins de l’élite économique qui finance les politiciens, les experts, les universitaires, les ONG, les organismes de recherche, etc., et qui détient les médias d’informations,  comme les compagnies Bell, Power, Québecor, Cogeco, Rogers et cie. C’est ainsi que nos médias sous le couvert de la rigueur, du professionnalisme et de l’indépendance postulés (même s’ils appartiennent à des milliardaires comme Bezos, Bloomberg, etc.) deviennent dans les vrais faits réels des instruments de désinformation et de propagande.

Il fallait que nos médias, leurs chroniqueurs et éditorialistes  soient, au début des années 1990, très culottés et très biaisés pour rédiger de centaines de textes faisant la promotion  et l’éloge de la privatisation de notre système de santé publique, comme l’ont fait le patronat et les riches. On vous a accroire malhonnêtement que le privé (privé, mais financé à au moins 50% par des fonds publics puisque c’est déductible d’impôt) allait désengorger le système de santé publique. Comme pour les écoles privées, le gratin irait se faire soigner ou éduquer dans le privé et le système public d’éducation et de santé serait strictement «réservé» au monde ordinaire. Vous comprenez maintenant pourquoi tous les services publics iront toujours mal et seront toujours sous-financés car les richards et le patronat ne les utilisant pas. Ils en ont que pour le privé, mais le privé financé par des fonds publics.

C’est comme le principe de la saucisse Hygrade

Le subterfuge est vieux comme le monde. Plus on élague et qu’on émonde la santé, les écoles et les garderies publiques, moins il y a évidemment de services comme c’est le cas au Québec avec les pires urgences en Occident, le plus d’écoles et de cliniques privées, et où l’on attend le plus pour avoir le doit à un médecin de famille. C’est tout à fait voulu par nos gouvernements et nos riches et célèbres. Ainsi on pousse les gens, même de classe moyenne, à se diriger vers les écoles et les cliniques privées, en raison de la déficience des services publics. Voilà pourquoi que c’est au Québec, plus qu’ailleurs au Canada, que l’on compte le plus d’écoles et de cliniques privées. C’est un cercle vicieux.

On commence par vous remplir avec des commissions paquetées

Nos élus de service adoptent toujours le même comportement pour faire adopter des politiques qui privilégient la minorité possédante, au détriment de la majorité, comme les mesures libérales d’austérité, le virage ambulatoire des péquiste, les baisses d’impôts, etc.

On commence alors par mettre en place des Commissions et des Comités paquetés à l’os par des affairistes et par leurs experts commandités, préférablement des universitaires afin de donner un semblant de vernis scientifique à leurs patentes, comme celles faisant la promotion des baisses d’impôts; de la privatisation des services publics et de nos sociétés d’État de propriété collective; des coupures dans les «trop» nombreux programmes sociaux et de la modernisation de l’État en le ratatinant. On l’a vu en 2015, lorsque les libéraux ont mis sur pied deux grosses Commissions gouvernementales, dont une sur la «révision» des services à offrir à la population et l’autre sur la fiscalité, les deux commissions étant bien évidemment investies par des experts du patronat et par leurs alliés indéfectibles composés d’élus et d’universitaires. Ces deux Commissions dont les libéraux et les journalistes connaissaient à l’avance les conclusions et les recommandations à venir, ont servi de prétexte et de justification au gouvernement libéral dirigé alors par Philippe Couillard pour rentrer dans la gorge des gens ses politiques d’austérité avec les résultats désastreux que l’on connait. Des mesures de «rigueur» criminelles que je vous dis.

La «joke» des commissions de Charest en santé

Pour rire et même pour mépriser le mode, les libéraux de Charest et de Couillard sont durs à battre. Comme le patronat et son gouvernement libéral dirigé alors par le lobbyiste Jean Charest, tiennent à couper généreusement dans la santé publique et à faire la promotion du privé, ils poussent l’insulte jusqu’à demander en 2005 au banquier de la Banque de Montréal, Jacques Ménard (qui a toujours pris pour la défense des médecins, des pharmaceutiques et de la santé privée) de présider un comité sur comment assurer la pérennité du système de santé publique et sur comment sortir de l’impasse. Ai-je besoin de vous dire ce qu’ont été les recommandations «courageuse» du banquier Ménard?

Puis, en 2007, le gouvernement Charest revient à la charge avec cette fois-ci, Claude Castonguay, celui qui a passé le gros de sa carrière professionnelle sans les domaines bancaire et d’assurance, que nos médias présentent faussement comme le père de l’assurance-maladie au Québec et qui a toujours milité pour le privé : «Castonguay présidera un groupe de travail. Il devra trouver une solution (?) au financement du système de santé. Vers une plus grande ouverture du privé (et une hausse de la TVQ)x (Le Devoir, 12 février 2008). C’est vraiment original, courageux et visionnaire, comme si on ne savait pas à l’avance ce qu’allait pondre sieur Castonguay. Il recommandait aussi :  «Castonguay invitera l’État à renoncer à la gestion des hôpitaux» (La Presse, 14 février 2008). Comme l’éthique SNC-Lavalin fait déjà le ménage et l’entretien de tous les immeubles fédéraux (beau cadeau de Harper valant des milliers de dollars chaque année), qu’elle va gérer le service du REM (beau cadeau de la Caisse de dépôt), on pourrait aussi confier la gestion de nos hôpitaux à notre «fleuron» en ingénierie. D’accord, faire le ménage, gérer le service de transport du REM et administrer des hôpitaux, ça fait tellement «service d’ingénierie» mais l’important est d’aider nos «joyaux» corporatifs privés, et surtout branchés au biberon de l’État. Une idée comme ça, pourquoi ne pas confier la gestion de nos écoles et de nos garderies à SNC-Lavalin?

Le PLQ et le patronat ont tellement apprécié les recommandations audacieuses, modernes et novatrices de Claude Castonguay que : «Couillard confie un autre mandat à Castonguay» (Le Devoir, 12 mars 2008). Oh qu’en 2008 j’ai réagi avec joie à l’annonce de cette nomination de cet ex-banquier à la tête d’un chantier libéral instauré pour mieux réingénier l’État. Pour moi, Claude Castonguay et l’autre banquier Jacques Ménard étaient des arrivistes qui ont toujours fait la promotion du moins d’État, moins d’impôt, moins de services publics, moins de règlements, etc., mais malgré tout, nos médias privés démocratiques les aimaient beaucoup.

Le temps passe tellement vite que je n’ai pas eu le temps de vous parler de ce qui vient après les doléances du patronat, les commissions et les comité paquetés du gouvernent : vient ensuite le travail assidu de la désinformation et de la propagande médiatique avec au front leurs gros canons éditorialistes et chroniqueurs qui vont venir pondre des textes vraiment pathétiques tout en jouant au gros. Vraiment détestable. Je vais y revenir dans un prochain texte, après avoir fouillé mes vieux dossiers d’articles.

Trois sénateurs prônant moins d’État appuient Éric Duhaime

https://ericduhaime.quebec/

Éric Duhaime comme chef du Parti conservateur du Québec

En 2018, lors des élections provinciales, le parti conservateur du Québec, alors dirigé par Adrien Pouliot, a obtenu un gros 1,46% des voix. C’est ce qu’on appelle un parti pour le moins marginal. Mais sentant la bonne affaire pour se faire voir davantage et de faire parler de lui, Éric Duhaime a annoncé en novembre 2020 qu’il briguera la chefferie du PCQ aux élections qui auront lieu le 17 avril 2021.

Déjà il a atteint son objectif de faire parler de lui, pas par n’importe qui, mais par rien de moins que Radio-Canada (une belle façon d’utiliser nos fonds publics) et par Le Devoir : «Éric Duhaime visera la chefferie du Parti conservateur du Québec (PCQ)» et «Éric Duhaime retourne dans l’arène politique. L’animateur de radio de droite aspire à diriger le Parti conservateur du Québec» (Radio-Canada, 21 novembre 2020 et Le Devoir, 23 novembre 2020). N’a-t-on pas mieux à servir comme information pertinente aux auditeurs et aux lecteurs que ce fait divers? Éric Duhaime a été partie prenante des premiers balbutiements de l’Action démocratie du Québec (ADQ) de Mario Dumont, un parti politique de la droite radicale et a même été candidat de l’ADQ aux élections 2007. On l’a échappé belle, il a été sèchement battu.

Trois sénateurs appuient fermement Éric Duhaime

Le 18 février 2021, Le Devoir a récidivé et a publié un très long article intitulé : «Parti conservateur du Québec. Trois sénateurs fédéraux (comme s’il en avait au provincial) derrière Éric Duhaime. Sa campagne à la chefferie du PCQ dirigée par la sénatrice Josée Verner suscite des réactions partagées (on les comprend) dans la famille conservatrice fédérale». Les deux autres sénateurs sont Pierre-Hugues Boisvenus et Léo Housakos.

Josée Verner, dans toute son innocence coutumière, a dit vouloir aider Éric Duhaime «pour faire renaître l’esprit de l’ADQ» et s’est dite «favorable à la réduction de l’État». Quant au sénateur Léo Housakos, un autre ancien de l’ADQ, il a dit appuyer Éric Duhaime afin qu’il apporte «un vent de changement». Josée Verner a aussi mentionné apprécier «la sincérité et les valeurs de monsieur Duhaime». À croire ces trois mousquetaires, les Québécois vont avoir le privilège ultime de pouvoir voter en 2022 pour celui qui va nous sauver des socialistes, des syndicalistes et des écologistes.

La cohérence n’est pas le point fort de madame Verner

C’est le comble de l’ironie et de la démagogie. La sénatrice Josée Verner veut, c’est son mantra depuis toujours, moins d’État. C’est tellement original comme discours. C’est quasiment surréaliste d’entendre ces inepties. Quelqu’un le moindrement cohérent qui milite pour une réduction musclée de la taille de l’État suggérerait en tout premier lieu l’abolition du Sénat qui coûte des millions de dollars chaque année aux contribuables canadiens. Des sénateurs parfaitement inutiles grâce à des nominations politiques comme l’a fait Stephen Harper pour ces trois parasites. Il faut le faire de voir et d’entendre une sénatrice nous dire sans rire qu’elle milite pour un État allégé et aminci alors qu’elle-même vit grassement au crochet de l’État.

Josée Verner dirigera la campagne d’Éric Duhaime

Si madame Verner était en plus le moindrement honnête (je sais que j’en demande beaucoup), elle prendrait un congé sans solde à titre de sénatrice afin de diriger la campagne électorale d’Éric Duhaime pour la direction du PCQ. Sinon c’est la population qui paiera la course à la chefferie du PCQ car Josée Verner est généreusement payée avec en plus un gros compte de dépenses par des fonds publics. Mieux, elle et ses deux autres acolytes devraient démissionner en bloc du Sénat afin de se porter candidat du Parti conservateur du Québec aux élections provinciales de 20221. Voilà un grand service qu’ils rendraient à la population.

Des suggestions de candidats possibles pour Éric

Comme j’ai toujours été bon pour mon prochain, je voudrais suggérer quelques  candidats vedette possibles à Éric Duhaime pour représenter les couleurs du PCQ aux élections de 2022. Je voudrais suggérer à Éric Duhaime de penser, en plus des trois vénérables sénateurs, à approcher et à solliciter, à titre de candidats, des personnes renommées et reconnues pour leur contribution honorifique au développement du Québec comme l’ex-ministre libérale, très portée sur l’éthique, Nathalie Normandeau; l’ex-gouverneure générale du Canada Julie Payette, qui pourrait voir à ce que l’ordre et la discipline règnent au parti; à Gertrude Bourdon qui se voit toujours ministre de la santé au Québec mais qui qui a perdu toutes ses élections à titre de candidate de «prestiqe» du PLQ; à André Arthur, ex-député fédéral et ex-animateur de radio et de télévision qui deviendrait la «voix» du PCQ; à l’ancien des Nordiques Marcel Aubut, celui qui aime beaucoup les femmes; et, pourquoi pas, Maxime Bernier, du Parti populaire du Canada? Johanne Marcotte, fondatrice du Réseau liberté? Jacques Brassard et Josep Facal? Michaelle Jean? Et surtout Mario Dumont?

Oui, Mario Dumont, comme candidat au PCQ

Peut-être qu’Éric Duhaime ne réussira pas à attirer Mario Dumont, même s’ils ne connaissent très bien, à se présenter sous la bannière du PCQ étant donné les centaines de milliers de dollars qu’il gagne cha     que année à titre d’animateur et de chroniqueur très vedette à Tva, LCN, au Journal de Montréal, etc. Mais Éric pourrait à tout le moins demander à Mario d’agir comme conseiller du PCQ comme Lucien Bouchard l’avait fait pour notre Mario national et pour l’ADQ?

En plus de pouvoir tirer avantage sur le plan médiatique de l’arrivée de Mario Dumont, cela permettrait au Parti conservateur du Québec de passer pour un parti politique de la droit radicale, oui, mais modérée, en lieu et place d’un parti politique de la droite radicale enragée comme l’était l’ADQ et comme l’est Mario Dumont, même sous ses airs teintés d’hypocrisie. Même qu’Éric Duhaime pourrait, pour la galerie, dire qu’il rejette telle ou telle recommandation formulée par Mario Dumont, la considérant beaucoup trop à droite.

Ainsi certains naïfs pourraient dire qu’en fin de compte le PCQ et Éric Duhaime ne sont pas si à droite qu’on le dit, mais plutôt une gang de pragmatiques et de réalistes de centre-droit ou presque.

Ben oui, Mario Dumont est un radicale de droite

Vous pensez que j’exagère en taxant Mario Dumont de radical enragé de droite? Alors lisez les quelques politiques que le petit Mario voulait mettre de l’avant lorsqu’il était chef de l’Action démocratique du Québec :        

  • «Santé publique : payer pour éviter les listes d’attente» (Le Devoir, 2 octobre 2002);
  • «Mario Dumont veut débarrasser le Québec des garderies publiques. Il veut en finir avec la modèle socialiste péquiste» (La Presse, 22 novembre 1998 et 18 mars 2003).  
  • «L’ADQ de Dumont introduira les bons d’éducation (que Bush Jr. a rejetées, trouvant ça trop à droite) sitôt ré-élue» (Le Devoir, 22 janvier 2003);
  • «Limiter l’aide sociale à quatre ans» (La Presse, 18 novembre 2007);
  • «L’ADQ de Dumont absente du débat sur la pauvreté» (La Presse, 2 octobre 2002);
  • «Dumont dit qu’il ne laissera pas les syndicats mener le Québec (comme s’ils menaient vraiment)» (Le Devoir, 1er octobre 2007);
  • «L’environnement ne doit pas être un frein aux grands projets» (Le Devoir, 1er octobre 2007).

Si ça ce n’est pas de la droite radicale…

Transport en commun : La Caisse mène à Montréal et la CAQ à Québec

https://www.ledevoir.com/societe/transports-urbanisme/551044/les-stations-et-voitures-du-rem-sauront-affronter-l-hiver-quebecois-promet-cdpq-infra

Intérêts politiques au lieu de l’intérêt général

Tout le monde sait que les partis politiques priorisent leurs propres intérêts politiques à l’intérêt général et au bien commun. Ainsi, ils vont toujours privilégier les régions, les comtés, les quartiers et les villes qui votent du bon bord. Les péquistes, les libéraux et les caquistes de François Legault aiment les banlieues car elles font élire beaucoup de leurs députés. Cette démarche se vérifie dans les faits au niveau du transport en commun. La CAQ aime le troisième lien à Québec parce qu’il dessert bien les banlieues caquistes et affectionne moins le tramway de la ville de Québec qui néglige selon eux «leurs» banlieues : «Troisième lien. L’Idée de François Legault» (Le Devoir, 29 novembre 2018). La CAQ aime le 3e lien même si cela provoque : «Incrédulité et scepticisme chez des ex-ministres des Transports (et chez beaucoup d’autres)» (Le Journal de Montréal, 25 août 2019). Idem pour la nouvelle ligne rose du métro à Montréal qui aurait desservi des comtés péquistes et solidaires et aucun caquiste : «Non à la ligne rose de Valérie Plante : une question de choix (choix politique s’entend) selon Legault» (Le Journal de Montréal, 26 mai 2018). Les caquistes disent non au projet alors que les libéraux avaient dit oui : «La ligne rose (du métro) de Montréal devient une priorité à Québec (PLQ)» (Le Journal de Montréal, 20 février 2018). Compte tenu qui fait figure de nain et de parent pauvre comparé à d’autres villes, même moins populeuse, dans le monde, c’est à l’agrandissement du métro que la CAQ aurait dû donner priorité et non au REM qu’elle aime parce que c’est ce qui avantage les banlieues caquistes. Tant au niveau économique que social, l’avantage va au métro de Montréal et non au REM «aérien» au milieu de la ville. C’est tout de même surréaliste de parler d’un REM aérien en plein centre-ville et qualifier ça de bien commun desservant l’intérêt général. Misère que ça ne vole pas haut au Québec. J’irais même jusqu’à dire que ça vole bas.

Legault prend le contrôle à Québec mais laisse agir à sa guise la Caisse à Montréal

Il est tellement triste et décevant de devoir répéter que le transport en commun est un service public qui relève de l’autorité des politiciens élus et non de quelques dirigeants non élus de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) qui jouent à l’expert. Ce n’est pas du tout à eux de dicter leur volonté et leurs préférences en matière de services publics et surtout à les imposer. À Montréal, le gouvernement caquiste, en bon hypocrite qu’il est, se soustrait à ses responsabilités premières en préférant laisser les ti-counes de la Caisse de dépôt agir en toute impunité et sans aucune consultation ou débat public afin de nous imposer leurs fantasmes et leurs diktats quant à la réalisation du REM. À Québec, François Legault a refusé net, fret, sec toute augmentation des coûts du tramway (3,3 milliards$) demandée par le maire élu Régis Labeaume parce que François n’aime guère ce mode de transport. La CAQ préfère les gros chars et les motoneiges qu’il a autorisé à se promener allègrement dans nos parcs publics au nom du développement économique régional. À Montréal, la Caisse a réussi à convaincre facilement Legault de faire passer les budgets de la première mouture du Réseau express métropolitain (REM) de 5,5 milliards$ à 7,5 milliards$, soit une hausse de 36%. Et dire que la construction n’est pas terminée, pardon, le chef d’œuvre qui va attirer des millions de touristes à Montréal.

Legault, à la fois démagogue et opportuniste

«Legault prend les commandes du tramway de Québec qui est mis en tutelle. Le gouvernement Legault élaborera son propre tracé et présentera ensuite (pour la forme seulement) son plan au maire Labeaume (qui sera alors placé devant le fait accompli)» (Le Devoir, 9 février 2021). Devant les multiples oppositions et les nombreuses critiques énoncées à l’endroit du REM qui nous a été imposé tel quel par quelques petits boss de la Caisse de dépôt, pourquoi alors le gouvernement caquiste ne reprend-t-il pas immédiatement le contrôle de la première phase du REM et de la deuxième envisagée à Montréal, comme il l’a fait à Québec pour le tramway, même si ce projet de transport en commun était piloté par le maire élu de Québec et non par des smattes de la Caisse de dépôt ou du privé?

Les critiques fusent de toutes parts

Même si pour les architectes privés des réputées firmes québécoises Daoust Lestage Lizotte Stecker et STGM le contrat du REM était très payant, ils ont malgré tout cru bon de se désister car selon eux, le projet du REM surélevé au beau milieu de Montréal dans ses quartiers d’affaires et résidentiels densément peuplés est tellement laid et affreux qu’ils craignent pour leur réputation et leur professionnalisme, ce qui leur ferait éventuellement perdre de futurs contrats et leur renommée internationale : «Des architectes du REM quittent le navire. Ils jugeaient inacceptables les structures aériennes au centre-ville de Montréal» (Le Journal de Montréal, 23 février 2021).

Je vous invite à lire aussi les textes suivants rédigés par l’ex-chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, «Les vendeurs du REM» Le Devoir, 20 février 2021); par Michel C. Auger de Radio-Canada, «Analyse. Le REM est une drogue dure (22 février 2021) et aussi par Loïc Tassé du Journal de Montréal, «La catastrophe du REM aérien» (23 février 2021).

L’hypocrisie du gouvernement caquiste

Sans présenter aucune étude sérieuse, les petits cadres de la Caisse de dépôt ont affirmé sans rire qu’il fallait absolument construire en aérien car l’avenue souterraine serait impossible à cause du sol, du métro déjà existant, du réseau d’égout âgé, du risque de voir des édifices et résidences s’effondrer, bla, bla bla. Et nos ministres caquistes qui se satisfont bêtement de ces excuses plates, parce que ça fait leur affaire, et qu’ils nous demandent d’accepter comme des vérités : «Le REM de l’Est en souterrain jugé risqué (par les cadres de la Caisse)?» (Le Devoir, 20 février 2021). J’espère juste que ces prétextes ridicules ne sortiront pas du Québec car on va faire rire de nous autres, avec raison, dans le monde entier. Juste le fait de nous larguer de telles inepties devraient susciter un certain doute raisonnable et justifié chez les ministres caquistes quant à la véritable compétence des soi-disants experts de la Caisse de dépôt et devraient leur servir de justification afin de reprendre rapidement le REM en main.

À faire pleurer d’entendre parler le ministre des Transports

Mais non, contrairement au Tramway de Québec reprit en main par le gouvernement caquiste, celui-ci, par pur intérêt électoraliste, préfère laisser l’entière responsabilité et la totale liberté aux «spécialistes» de la Caisse de dépôt, malgré les nombreux impairs et critiques.

Le ministre caquiste des Transports, François Bonnardel, a, à cet effet, émis des remarques tellement déshonorantes et pitoyables afin de justifier l’appui inconditionnel de la CAQ aux «experts» non-élus de la Caisse de dépôt : «François Bonnardel a assuré que la Caisse de dépôt avait étudié tous les scénarios possibles pour l’aménagement du REM de l’Est (cette tâche revient au gouvernement ou aux organismes de transport public et non à la Caisse). Avec sa collègue responsable de la Métropole Chantal Rouleau  (peut-elle dire autre chose que Legault et Bonnardel?), Bonnardel dit avoir abondamment questionné CDPQ Infra. Je pense (Bonnardel) qu’on peut faire confiance aux experts de la Caisse qui elle mettra les meilleurs spécialistes au monde pour d’assurer qu’on aura le plus beau des projets» (Le Devoir, 23 février 2021). Tellement pathétique et naïf comme arguments servis par notre ministre caquiste des Transports qui fait entièrement confiance aux non-élus de la Caisse mais pas au maire élu de Québec.

Pandémie : la preuve qu’il faut se libérer de la rapace pharmaceutique

Les transnationales pharmaceutiques occidentales mènent le monde

La pandémie nous permet de constater jusqu’à quel point le Canada et le Québec n’ont aucune véritable indépendance, autonomie et souveraineté tant économique et politique. Allô pays libre! Voilà ce qui arrive quand on élit des politiciens, genre préposés aux commandes du patronat et des riches. Ils ont privatisé, pour faire plaisir et enrichir certains, sans aucun débat public, pour des pinottes, Télésat, Téléglobe, Air Canada, le CN, Pétro-Canada, etc. Et voilà que ces mêmes élus s’aperçoivent maintenant qu’ils n’ont plus aucun pouvoir sur les vols aériens et les trains en régions que le CN et Air Canada, devenus des monopoles privés, ne veulent plus desservir parce que ce n’est pas assez payant, à moins de les subventionner allègrement. La privatisation de Téléglobe et de Télésat a amené la formation de l’oligopole privé Bell-Rogers-Telus-Vidéotron, qui font la pluie et le beau temps avec leurs tarifs stratosphériques. Ah oui, eux aussi rechignent à aller en régions.

Rappel sur l’Institut Armand Frappier de l’Université du Québec

Au Québec, on avait l’Institut Armand Frappier, rattaché à l’Université du Québec, qui fabriquait et vendait des vaccins partout dans le monde. Un succès pharmaceutique collectif mondial grandiose. Mais le parti libéral du Québec, répondant comme toujours à l’appel des lobbyistes, entre autres le ripoux Francesco Bellini, et du patronat, a privatisé ce bien commun qui a été vendu en 2000 à l’anglaise Shire pour 5,9 milliards de dollars : «IAF Biochem Pharma passe sous le contrôle de la britannique Shire» (Le Journal de Montréal, 12 décembre 2000). Malgré les promesses d’usage, Shire, en 2003, a tout fermé au Québec. Il ne reste absolument plus rien : «Shire ferme le labo de IAF Biochem à Laval» (La Presse, 1er août 2003). En ce temps de pandémie, grâce à l’Institut Armand Frappier, on aurait pu fabriquer nous-mêmes les vaccins et entreprendre des recherches sur le virus comme l’a fait Cuba, un pays pourtant moins riche financièrement que nous (mais plus riche en services publics) : «Cuba espère produire 100 millions de doses de son vaccin anti-covid en 2021» (Le Journal de Montréal, 20 janvier 2021).

Ah oui, pour renforcer encore plus le pouvoir des compagnies et du patronat et accroître les inégalités économiques, nos élus, encore une fois en vase très clos, ont signé des traités de libre-échange, ont autorisé les achats et regroupements d’entreprises déjà immenses, ont facilité l’explosion des paradis fiscaux, ont déréglementé les lois du travail et environnementales, ont décloisonné le secteur bancaire, ont baissé généreusement les impôts des sociétés et des nantis tout en augmentant leurs milliards de dollars en subventions, en leur accordant des tarifs d’électricité bonbons, etc. Ah qu’il fait bon vivre libre dans un pays démocratique où tous peuvent jouir de l’égalité des chances face aux services et aux biens publics.

Politiciens à genoux devant Pfizer et Moderna

Vraiment humiliant de voir les grosses pharmaceutiques occidentales étrangères, comme Pfizer et Moderna, dire à nos élus du Canada et du Québec : «Prenez un numéro et attendez même si vous avez payé le très gros prix». Le Québec et le Canada sont tellement colonisés et soumis qu’ils se sont refusés de faire affaire avec les pharmaceutiques chinoises et russes comme l’ont fait l’Allemagne, la Serbie, le Brésil, l’Égypte, l’Argentine, etc. afin d’obtenir enfin des vaccins à des prix inférieurs. Et Pfizer, qui fait son chantage usuel en réclamant des exonérations d’impôt et le droit de détourner des profits dans les paradis fiscaux sinon pas de vaccin.

L’humiliation érigé en système structurel

Ça fait que l’on peut lire des titres d’articles humiliants qui nous montrent la nécessité de prendre courageusement les moyens voulus pour s’affranchir de la dictature des puissants et mercantilistes pharmaceutiques :

  • «Ottawa (PLC) acquiesce à la demande de Pfizer de compter six doses par flacon (au lieu de cinq afin de faire résonner la caisse enregistreuse)» (Le Devoir, 10 février 2021);
  • «La pression ne cesse de s’accentuer sur le gouvernement fédéral (PLC), après que Pfizer et Moderna ont reporté à plus d’une reprise leurs livraisons de vaccins (ce sont les boss même si cela relève de la santé publique. Ils ont fait la même chose avec les médicaments pour le sida)» (Le Devoir, 6 février 2021);
  • «États-Unis. Aucune dose ne sera exportée avant que chaque Américain y ait accès. Signature d’un décret symbolique de nationalisme vaccinal» (Le Devoir, 9 décembre 2020).

Nommer un employé à titre d’officier en chef des valeurs corporatives

La solution pour une professeure universitaire commanditée, Lea Katsanis : «Les pharmaceutiques pourraient se doter d’un gardien des valeurs employé par la pharmaceutique» (Le Devoir, 30 mars 2016). De la vraie complaisance du journal Le Devoir d’avoir mis en page frontispice ce publi-reportage que l’on nous a présenté comme un article de fond. Allô rigueur et indépendance journalistiques.

Les pharmaceutiques les plus subventionnées sont au Québec

Oui, le Québec affranchi et asservi a toujours inondé de subventions les grosses pharmaceutiques (toutes étrangères car le Canada n’en compte aucune contrairement à la Suisse, à Israël, à Cuba, à la Suède, etc.) afin de les supplier d’ouvrir un petit laboratoire et une petite usine au Québec et leur a permis de charger plus cher qu’ailleurs au Canada le prix de leurs médicaments : «Les Québécois paient 30% trop cher (gracieuseté de la complicité de nos élus)» (Le Journal de Montréal, 9 avril 2014). Au diable la hausse des coûts de notre système de santé public. Le PQ et le PLQ ont toujours trouvé des endroits et des services où couper abondamment, à part dans le salaire des médecins, bien évidemment. Et si le gouvernement refuse de payer : «Médicaments : les ruptures de stock se multiplient».

Silence, on ferme la shop

Même subventionnées, les pharmaceutiques cupides ont fermé tous leurs laboratoires au Québec au fil des ans : AstraZeneca et Bristol Myers en 2007; Johnson & Johnson en 2010, GlxoSmithKline et Sanofi-Aventis en 2012 et Merck en 2010 : «Merck ferme son laboratoire montréalais» et «Merck au Canada. De la recherche… sans laboratoire» (Le Devoir, 9 juillet et La Presse, 10 novembre 2010).

Siphonner encore plus avec l’aide de vos élus

Le titre de l’article de La Presse du 10 novembre 2010 était : «Merck au Canada. De la recherche… sans laboratoire». Ce qui est encore plus lucratif pour ces pharmaceutiques milliardaires que d’avoir un laboratoire, est de faire exécuter leurs recherches dans des centres de recherche universitaires financés par des fonds publics tout en y injectant quelques dollars et hop, le tour est joué. Même les recherches publiques sont subventionnées par des fonds publics. Mais s’il y a une découverte, elle appartiendra à la pharmaceutique privée qui la fera brevetée, qui la commercialisera et la vendra au gros prix. N’est-ce pas formidable? Et nos élus innocents trouvent ça bon, même si cela nous enlise toujours plus dans les entrailles des grosses pharmaceutiques et nous rend toujours plus dépendants et moins souverains. Les pharmaceutiques vont aussi se payer des professeurs, heureux de l’être, en créant des Chaires de recherche universitaires. Oh que les professeurs sont heureux d’être titulaires de ces Chaires, sorte de partenariat public-privé dans lequel le public assume le gros des coûts et le privé encaisse les profits tout en s’appropriant les découvertes.

Il faut se défaire de la mainmise pharmaceutique

«Les pharmaceutiques boudent le Canada (et le Québec). Les fabricants ont refusé de produire le vaccin ici (comme d’ailleurs tout autre médicament breveté)» (Le Journal de Montréal, 5 février 2021). Ah ben, ce n’est pas compliqué du tout d’amener les pharmaceutiques étrangères à s’installer au Québec même sans subvention. Le lumineux et tonitruant ministre caquiste de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a trouvé l’idée de génie que personne au monde n’avait imaginée avant lui : «Québec (Fitzgibbon et la CAQ) veut attirer les pharmaceutiques avec nos données personnelles de la RAMQ» (Le Devoir, 21 août 2020). À la fois ignorant et innocent. Fitz a même été jusqu’à dire : «Fournir vos données personnelles aux pharmaceutiques, c’est «winner»» (Le Journal de Montréal, 20 août 2020).

Impuissance des gouvernements face à la mafia pharmaceutique

En 2016, la ministre libérale fédérale de la santé se pavane et exige : «Philpott veut des médicaments plus abordables» (Le Devoir, 22 janvier 2016). Puis en 2019 : «Ottawa (PLC) se donne les moyens pour abaisser le prix des médicaments brevetés» (Radio-Canada, 9 août 2019). Impact des nouvelles mesures supposément musclées : «Le coût des nouveaux médicaments explose».

Il faut créer Pharma-Québec

Titre de l’article du Devoir du 14 septembre 2013 : «Doit-on se doter d’un secteur pharmaceutique public?». Oui, et ça urge afin d’assurer notre souveraineté pharmaceutique et de réduire substantiellement les coûts de notre système de santé public. Pour être enfin libre face à la tyrannie pharmaceutique. 

Les États-Unis ont la liberté et le devoir de tuer

Mettons ça au clair tout de suite : «God save America»

Oui, tirons ça au clair immédiatement afin qu’il n’y ait pas de quiproquo. Et par la même occasion, entendons-nous pour affirmer le droit inaliénable des USA de tuer qui que ce soit, et où que ce soit, pour le bien de l’humanité. Pourquoi en est-il ainsi que vous me demandez? Pour la simple et bonne raison que Dieu est du côté des Américains et des riches. C’est le sénateur républicain et ex-candidat à la présidence des States qui l’a dit : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent (en ayant carte blanche pour y parvenir) le monde» (La Presse, 8 octobre 2011). Et bonne nouvelle pour les loyalistes de l’Oncle Sam, le nouveau président démocrate Joe Biden sera fidèle à la volonté de Dieu : «Biden et son équipe de sécurité nationale (c’est-à-dire l’armée) entendent «mener» le monde» (Radio-Canada, 24 novembre 2020). En termes d’hégémonie et d’impérialisme, les démocrates, de façon plus hypocrite, et les républicains, c’est du pareil au même. Bravo, car ce sont les Américains qui, encore une fois, vont nous sauver tous en tenant au loin, militairement et économiquement, les Russes, les Chinois, les Iraniens et même ces irréductibles communistes cubains. Il faut remercier l’Oncle Sam de veiller sur nous.

Dieu veut que vous soyez pauvre

Autre chose qu’il vous faudra réaliser si vous êtes de bonne «foi» et pas jaloux. La richesse stratosphérique du 1% est tout simplement un phénomène naturel. Une loi naturelle voulue par Dieu qui va toutefois s’assurer que la richesse des riches ruisselle et dégouline un peu sur les prolos et les queux : «Dieu veut que vous soyez riche». Excellent et très instructif article rédigé par mon ami Richard Johnson, journaliste retraité du Journal de Montréal et publié le 30 mai 2005. Et remarquez que depuis 2005 Dieu s’est arrangé pour que les riches soient encore plus riches, même en pleine période de pandémie. Et par simple déduction cartésienne, si Dieu a voulu que vous soyez riches, disons qu’il a aussi voulu, par ricochet, que d’autres soient pauvres. Alors la plèbe doit accepter sans rechigner sa situation de misérable si elle ne veut pas désobéir à la volonté de Dieu. Voilà pourquoi Dieu est capitaliste et qu’il ne peut blairer les communistes qui veulent s’en prendre sans vergogne aux riches en promulguant des politiques athées qui viendront «artificiellement» réduire les écarts de richesse entre le 1% et le 99% et qui veulent assurer l’égalité des chances à tous. Si on fait ça, on va malheureusement éliminer la charité privée et les populaires guignolées annuelles des médias, celle du bon docteur Julien et aussi les majestueux bals de la pauvreté organisés par nos riches philanthropes et débonnaires. Le capitalisme a ses lois naturelles, pas le socialisme. Oui la charité privée est un geste naturel afin que la richesse des riches suinte sur les prolos et qui doit être massivement déductible d’impôts. Il ne faut tout de même pas ambitionner sur le mécénat des richards.

Permis de tuer partout

Le permis de tuer partout qui que ce soit revient bien évidemment seulement aux Américains et à leurs amis sincères comme Israël et l’Arabie saoudite. Vous voulez un exemple probant et concret? Le 3 janvier 2020, en Irak occupé et contrôlé par les States, Donald Trump a ordonné de tuer le général iranien Qassem Soleimani : «Irak. Un puissant général iranien tué par les Américains» (Le Journal de Montréal, 3 janvier 2020). Pour ce meurtre ignoble exécuté en Irak (on se moque ainsi de la souveraineté de ce pays), les autres pays occidentaux n’ont émis aucun commentaire négatif envers leur allié yankee (encore moins son valet le Canada) et n’ont promulgué aucune sanction ou embargo. Si ça avait été les Russes ou les Chinois qui avaient effectué ce meurtre gratuit et crapuleux, alors les sanctions auraient déferlé sur eux et nos médias locaux et internationaux, comme aussi nos amis chroniqueurs Martineau et Tassé au Journal de Montréal, et François Brosseau au Devoir, se seraient joyeusement défoulé sur ces pays socialistes pestiférés.

De quoi se mêle l’ONU?

Ah non, pas encore l’Organisation des nations unies (ONU) qui vient s’en prendre à la main visible de Dieu et de son envoyé américain en qualifiant «illégal» l’assassinat par les Yankees de l’iranien Qassem Soleimani en Irak : «Iran. Washington fustige un rapport (réprobateur et malveillant) de l’ONU» (Le Devoir, 9 juin 2020). De toute façon, les States en ont rien à cirer de l’ONU, de la Cour pénale internationale (dont ils ne sont pas membres), de la justice internationale et même de ses alliés occidentaux très et trop soumis.

Trump est un digne représentant de Dieu

En 2007, en Irak, afin de s’amuser un peu, quatre mercenaires américains de la firme Blackwater tuent comme ça, pour passer le temps et se changer les idées, 17 civils irakiens en plein cœur de la capitale Bagdad. Avant de porter un jugement sévère sur ses quatre «patriotes» yankees, sachez qu’ils n’ont pas tué des civils européens mais seulement des «arabes». Et voilà que des juges dingues aux States condamnent ces quatre criminels à de lourdes peines de prison. Envoyer ces pieux loyalistes de l’État américain, pour si peu dans les faits, est tellement injuste et cruel.

Voilà le preux chevalier de Dieu, quoiqu’en dise le pape François (un autre socialiste), Donald Trump est venu corriger cette grave injustice. Au mois de décembre 2020, il a gracié ces quatre héros américains : «Trump gracie 15 individus (tous des criminels) impliqués dans deux scandales (dont celui des 4 croisés yankees)» (Le Journal de Montréal, 23 décembre 2020). Mitt Romney l’a dit, de même que Sarah Palin, une autre illuminée : «Dieu a créé les États-Unis pour qu’ils dominent (et gèrent) le monde». Donc, tout ce que font les States, est accompli au nom de Dieu.

Les amis des states ont sa bénédiction

Il est bien évident que les amis des States, surtout Israël, peuvent aussi tuer n’importe qui, n’importe où, comme assassiner en toute liberté et souvent des Palestiniens qui refusent de céder leur territoire aux Juifs. Les États-Unis et les Israéliens n’aiment pas l’Iran, qui refuse de se soumettre au monde façonné par ces impérialistes. Ben tant pis pour eux, les services secrets israéliens ont été en Iran tuer un haut responsable et dirigeant iranien assassiné» (Le Devoir, 28 novembre 2020). Peu de couverture de cet événement de la part de nos médias corrompus. On en aurait eu plus si ce crime immonde avait été commis par d’autres comme les…

Ah oui, j’oubliais, il y a l’humaniste dictateur et propriétaire de l’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane qui, en 2018, a fait assassiner en Turquie, un saoudien perturbateur et récalcitrant : «Turquie. Le prince héritier saoudien est derrière le meurtre de Khashogi selon la CIA» (Le Devoir, 17 novembre 2018). Et pour l’ONU : «Un meurtre planifié et perpétré par des représentants de l’État saoudien» (Le Journal de Montréal, 7 février 2019). ONU, CIA mon œil qu’a dit Donald : «Le prince saoudien ne savait rien, relaie Trump» (Le Devoir, 17 octobre 2019). Meurtre ignoble ou pas, c’est «business as usual» et le Canada, les États-Unis et l’Europe continuent de vendre des armes à leur allié de l’Arabie saoudite. Et pas question de juste penser à imposer des sanctions et des embargos à notre ami. On les réserve pour d’autres. Pas question de contrarier un allié pour si peu encore une fois.

La Cour pénale internationale : c’est non

Depuis sa venue en 2002, les États-Unis se sont opposés à sa création et n’ont jamais été membre de la Cour pénale internationale car ils veulent tuer en toute liberté sans accorder aucun droit de regard à personne. Et encore moins de permettre à quiconque de juger et d’imposer des peines de prison, s’il y a lieu, à des Américains qui se sont adonnés à de la torture et qui ont commis des meurtres : «Les États-Unis déterminés à rester à l’abri de la CPI» (La Presse, 6 juin 2003). Seul Dieu a droit de poser un jugement sur les gestes américains, pas les hommes, surtout ceux qui ne sont pas Américains : «Washington attaque la Cour pénale internationale. Ce tribunal est inefficace, irresponsable et carrément dangereux disent les États-Unis, qui ont toujours refusé d’y adhérer» (Le Devoir, 11 septembre 2018).

Pourquoi les services publics ne seront jamais meilleurs?

https://scfp.ca/privatisation

Ça fait plus de cinquante ans que nos élus parlent et parlent encore d’améliorer les services publics, entre autres la santé et l’éducation. Ils promettent un meilleur système de santé et d’éducation, pas en investissant davantage mais plutôt en coupant généreusement. Ils disent, comme le patronat, que l’on peut faire beaucoup mieux avec moins. Alors ils sabrent allègrement en affirmant que cela n’affectera aucunement les services rendus à la population ordinaire. Les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et de Bernard Landry et les libéraux de Philippe Couillard se sont amusés gaiement à varger dans nos services publics, tout en privatisant certains et à en tarifiant d’autres. Faites une brève revue de presse des cinquante dernières années et vous allez constater que les problèmes qui persistent tout le temps sont toujours les mêmes. Problèmes que l’on pourrait régler s’il y avait un minimum de volonté politique. Mais nos élus, genre représentants de commerce, en ont que très peu pour investir dans nos programmes sociaux. Ils en ont toutefois plus pour baisser les impôts des compagnies et des riches, subventionner davantage le privé, financer les écoles et la santé «privées», privatiser, sous-traiter, déréglementer, polluer, négocier des traités de libre-échange qui donnent plus de liberté et de pouvoir aux compagnies et moins aux États, et qui mettent tous les travailleurs et tous les pays de la terre en compétition pour le plus petit commun dénominateur. On le constate actuellement avec la pandémie où l’on assiste au chantage coutumier des Pfizer et Moderna. Il faut créer un Pharma Québec détenu par la population.

Prenons le cas de la santé publique

Nos élus n’aiment pas les services publics. Il est effrayant d’entendre des ministres traiter notre système de santé publique de «monstrueux» : «Raymond Bachand. Dompter le monstre de la santé. Seule une réforme du système (comme couper encore) permettra d’atteindre l’équilibre budgétaire (c’est-à-dire le déficit zéro) qu’a dit l’ex-ministre libéral (l’important c’est d’équilibrer le budget quitte à faire souffrir et mourir du monde ordinaire» (La Presse, 26 mai 2014). La même année, en 2014, François Legault en rajoutait en s’exclamant : «Le monstre doit être rendu plus efficace. François Legault promet de s’attaquer à la bureaucratie du système de santé» (Le Devoir, 14 mars 2014). S’attaquer à la pseudo-bureaucratie dans le sens de réduire les services à la population plutôt que de s’attaquer courageusement à la cause véritable de l’augmentation des dépenses en santé, soit le salaire des médecins et le prix des médicaments. Pendant que nos élus vargeaient dans les services de la population, la rémunération des docteurs et le prix des médicaments ont continué à exploser. S’attaquer à la racine du problème est impensable à nos politiciens qui sont en service politique et qui veulent plus tard «mériter» une belle grosse job dans le privé, comme l’ont fait les Bouchard, Chevrette, Gignac, Charest, Mulroney, Harper, Bachand, Coiteux, etc.

Agir de la sorte est tout simplement criminel

Nos élus sont prêts à tout afin de répondre à l’appel de la minorité extraordinaire : couper dans un premier temps, puis réduire les services, privatiser ensuite et tarifer ce qui reste. Il faut être culotté, et Gaétan Barrette l’était, pour venir nous dire ceci : «Des coupes agressives pour garantir la survie du système de santé, dit Barrette» (Le Devoir, 26 juin 2014). Tout à fait incroyable d’entendre un ministre nous dire que ce n’est pas en investissant que l’on va améliorer les services publics mais en coupant. Et au nom de l’ordre du jour fixé par le patronat et les potentats, il faut couper afin d’assurer le peu de services qui restent. Vraiment surréaliste d’entendre de telles inepties et surtout de les accepter.

Et après avoir coupé dans les services en santé publique, il faut en faire davantage avant de passer à la phase finale de la privatisation. Il faut réduire le nombre de services offerts à la population comme l’a fait le PLQ et le matamore Barrette : «un débat sur le panier de services s’impose, dit Gaétan Barrette» (Le Devoir, 13 novembre 2015). Baisses d’impôts à répétition des richards et des compagnies riment évidemment et naturellement avec moins de services publics. Ça ne prend pas une lumière pour comprendre ça.

Idem pour le parti québécois

Mesures d’austérité pour les libéraux afin d’atteindre le déficit zéro et virage ambulatoire pour le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard et de son ministre de la santé d’alors, Jean Rochon, afin de répondre, selon eux, aux préoccupations des firmes de cotation ou de notation, telles Standard and Poors et Moody’s. Pour le PQ aussi c’était le principe de faire plus avec moins. De vrais illusionnistes et mystificateurs : «17 000 postes en moins et un réseau de la santé plus efficace. Selon le bilan (très particulier) du ministre Rochon, le virage ambulatoire aura été rentable (rentable pour qui?)» (La Presse, 26 février 1997). «Rentable» dans quel sens? Et le premier ministre péquiste du temps, nul autre que Lucien Bouchard, de s’exclamer, tout heureux : «Bouchard estime que Jean Rochon (santé) doit finir son œuvre (c’est-à-dire de continuer à couper» (Le Journal de Montréal, 26 août 1998).

Et comme le PLQ l’a suggéré et l’a fait, le PQ l’imite : «Québec (PQ) songe à désassurer certains services en santé» (La Presse, 6 février 2001). Même que la châtelaine Pauline Marois et l’érudit Bernard Landry avaient poussé la note un peu plus afin d’alléger l’ampleur des services publics et de favoriser la privatisation : «Le régime d’assurance-médicaments pourrait être abandonné» (La Presse, 9 novembre 2001).

Ça fait que ça empire

Tant pour l’éducation que la santé publique, à force d’effectuer des virages dits ambulatoires et d’appliquer des mesures dites d’austérité et de rigueur, ça fait que les mêmes problèmes reviennent à chaque année tout en s’amplifiant sans que nos élus lèvent le bout du petit doigt afin d’améliorer le tout. En fait, ils font le contraire.

Il me semble que c’est toujours les mêmes nouvelles décourageantes qui reviennent chaque année depuis environ cinquante ans, comme celles-ci :

  • «Santé Québec. Parmi les pires urgences en Occident (même si c’est le Québec qui a le plus de santé privée au pays et un des plus importants en Occident)» (Le Journal de Montréal, 3 juin 2016);
  • «Tannés (après 24 heures d’attente, quel impatience!), 1000 patients quittent l’urgence sans soins chaque jour» (Le Journal de Montréal, 6 mai 2016);
  • «C’est au Québec qu’on attend le plus pour voir un médecin (seulement 541 jours d’attente et un minuscule 419 jours si c’est urgent)» (Le Journal de Montréal, 11 septembre 2020 et La Presse, 28 juin 2011);
  • Enfin mes deux dernières, pour juste rire de bon cœur : «864 jours d’attente pour un médecin de famille» (Le Journal de Montréal, 11 septembre 2020) et «Québec (la CAQ) veut garantir l’accès à un médecin de famille eu moins de 36 heures» (Le Devoir, 12 septembre 2020). On te croit, menteur.

Des services publics déficients à tout jamais

Oui, le système de santé, d’éducation et de garderies public sera toujours sous-financé et déficient pour la simple et bonne raison que le patronat et le gratin n’en veulent pas de services publics car ils ne les utilisent pas. Ils préfèrent leurs services privés qui n’ont de privé que le nom, étant massivement subventionnés : «Des programmes sociaux trop généreux, selon le patronat» et «Dépenses publiques. Le Conseil du patronat espère que Québec ne deviendra pas un bar ouvert» (Le Devoir, 17 février 2014 et 22 décembre 2008). D’ailleurs, avez-vous déjà entendu un plaidoyer de leur part prônant de meilleurs services publics largement financés? Non, jamais. Ils parlent plutôt de la nécessité, pour leur avantage à eux seuls, de privatiser la santé, les garderies, les écoles, tout en étant comme le REM dernièrement majoritairement subventionné par des fonds publics. En santé publique, on va toujours couper et continuer à réduire les services à la population sans jamais avoir le courage de s’attaquer au cœur du problème : le salaire des toubibs et le prix des médicaments qui eux vont continuer à exploser. Alors vous allez voir dans les 10, 20 et 20 ans, on va encore parler des mêmes problèmes qui affligent nos services publics.

La valeur humaine d’Irakiens assassinés selon Le Devoir

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/procedure-de-destitution-de-donald-trump/etats-unis-l-article-a-lire-pour-tout-comprendre-au-deuxieme-proces-en-destitution-de-donald-trump_4280705.html

Grosse nouvelle publiée par Le Devoir

Un très gros article publié le 2 décembre 2020 par Le Devoir, sous le titre suivant, a piqué ma curiosité : «États-Unis. Trump accorde un pardon à Paul Manafort (ancien directeur de sa campagne présidentielle) et au père de son gendre (Charles Krushner, reconnu coupable d’évasion fiscale et de dons de campagne illégaux. Juste ça!) Ces grâces soulignent (entre autres de bien d’autres choses) la détermination du président américain à utiliser le pouvoir de son poste (pour le temps qu’il lui restait) pour venir en aide à ses associés (des criminels reconnus comme tels par la justice américaine)».

Dans l’article du Devoir, on parle beaucoup de Manafort et Kushner et de d’autres crapules graciées par la sécurité nationale, la fripouille Michael Flynn et la racaille George Papadopoulos, un de ses nombreux conseillers. Jusque-là, pas trop de problème.  

À la toute fin, quelques mots seulement sur les 17 Irakiens tués

Là où j’ai eu un sérieux problème avec la teneur de l’article du Devoir, c’est le fait qu’à la toute fin, on ait consacré que quelques mots sur ces autres graciés : le président a également gracié… d’anciens mercenaires (quatre pour être plus précis) pour les meurtres (absolument gratuits) de civils (17 exactement) en Irak (à Bagdad)».

Totalement indécent pour Le Devoir de traiter si brièvement du pardon accordé à quatre ex-mercenaires employés par la firme privée américaine Blackwater (embauchée à gros prix par George W. Bush junior) qui ont tué en 2007, juste pour le plaisir de la chose, 17 civiles irakiens. Des tueurs professionnels que certains appellent de façon vertueuse des «gardes de sécurité». Aie, le pardon accordé à ces quatre assassins, qui ont tué 17 civiles innocents, est en soit un autre geste criminel posé par Donald Trump. Après, faites-moi rire avec vos beaux discours sur l’État de droit prévalant supposément dans nos sociétés démocratiques. Des juges que l’on sait biaisés puisque nommés par des politiciens au pouvoir et non par la population.

Bah, après tout, ce ne sont que des Arabes

Il me semble que c’est tellement évident : Le Devoir aurait dû consacrer l’essentiel de son long reportage aux quatre criminels graciés par l’odieux Donald Trump. Eh, oh, même si vous êtes un farouche partisan du blondinet teinturé Donald Trump, avec son ridicule toupet crêpé, vous allez admettre avec moi que le geste posé par ce dernier est à la fois ignoble et monstrueux. Vous allez aussi être d’accord avec moi que le texte du Devoir fait abstraction intégrale de jugement sérieux que l’on se doit de questionner. Après tout, ces 4 criminels n’ont tué que 17 arables irakiens : s’ils avaient assassiné 17 américains ou européens, ça aurait été difficile comme couverture.

 Le Devoir préfère parler du pseudo-révolutionnaire russe Navalny

Bon, Le Devoir en a mangé une. Eux-mêmes vont l’admettre. Au Devoir, on est plus vigilant et plus enclin à joyeusement parler de long en large, depuis plusieurs mois, de Navalny, cet opposant russe (qui possède 3 ONG financées par des locaux et par des étrangers) que le gouvernement russe a supposément essayé d’empoisonner. Ce «révolutionnaire démocratique», selon la presse occidentale subjective, a été, dit-on, soigné en Allemagne et pète maintenant le feu. Tellement qu’il est revenu en Russie.

Trouver le héros pro-occidental à couvrir parmi 145 millions d’habitants

La Russie, c’est environ 145 millions d’habitants, et Le Devoir et autres médias locaux et internationaux n’ont de cesse de nous parler abondamment chaque semaine des pérégrinations de ce supposé révolutionnaire pro-démocratie, qui a supposément été empoisonné par des agents secrets russes. Poutine devrait les congédier pour avoir loupé une tâche «médicale» si facile à accomplir.

J’en ai plein mon…

J’en ai ras-le-bol de me voir cuisiner l’esprit depuis plus de 50 ans par nos médias privés locaux, souvent détenus par des milliardaires, et par les organismes d’information internationaux, comme l’Agence France-Presse, Associated Press, Bloomberg, Reuters, etc., propriété aussi de ploutocrates «démocratiques». Des médias corrompus qui sont autant portés sur la propagande que ceux émanant de pays socialistes comme la Russie et la Chine. Ça va faire de toujours me faire accroire, et depuis trop longtemps, que les méchants sont Russes et Chinois, et que les bons sont les Américains et les Européens, même s’ils sont impérialistes et exploiteurs, comme ils l’ont toujours été en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, etc. Ce sont leurs chasses-gradée qu’ils veulent conserver hors de la mainmise chinoise ou russe et qui pour cela peuvent compter sur l’aide enthousiaste de leurs médias d’information qu’ils détiennent et de leurs aimables et dociles journalistes.

Être informé correctement pour être libre : il me semble que c’est un droit

Je ne suis pas le plus pro-russe, pro-américain ou pro-chinois. Je suis juste quelqu’un qui veut légitimement être informé correctement et objectivement par nos médias nationaux et par les organismes d’information internationaux et occidentaux afin d’être bien conscientisé aux grands enjeux mondiaux et ainsi être en mesure de porter un jugement éclairé. C’est ça être libre. Malheureusement, ce n’est pas ce qui se produit avec nos organes d’information nationaux et internationaux qui font continuellement dans la propagande et la désinformation. Ainsi, on ne développe pas un esprit critique, mais des têtes «brainwashées» et full-endoctrinées (dont plusieurs ne savent même pas qu’ils le sont) : c’est ce que veut la classe occidentale dominante qui contrôle les médias afin de s’assurer que le bon message passe. Pour ce faire, il faut bien sélectionner les événements et les pays à couvrir, les organismes, les individus et les experts à consulter, les photos à prendre, etc. L’important est de préserver les privilèges et les vaches sacrées du 1% en intoxiquant la cervelle du 99% qui veut les protéger du socialisme.

Il n’y a rien à faire avec le ministre caquiste Fizgibbon

https://www.lapresse.ca/affaires/2019-09-12/pierre-fitzgibbon-un-ministre-qui-en-mene-large

Avec Fitz, une niaiserie n’attend par l’autre

Voyons la vérité en face. Le ministre caquiste de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, fait peur, lui qui gère des milliards de dollars en fonds publics par le biais de son ministère et d’Investissement Québec sous son autorité. Voilà quelqu’un qui n’arrête pas de dire des conneries qu’il trouve brillantes parce qu’il est fier de sa personne. Ça s’apparente à du narcissisme. Et il est évident que Fitz n’est pas venu en politique pour servir le bien commun mais par opportunisme, pour se faire voir et servir le privé, ses amis, ses affaires personnelles, etc. Le service public, il n’en a rien à faire. Sa dernière ineptie remonte à la mi-janvier 2021 lorsqu’il a affirmé, toujours avec sa manie condescendante, que la vente de nos entreprises québécoises à des étrangers est somme toute une bonne affaire : «Des fois (c’est-à-dire souvent), on a tendance à voir les étrangers (et il y en a beaucoup) arriver ici, prendre des compagnies québécoises et c’est la fin du monde» (Le Journal de Montréal, 22 janvier 2021). C’est le même qui avait dit, sans aucune gêne : «C Series : La vente (dans les vrais faits c’est un don et non une vente) à Airbus a été une très bonne chose (pas juste une bonne chose, mais une «très» bonne chose)» (Le Devoir, 8 novembre 2018). Je vous le redis, ce gars-là est un risque pour la collectivité québécoise. En 2018, lors de la vente de la québécoise Camso à Michelin pour 2 milliards$, le ministre caquiste Bonnardel comme Fitz avait clamé que c’était profitable, pas pour la France, mais pour le Québec. Oh, mama mia.

L’Europe est plus nationaliste

Il me semble qu’avec toutes les grosses entreprises québécoises (dont plusieurs jouissaient d’une participation importante de l’État québécois comme Provigo, Rona, Culinar, Camso, Cambior, Bombardier Transport, Cimenterie McInnis, etc.) vendues au cours des trente dernières années à des étrangers (il faut inclure Hydro-Québec, partiellement cédée à des firmes extérieures par le biais de l’éolien et de plusieurs barrages hydro-électriques), que nos élus adopteraient enfin, comme ailleurs en Occident, une attitude plus nationaliste, surtout que nous sommes davantage sous la domination économique étrangère que plein d’autres pays. Eh bien non, libéraux et caquistes continuent de nous coloniser et de nous affranchir aux firmes étrangères qui détiennent de plus en plus d’entreprises québécoises. Après, on fait semblant de viser la souveraineté alimentaire du Québec, sans avoir un minimum de souveraineté économique.

Ça fait longtemps qu’en Allemagne, en France, en Suisse, en Grande-Bretagne, etc., les gouvernements votent des lois afin d’empêcher, voire même d’interdire, la vente d’entreprises nationales à des étrangers comme le montre cet article de l’an 2001 : «L’Europe ne s’ouvre pas aux OPA (offres publiques d’achats par des étrangers)» (La Presse, 5 mai 2001). Et que dire du titre de cet article de 2005 citant les cas de Danone (visée par Pepsi), d’Aventis (visée par Novartis) en France et de Nivea en Allemagne (visée par Procter et Gamble) et d’autres comme en Italie où l’État est intervenu énergiquement pour bloquer la vente de leurs joyaux économiques à des étrangers : «Le nationalisme économique, une valeur en hausse (sauf au Québec et au Canada)» (La Presse, 26 juillet 2005). Mais ici, au Québec, le gouvernement et le patronat applaudissent au contrôle étranger de notre économie et traitent de dinosaures ceux qui s’y opposent. Pour ces arrivistes, devenir de plus en plus locataires dans son propre pays relève du modernisme, de la lucidité et du pragmatisme.

Et les States encore plus nationalistes que les autres

Que voyais-je ce 25 janvier 2021 à Radio-Canada? «Biden sur le point de durcir (encore plus que sous le règne de Donald Trump) les règles du «Buy America Act»». Ici au Québec, le PLQ et la CAQ font fabriquer des trains du REM en Inde et cèdent nos données personnelles à Amazon (plutôt que de confier ça à une société d’État), et en bons hypocrites qu’ils sont, ils plaident pour l’achat local. Pas touche aux grandes entreprises américaines, même si les USA sont les plus grands prédateurs économiques du monde : «Présage de nouvelles de Washington» (Le Devoir, 21 janvier 2021). Et le nationalisme américain aussi ne date pas d’hier, comme le démontre le titre de ces deux articles datant de 2006 et 2007 : «Les Américains encore plus protectionnistes» et «Washington encadrera davantage les rachats d’entreprises» (La Presse, 27 juillet 2006 et Les Affaires, 10 mars 2007). Encadrera les ventes d’entreprises américaines à des étrangers comme dans le cas, entre autres, de leurs compagnies aériennes : «Ciel ouvert : les États-Unis font marche arrière» (La Presse, 6 décembre 2006). Pendant ce temps au Québec c’est le buffet à volonté du genre servez-vous vous-même : il y en a pour tout le monde avec nos ministres caquistes et libéraux en charge du menu à offrir : des «waiters» quoi! La servitude et l’aliénation volontaires, c’est ça! «Maîtres chez nous», une utopie.

Depuis toujours, l’ONU, l’OMC, la Banque mondiale et l’OIT proposent le contraire de nos élus asservis

Les organisations internationales sérieuses incitent les États (et encore plus les petits États et ceux en voie de développement) depuis longtemps à intervenir afin de protéger leurs entreprises contre les tentatives d’achats initiées par des étrangers surtout en cette phase de mondialisation et de la multiplication de traités de libre-échange qui donnent davantage de pouvoir et de liberté aux transnationales et moins aux gouvernements locaux, comme l’indique le titre de ces articles que je vous invite à lire :

  • «Contrôle étranger. L’ONU met en garde les nations contre les risques de recolonisation (par des multinationales étrangères)» (La Presse, 4 octobre 2000). Au Québec, toutefois, il n’y a pas de risque de «recolonisation» puisqu’on l’a toujours été;
  • «Pays en développement (et petits pays). Le CNUCED (de l’ONU) vante l’interventionnisme à la chinoise (oui, comme la Chine a fait, avec des résultats extraordinaires)» (Le Devoir, 1er septembre 2006);
  • «Rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Organisation internationale du travail (OIT). Mondialisation : l’État doit intervenir pour limiter les dégâts (tout le contraire de ce qu’a fait le PLQ de Dominique Anglade avec ses mesures d’austérité)» (Le Devoir, 21 février 2007);
  • «S’affranchir pour mieux s’enrichir (Le Québec fait le contraire pour mieux s’appauvrir). Les pays émergents (et les petits pays) doivent continuer de réduire (le Québec a continué de l’accentuer) leur dépendance aux pays riches (et à leurs transnationales selon la Banque mondiale)» (Le Devoir, 16 janvier 2013). Affranchis et dépendants, c’est tellement bien que l’on en redemande.

Fitzgibbon devrait démissionner : il est une caricature

Pour le plus grand bien de la majorité de la population du Québec, Pierre Fitzgibbon devrait se retirer en douce de la vie politique et retourner brasser des affaires.

Deux fois en quelques mois le monsieur a été critiqué par la commissaire à l’éthique et par son propre premier ministre, François Legault, pour son manque flagrant d’éthique dans le rapport de ses business avec l’État : «Déontologie. Legault pour une sanction contre Fitzgibbon» (Le Devoir, 30 octobre 2020). Lui montrer la porte de sortie aurait été préférable à un simple blâme formulé seulement pour épater la galerie. Et comme toujours : «Fitzgibbon estime n’avoir rien à se reprocher» (Le Devoir, 12 novembre 2020).

Même si la débandade de Ciment McInnis va coûter plus de 500 millions de dollars aux contribuables québécois, Fitz affirme, sans aucun complexe, que : «McInnis a besoin «d’amour»» (Le Journal de Montréal, 10 décembre 2020). Là Fitz commence à m’inquiéter. Voilà une autre bonne platitude émanant de Fitz : «Fournir nos données aux pharmaceutiques (transnationales étrangères), c’est «winner»» (Le Journal de Montréal, 20 août 2020). Monsieur Fitzgibbon, comment ça va? Sentez-vous le besoin de vous confier?